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«Si El-Hani» jouée face à un public nombreux



«Si El-Hani» jouée face à un public nombreux
La pièce a été donnée au Musée national du patrimoine immatériel, lors de l'une des dernières soirées de Ramadhan.Un public nombreux a afflué vers cette représentation précédée de commentaires élogieux puisqu'elle a été jouée plusieurs fois avec beaucoup de succès. Elle est un produit de la coopérative «Les amis de l'art» dirigée par Missoum Laroussi. Elle a été écrite par le journaliste Abdelkrim El Houari. C'est une adaptation du vaudeville «La grammaire» du prolifique homme de théâtre Eugène Labiche. Ce dernier a vécu au XIXe siècle et a été membre de l'Académie française. Le spectacle met en scène un riche agriculteur, complètement inculte, mais très ambitieux. Effectivement, il brigue un second mandat au poste de président de la Chambre d'agriculture de sa ville. Il est conseillé dans son entreprise par son complice, le vétérinaire Si Ali. Durant cette même période, il reçoit son ami, un faux archéologique qui entreprend des fouilles dans son jardin car persuadé que des romains y ont laissé des vestiges. Dans le même temps, il compte marier son fils à la fille de Si El-Hani. Ce dernier tergiverse pour libérer son enfant Saâdia car elle s'occupe de rédiger ses discours étant donné que Si El-Hani ne sait ni lire, ni écrire. En attendant, Hmida Benchegroune, autoproclamé archéologue a arraché le pommier sous lequel il a entrepris des fouilles qui lui ont permis de découvrir comme vestiges un pieu, des chaînes pour attacher la vache ainsi qu'une soupière cassée par la servante. Tout le monde met en place sa stratégie pour arriver à ses fins. Ainsi Si El-Hani apostrophe sa fille «Ce n'est pas avec Facebook que l'on gagne des voix. Va au hammam avec la servante. Payez le bain à toutes les femmes. Graissez la patte à la masseuse qui vantera mon programme à toutes ses clientes». Voyant Si Ali, le vétérinaire avec une choux fleur et un bouquet d'épinards, il lui fera remarquer «J'ai acheté la récolte de ces deux champs, voilà déjà autant de voix de gagnées». L'excellent jeu des acteurs rend le spectateur très réceptif aux différentes intrigues qui se nouent. Horr Abelkader (Si El-Hani), omniprésent, règne sur les planches, distribue les répliques. Il n'y a pas de vide. Le spectateur ne s'ennuie pas et ses rires fréquents révèlent qu'on s'amuse beaucoup. Toutes ces facettes de jeu sont couronnées par la victoire électorale. Ainsi Saadia (Djamila Benahmed) pourra convoler en justes noces avec le fils de l'archéologique et habitera à côté de son père qu'elle doit épauler car «l'appétit vient en mangeant», il s'apprête à briguer le poste de maire de la ville. Le succès de cette pièce est à mettre à l'actif de Abdelkrim El Houari qui a écrit un excellent scénario. Il est journaliste à radio Chlef et intervient beaucoup dans la culture avec des émissions «Dhakirate El Madina»et «Thakafiettes». La réalisation a été bien assurée par Missoum Laroussi, épaulé par Farouk Khelif, un féru de théâtre qui cumule une grande expérience dans le théâtre.La qualité des dialogues compense la sobriété du décor signé Mustapha Guerziz.Karima Mokhtar, qui vient du théâtre Relizanais, avec son talent a apporté une valeur ajoutée à la pièce. L'association «Les Amis De L'art» de Abdelkrim El Houari est à féliciter pour son activité théâtrale. Notons qu'elle a été récipiendaire du 1er prix du théâtre professionnel en 2015. Abdelkader Horr (Si El Hani), acteur de théâtre depuis les années 1980 a été la grande vedette de cette pièce.
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