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Saipem épinglée aux USA



Le groupe italien payera 24,5 millions de dollars en dommages et intérêts dans des poursuites aux états-Unis pour infractions aux dispositions de contrôle.Dans un communiqué publié vendredi, l'organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers (SEC) a annoncé que le groupe pétrolier italien Eni a accepté un règlement à l'amiable des poursuites dont il faisait l'objet concernant des infractions aux règles de comptabilité en matière de corruption autour de paiements "irréguliers" par sa filiale Saipem en Algérie.
Selon le communiqué, cité par l'agence Reuters, les poursuites de l'organisme fédéral américain portent sur des accusations selon lesquelles Saipem, la société contractante pétrolière et gazière, aurait payé à des intermédiaires environ 198 millions d'euros pour obtenir des contrats d'une valeur de 8 milliards de dollars avec la société nationale Sonatrach.
L'autorité a ajouté dans son communiqué que la société ENI "avait violé tous les fichiers, registres et restrictions comptables internes de la loi sur les procédures de corruption externe en rapport avec la survenance d'un paiement indu de fonds" en Algérie par sa filiale Saipem.
La Securities and Exchange Commission des Etats-Unis, qui précise que ENI n'a ni admis ni nié les poursuites dont elle fait l'objet, a indiqué que le groupe pétrolier italien a accepté un règlement à l'amiable concernant les infractions aux dispositions de contrôle et de payer dans ce cadre 24,5 millions de dollars en dommages et intérêts.
En acceptant un règlement à l'amiable avec la SEC, ENI espère clore cette affaire qui, pour rappel, a connu plusieurs rebondissements, en échappant ainsi aux poursuites judiciaires aux Etats-Unis après avoir d'abord clos le dossier en Italie. En effet, en janvier dernier, la Cour d'appel de Milan avait confirmé la relaxe du groupe italien ENI au même titre que son ex-président, Paolo Scaroni.
La même Cour avait par ailleurs acquitté la filiale Saipem ainsi que son ancien P-DG, Pietro Tali. Par ailleurs, en février dernier, Sonatrach et Saipem ont signé un accord de réconciliation d'une valeur de 200 millions de dollars versés au groupe public algérien. L'accord signé à Alger prévoyait le règlement à l'amiable des litiges entre les deux parties. Mais est-ce réellement la fin du dossier Sonatrach-Saipem '

Saïd SMATI
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