La date anniversaire du 24 février est celle de la récupération de nos richesses naturelles. Entendez par là la nationalisation de nos ressources en hydrocarbures, ce même jour en 1971. Et si ce jour a été choisi pour coïncider avec la création de l'Ugta, 15 ans plus tôt, il faudrait ajouter à cette date anniversaire un troisième événement. Par richesses naturelles, il serait pour le moins restrictif de n'y inclure que le sous-sol. Il faudra donc célébrer les richesses de notre sol, qui, il faut bien le dire, a été laissé en jachère un peu trop longtemps. Nous voulons parler de l'agriculture. Notre pays, avec sa superficie de près de 2 millions 400 km2 est le plus grand d'Afrique, du Monde arabe, mais aussi de tous les pays du Bassin méditerranéen. Nous possédons la plus grande réserve d'eau douce au monde avec la nappe albienne qui s'étend sur 900.000 km2 dans le Sahara. Plus au Nord, pas moins de 84 barrages (d'autres sont programmés) recueillent les précipitations qui se déversaient auparavant, pour moitié, à la mer. Nous avons donc la terre et l'eau. Il nous manquait une politique agricole audacieuse à la mesure de l'énorme potentiel décrit plus haut. Aujourd'hui, cette politique existe depuis 2009. C'est celle du renouveau agricole et rural inscrite dans le programme quinquennal 2010-2014. En seulement deux années, le secteur a fait un bond de géant tel que notre sécurité alimentaire n'est plus aujourd'hui un slogan. Le réaménagement du cadre réglementaire du foncier, les facilitations bancaires, les incitations multiples à l'adresse des agriculteurs avec le succès de l'eau qui avait précédé et bien d'autres facteurs trop longs à énumérer, toutes ces mesures ont contribué à une dynamique sans précédent que vit aujourd'hui le secteur. Mais ce qui confère le plus de garanties à la réussite de ce processus est son articulation sur deux axes principaux qui sont la relance agricole proprement dite avec l'indispensable condition du renouveau rural. En termes plus simples, c'est la combinaison des moyens matériels aux moyens humains. A l'investissement en masse il fallait assurer la pérennité du développement agricole. C'est pourquoi le développement rural, qui vise à réhabiliter et à rendre attractive la vie à la campagne, offre l'inestimable garantie du redressement agricole durable. Fixer les populations rurales tout en suscitant de nouvelles vocations pour attirer de plus en plus de candidats vers les métiers de l'agriculture est un axe essentiel, sinon vital pour parvenir à cette sécurité alimentaire sans laquelle notre souveraineté ne peut être pleine et entière. Tout ceci est piloté avec beaucoup d'expertise, de savoir-faire et d'engagement de notre ministre de l'Agriculture et (précision importante) du Développement rural algérien, Rachid Benaïssa. Nous le soulignons avec toute la modestie qui le caractérise et qui a remercié, jeudi dernier, tous les nombreux ministres qui l'ont précédé depuis l'indépendance pour «les pierres successives qu'ils ont mises en place» et qui lui ont permis d'atteindre les résultats que l'on connaît. Désormais, nous avons trois raisons de célébrer le 24 février. Benaïssa a eu, en effet, la bonne idée d'organiser le premier Salon de l'agriculture algérienne et de le faire coïncider avec cette même date (sa clôture a eu lieu hier). La récupération de nos richesses naturelles est aujourd'hui complète. Sol et sous-sol. Or noir et or vert. A cette différence que de ces deux richesses, seule celle de l'agriculture est renouvelable. Donc durable. Cependant, le bonheur des Algériens sera complet lorsqu'un processus similaire sera imaginé, conçu et mis en place pour le renouveau de notre industrie où déjà des frémissements sont perceptibles.
Les revanchards qui, en 1962, voyaient en nous des incapables doivent «ronger leur frein»!
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zouhir MEBARKI
Source : www.lexpressiondz.com