
Il fait cette fois-ci encore des folies, intègre de nouveaux enregistrements musicaux. Les paroles et la musique sont signées par Omar Djoumati, les arrangements par Messaoud Messaoudi et Okba Djoumati. Il a enregistré trois morceaux avec Djamila et préparé 2 vidéos clips. Dans cet album de 8 titres, on y trouve plusieurs sujets comme l'amour, la valorisation de la femme algérienne, la place de l'homme, les angoisses de la maladie .... Rencontré dernièrement à Alger, Salim Chaoui nous informe qu'il va animer un spectacle à la salle Wilson à Paris à l'occasion de la fête mondiale de la femme. « Cette date est célébrée dans de nombreux pays. C'est un jour où les femmes sont reconnues pour leurs réalisations sans tenir compte des différences, nationales, ethniques, linguistiques, culturelles, économiques ou politiques. C'est une occasion de faire le point sur les luttes et les réalisations passées et, surtout, de préparer l'avenir et les opportunités qui attendent les futures des femmes. »L'auteur du célèbre « Zawali ou f'hal » n'a pas manqué de déplorer la mauvaise situation dans laquelle exerce l'artiste algérien. « Ce dernier a besoin d'un statut digne comme tous les autres citoyens. Il a besoin de se nourrir, de se loger et de se soigner. J'estime que les choses vont changer surtout avec l'entrée en vigueur du nouveau décret sur la sécurité sociale qui vient de combler le vide juridique entourant la situation des artistes dépendants. » Salim Chaoui fait partie des artistes qui ont su mêler la chanson chaouie à d'autres genres de musique, en lui donnant un autre cachet sans pour autant la dénaturer. Avec son style musical ouvert sur le monde et profondément ancré dans la tradition musicale chaouie, Salim Chaoui ne cesse de gagner l'estime de nombreux mélomanes. Confiants, ils le soutiennent dans sa belle aventure. Salim Chaoui demeure un des chanteurs chaouis les plus populaires et les plus prolifiques. Ce n'est pas le fruit du hasard. Si aujourd'hui il a réussi à s'imposer, il le doit à son talent, à son dévouement, à son intégrité et à son attachement à l'identité nationale. Interrogé sur la situation de la chanson chaouie, déçu, il nous dit : « Rien ne va plus. Elle se dégrade parce qu'on l'a laissé tomber. « Aujourd'hui, les producteurs et les éditeurs préfèrent solliciter de nouveaux artistes qui émergent où souvent on leur octroie des cachets modestes. En plus, les jeunes artistes ont besoin d'un encadrement et d'un suivi pour évoluer. » Enfin, il déplore l'absence de studios d'enregistrement et la faiblesse du plan de charge des groupes artistiques, principales entraves à la promotion de la production. Dans cette optique, Salim Chaoui nous apprend qu'il a créé, en 2006, son studio d'enregistrement , « Le studio d'art », sis au Telemly. Il y a produit quelques albums. Son souhait serait d'en produire avec d'autres jeunes. L'alternative serait, selon lui, « de renforcer les budgets des établissements culturels et de jeunesse qui pourront multiplier les activités d'animation ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samira Sidhoum
Source : www.horizons-dz.com