
Après une grève qui a duré plus de 45 jours, les agents de la sécurité interne des entreprises (SIE), employés dans les dix directions et bases de Sonatrach au Sud, ont observé, encore ce matin, un sit-in devant la direction de production régionale de Sonatrach à Hassi R'mel. Ils ont brandi des pancartes et des banderoles sur lesquelles étaient récapitulés leurs droits syndicaux.À souligner que ces agents de sécurité, recrutés en qualité de contractuels dans les années 90, revendiquent leur permanisation, l'amélioration de leurs conditions de travail et le changement du régime de travail en basculant vers le 4/4. Ils réclament, également, le versement des primes de risque, des heures supplémentaires avec effet rétroactif, un statut professionnel avec un système de promotion et le droit à l'exercice syndical.Contacté par nos soins, M. Farid Ben Belabbes, représentant des agents de sécurité (SIE) au Sud, nous dira que "pour la énième action servant à convaincre et faire entendre les responsables de la DSP Sonatrach de la légitimité de nos revendications, le collectif des agents de sécurité (SIE) a décidé de tenir régulièrement deux sit-in durant la semaine en présence des médias. Dimanche à Hassi-Messaoud et mercredi à Hassi R'mel'' et d'expliquer : "Nous sommes recrutés dans le cadre de l'ordonnance n° 24-95 datant du 25 mars 1995 relative à la protection du patrimoine public et à la sécurité des personnes qui lui sont Iiées et du code du travail (la loi 90-11 du 21 avril 1990 relative aux relations de travail modifiée et complétée le 11 janvier 1997), notamment les articles 5 et 6. Ces deux lois nous offrent le droit à un contrat ouvert. Mais par ruse, les responsables de la DSP veulent nous priver de ce droit et ne font aucun effort pour prendre en charge nos préoccupations''.Par ailleurs, un sit-in similaire en soutien à leurs collègues du Sud a été tenu par des agents (de la SIE) du DSP d'Oran, nous a indiqué M. Ben Belabbes. Enfin, ces derniers interpellent le ministre de tutelle afin d'intervenir pour dénouer cette affaire et mettre fin à leur calvaire qu'ils endurent depuis bientôt deux mois.Ammar Dafeur
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Dafeur Ammar
Source : www.liberte-algerie.com