Avec plus de cinq millions de personnes contaminées et plus de 300.000 morts enregistrés dans le monde à ce jour, le coronavirus ne baisse pas les bras et avance toujours. D'une variété inouïe, les dégâts sont incommensurables et tous les pays sans aucune exception n'ont pu trouver une parade capable de stopper la pandémie si ce n'est de s'en prémunir avec des précautions qui se sont avérées d'un caractère aléatoire. Il a été démontré qu'ils n'avaient plus que la ressource d'imposer des remèdes à l'emporte-pièce pour tenter de contrecarrer un ennemi invisible face auquel personne ne s'attendait. Il est vrai que l'instinct de survie est toujours antinomique avec la réflexion et l'urgence de la réplique pour échapper à la mort et offre rarement une latitude à la man?uvre et à l'intelligence des résolutions.Chaque Etat ne pouvait que fignoler des retouches et des demi-mesures face à un corps social trop complexe pour se soumettre, malgré une bonne volonté évidente, à vivre une véritable nouvelle existence totalement opposée à l'essence même de la raison qui veut que l'homme soit né pour adhérer pleinement à la communauté humaine. Le confinement social est similaire à une sentence de mort car chacun est contraint de désagréger ses repères naturels pour s'interner dans une atmosphère d'une fin de l'humanité.
Tous se sont rendu compte que la seule et unique solution ne pouvait résider que dans la trouvaille obligée d'un vaccin capable de stopper la catastrophe planétaire. Les économies ne bombent plus le torse et les fiers-à-bras ont fini par ramper.
Il est normal que les avis, les thèses et les empoignades d'experts soient contradictoires et que les colmatages des mages soient parfois dignes du bricolage. Contrairement à ce nouveau virus, le ridicule ne tue pas et partout dans le monde on a l'impression d'un retour à la case départ puisque dans les pays les plus durement touchés que d'autres, les terrasses des cafés et des restaurants rouvrent leurs espaces pour se débarrasser des interdits.
Il est certain que le monde entier va suivre car on ne peut opposer à la mort une autre mort plus insidieuse dans la durée.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdou BENABBOU
Source : www.lequotidien-oran.com