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Sellal répondra aujourd'hui aux députés APN : Le débat autour du plan d'action du gouvernement a pris fin



Sellal répondra aujourd'hui aux députés                                    APN : Le débat autour du plan d'action du gouvernement a pris fin
Les derniers députés inscrits sur la liste des intervenants pour le débat autour du plan d'action du gouvernement ont pris la parole, hier, dans la matinée. Comme lors des précédentes journées, les thèmes furent variés, recouvrant un large éventail de préoccupations, allant de la situation des résidences universitaires, qualifiée de « désastreuse » par Mme Yefsah, du PT, à la fermeture des salles de cinéma, déplorée par Fatma Makhious, du FLN. Mme Ayad, du RND, s'interrogera sur l'absence du découpage administratif, devenu, selon elle, « une nécessité et une urgence pour des villes comme Oran, par exemple, qui croule sous le poids de la population ». La séance fut perturbée lorsque Boudebouz Ghani a suscité l'ire des élus du parti FLN, qui n'ont pas accepté qu'il fasse le procès de leur parti. Selon le député de l'alliance verte, « le FLN, de 1954 à 1962, n'a rien à voir avec celui de nos jours qui sert de tremplin à l'assouvissement d'intérêts personnels ». Dans le même registre, le député du FJD a ironisé sur les retards pris dans la réalisation de l'autoroute est-ouest et la facture exorbitante de sa réalisation, en présence du ministre des Travaux publics, Amar Ghoul. Hormis ce moment de relative tension, les débats se sont déroulés d'une manière sereine. Les élus du FLN et du RND, auxquels se sont joints les députés du MPA, ont mis en valeur les réalisations du gouvernement, à l'image de Mme Amal Boughrara, qui a évoqué « la bonne gouvernance des dirigeants, l'ampleur des investissements, notamment dans la wilaya de Mila » qu'elle représente. Cet enthousiasme a été, néanmoins, tempéré par Hassan Bounbefla, du RND, qui a souligné « le peu d'écho que rencontrent les représentants des députés qui soutiennent l'action des pouvoirs publics ». Certains députés du PT, à l'instar de Ramdane Tazibt, ont, certes, salué le maintien de « décisions de souveraineté, comme la règle des 51-49 en matière d'investissement », mais ils ont pointé du doigt « la faiblesse de la représentation des femmes au sein du gouvernement ». Le même député s'interrogera également « si tous les ministres partagent les orientations économiques et refusent l'option libérale » dans une allusion à peine voilée, à M. Benyounes, assis au premier rang. De son côté, Soraya Chabane a soulevé la précarité que vivent les journalistes en matière de salaires, de logement et de couverture sociale, et a qualifié le secteur « d'anarchique » avec, notamment, un secteur privé qui arrive à publier des journaux « avec un directeur, un journaliste et une secrétaire, quand certains patrons recourent même à l'ANEM pour recruter », a-t-elle déploré. Elle plaidera pour une ouverture de l'audiovisuel, qui évitera « la création de chaines qui permettraient le blanchiment d'argent ». Parmi les derniers intervenants, Seddik Chihab du RND a proposé à ce que « l'ensemble des départements soient coordonnés ». « L'esprit d'équipe doit régner et nous devons renouer avec une économie de croissance », a ajouté le vice-président de l'APN. Aujourd'hui, le Premier ministre répondra aux interrogations soulevées par les élus lors des trois journées de débats où pas moins de 282 députés ont pris la parole.
H. Rachid
Sellal à propos des otages algériens au Mali : L'Algérie ne fait pas de déclaration pour préserver leur vie
Le gouvernement algérien ne fait pas de déclaration concernant les otages algériens enlevés à Gao dans le nord du Mali, afin de « préserver leur vie », a indiqué dimanche à Alger, le Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal. « Nous ne ferons pas de déclaration, ni aujourd'hui, ni demain. C'est un dossier sensible et nous voulons préserver la vie des otages algériens », a déclaré M. Sellal en marge du débat général sur le plan d'action du gouvernement à l'Assemblée populaire nationale.
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