
Rares sont les journées où l'on n'est pas témoin de chamailleries puériles, voire de rixes, et de propos injurieux.Le mois de Ramadhan charrie chaque année des comportements forts louables, mais aussi des phénomènes négatifs. En plus des spéculateurs qui tentent vaille que vaille de soumettre le consommateur à leur diktat et dont la nuisance a été sérieusement réduite, notamment pour le cas des fruits et légumes, d'autres actes répréhensibles ont pignon sur rue.Rares sont les journées où l'on n'est pas témoin de chamailleries puériles, voire de rixes, et de propos injurieux à l'approche de l'heure du f'tour, période où un pic de nervosité est perceptible sur tous les visages. «Pour une banale discussion avec ses propres amis, un jeûneur a failli provoquer une bataille rangée ici même, n'était l'intervention des services de sécurité», a déclaré un commerçant de la rue de l'ALN, témoin d'au moins une dizaine de scènes de violence ou de bousculades.Plusieurs autres cas similaires ont été signalés dans divers endroits de la ville, où tout est disputé, à commencer par les espaces de stationnement des véhicules, les étals pour commerce informel et autres. L'apparition en nombre décuplant des mendiants laisse supposer, par ailleurs, que la disette s'invite seulement ce mois-ci et conforte les remarques faites à ce sujet par un militant associatif, en l'occurrence Y. Boudraâ.«Malheureusement et au risque de semer le doute sur tout le monde, nous avons, parfois affaire à des groupes organisés qui débarquent d'autres wilayas, louent des logis de fortune dans les quartiers de la périphérie et s'adonnent à cette activité, car c'en est vraiment une pour certaines gens», a-t-il affirmé. Ceci n'empêchera pas les âmes charitables à faire preuve de générosité à l'égard de tous ceux qui demandent la charité, s'est-il rattrapé.L'absentéisme dans les administrations et les organismes publics, le gaspillage des produits alimentaires et le tapage nocturne sont autant de phénomènes imputés à tort à ce mois sacré, dévoyé malheureusement de ses saints objectifs. La conduite périlleuse des voitures est un danger certain, accentué par le phénomène des enfants en bas âge qui s'adonnent, la nuit, à des jeux qui exposent leur vie aux pires situations.Ces mêmes enfants, voire leurs aînés, ne sont pas épargnés par les aléas de la rue, où les foules compactes s'enchevêtrent avec étals de fortune et les motocycles. La responsabilité incombe dans ce cas précis aux parents démissionnaires. Ces derniers ne réagissent qu'après sinistre ou quand les médias lourds annoncent l'abominable.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abderrahmane Djafri
Source : www.elwatan.com