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SAIDA



SAIDA
Les 299 enseignants stagiaires, retenus (sur plus de 3 000 candidats) suite au concours (oral) du 23 juillet, entament leur deuxième semaine de formation étalée du 16 au 28 août. C'est à partir de Saïda que l'opération a été lancée officiellement par Mr Guerdjoum Ali, inspecteur général de la pédagogie au ministère de l'Education nationale qui est l'initiateur de ce nouveau projet préparant les futurs enseignants à la gestion de la classe antérieurement à la rentrée scolaire prévue le 7 septembre. Un autre regroupement est prévu durant les vacances d'hiver suivi d'une journée de formation chaque samedi et, enfin, un chantier similaire pendant le congé de printemps durant lesquels chaque stagiaire sera évalué par un professeur formateur.Les thèmes abordés ont trait à la formation fonctionnelle dont la gestion de la classe s'est accaparée l'espace raisonnable qui lui revient et pour cause. En complémentaire s'inscrivent la pédagogie spéciale relative à l'enseignement de la discipline qui exige la parfaite maîtrise de la matière enseignée, la psychologie de l'enfant pour une meilleure compréhension de l'auditeur, la législation scolaire qui régit le secteur, l'informatique et enfin l'évaluation qui mesure chaque parcours.Le lycée Abdelmoumen a abrité les P.E.M (51) et les P.E.S (30) à travers les disciplines selon les besoins dont respectivement 10 et 3 en mathématiques, les sciences naturelles (12 au moyen) les sciences physiques et technologie (6+3), l'arabe (8+3), le français(3+2), l'anglais (1+4), les sciences sociales ( 4+1), le dessin (3 au moyen), l'EPS (4+1) enfin pour le reste du secondaire 1 en espagnol, 4 pour la philosophie, 3 en éducation islamique, 4 en économie et 1 PES en mécanique. En l'absence de 7 stagiaires (3+4) dont le motif le plus plausible serait une double inscription dans une autre wilaya, l'assiduité constatée auprès des 74 professeurs reflète la satisfaction à ce stage préparatoire très instructif, renfloué par la motivation apportée par l'expérience avérée de six inspecteurs et 8 professeurs formateurs dont trois retraités qui avaient déjà fait leurs preuves sur le terrain pour avoir parrainé tant de formateurs.Le plus gros contingent des stagiaires a été affecté dans 2 CEM de la daïra d'Ain El-Hadjar qui accueille ainsi 218 enseignants du primaire dont 15 « francisants » largement encadrés par 15 inspecteurs dont 1 francophone sans oublier les 3 chefs d'établissements et le chef du service de la formation mobilisés durant leur congé d'été pour apporter tout leur soutien à cette première entreprise de formation préparatoire dont semblent avoir tirer profit la plupart des stagiaires rencontrés qui sollicitent cependant un complément pédagogique sur l'enseignement par « l'approche des compétences ». Recrutés à partir de la licence, du master, et de l'ingéniorat, nos stagiaires saisissent mieux à ce niveau universitaire de recrutement qu'« il faut savoir beaucoup pour enseigner peu » et que le deuxième principe est que« l'on enseigne surtout ce que l'on est et pas seulement ce que l'on sait ».Avec un volume de travail chargé (de 8h à 14h ) et durant une légère pause pour la restauration, les stagiaires semblaient avoir totalement oublier leurs vacances non sacrifiées, car comblés par une indescriptible joie d'avoir enfin dégoté un emploi et surtout une vocation si rare mais tellement difficile. Car loin de vouloir demeurer et/ou paraître le plus gros pourvoyeur d'emplois, le ministère de l'Education revendique que sa spécificité fonctionnelle exige une véritable vocation pour construire l'homme de demain car le devenir du pays incombe lourdement à sa profonde mission politico-sociale.


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