Les praticiens interpellent Redjimi
Le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) a arrêté la date du 10 octobre pour décider d?une action. « Ce qui devrait laisser assez de temps au ministère de la Santé, de la Population et la Réforme hospitalière pour répondre aux revendications syndicales », justifie le président du syndicat, M. Bensebaïni. C?est sur quatre points de la plate-forme des revendications que le bât blesse. Il s?agit de la segmentation dans le corps des praticiens de santé publique qui existe pourtant, mais qui n?a pas été revalorisée depuis 1991. Il avait également été demandé par les syndicalistes de rehausser de 80% le salaire de base pour tous les praticiens exerçant dans des zones enclavées. Ce qui concerne environ 13 wilayas. La généralisation de la prime d?encadrement, qui n?est aujourd?hui accordée qu?aux praticiens spécialistes, est le troisième point de la plate-forme. Pour finir, le SNPSP recommande fortement une harmonisation et une généralisation de la prime de documentation. « Sur les 10 points contenus dans la plate-forme de revendications, seuls ces quatre derniers avaient fait l?objet d?un consentement de la part du ministère », relève le président du syndicat. Hormis un consentement verbal, rien de concret n?a réellement été entamé. Depuis le gel de la grève du SNPSP en juin dernier, les deux parties (syndicat et tutelle) ne se sont retrouvées que trois fois autour d?une table pour débattre de la situation. En résumé, la première réunion avait pour thème d?installer la commission mixte chargée de travailler sur les quatre points de la plate-forme. Il avait été convenu que les parties se retrouveraient tous les dimanches après-midi pour travailler. Hors, le dimanche suivant, les directeurs centraux n?ont pas jugé opportun de se déplacer, selon les propos du président du syndicat. Lors de la troisième et dernière réunion, les responsables du ministère ont exigé des syndicalistes des propositions écrites. Aussitôt dit, aussitôt fait, les propositions sont travaillées et déposées au ministère avec accusé de réception. Depuis, c?est le calme plat. Les syndicalistes se sont déplacés à plusieurs reprises sans pour autant être reçus. Une lettre a été déposée par le SNPSP à l?attention du ministre qui finira par les convier à une réunion le 14 septembre dernier. « Mais la situation s?est détériorée. Aurait-on reçu des recommandations pour nous faire courir ? » s?insurge M. Bensebaïni. A ce titre, le syndicat se dit solidaire de la démarche de la FNTS de ces derniers jours qui consiste à recourir à la grève dans les hôpitaux. « Nous sommes dans une situation similaire, qu?il s?agisse des travailleurs de la santé ou des spécialistes de santé publique (SNPSSP). Une action commune est souhaitée par le corps des généralistes avec l?ensemble des autres acteurs syndicaux. Visiblement, ce n?est que lorsque nous recourons à la grève que le ministre nous écoute. Mais, cette fois-ci, il faudra plus que des promesses... »
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Zineb A. Maiche
Source : www.elwatan.com