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Ramadan dans le désert de Tanezrouft Des hommes à l'épreuve de la chaleur



Peine - Les jours sont plus longs au sud du pays, ce qui rend les conditions de travail plus pénibles surtout pour les travailleurs des champs pétroliers.Aux frontières algéro-malienne, dans le désert du Tanezrouft, le mercure côtoie les 48 degrés et plus à l'ombre, dans cette région de Chénachène, connue pour être dangereuse et située à environ 2 000 km au sud de Hassi Messaoud, des travailleurs de l'Entreprise nationale de forage (Enafor), qui y sont installés depuis deux ans déjà, continuent à assurer pleinement leurs missions d'exploration pour le compte de la Sonatrach.
Ni le carême ni la canicule ne semblent trop inquiéter ces ouvriers qui ne lésinent pas sur l'effort physique en dépit de la soif. La soif est la souffrance au quotidien de tous les travailleurs des entreprises pétrolières qui doivent s'adapter, même s'ils éprouvent du mal à terminer leur journée de travail. «On a pris l'habitude de ce train de vie, et ce n'est pas tant le problème de la chaleur ou de la soif qui nous gêne.
Mais, la foi et la croyance ont pris le dessus», confiera à l'APS le responsable de l'équipe de l'ENF-41 à Chénachène, dont les membres sont issus des quatre coins du pays. Ce chef de chantier nous a décrit l'ambiance conviviale et familiale régnant au sein de son équipe, dont les éléments travaillent ensemble depuis près de 5 ans, ajoutant «qu'il y a certes la nécessité de se réhydrater, mais on se contente de s'asperger le visage d'eau pour atténuer notre soif». Et de préciser que le soleil de plomb et les rafales de vent de sable agissent sensiblement sur les capacités physiques, mais cela n'enlève rien à la détermination de son équipe de bien faire son travail. «Les équipes ne s'arrêtent pas et se relayent toutes les 12 heures pour assurer, à ciel ouvert, l'opération de forage», a-t-il affirmé.
Elles assurent le travail posté pendant douze heures, devant les équipements de forage et à ciel ouvert, durant quatre semaines réparties en deux semaines de travail de nuit et deux de jour, avant de prendre quatre semaines de récupération bien méritée. Dans les bases de vie, à l'instar de celle du 24-Février de Hassi Messaoud, les conditions sont moins pénibles et le train de vie des travailleurs est quasiment similaire à celui de l'ensemble des habitants du Sud algérien.
Dans ces pôles industriels, on y trouve des gens issus des 48 wilayas du pays, comme on dit, et même hors des lieux de travail, l'ensemble du personnel pétrolier se sent partout dans un environnement professionnel, car hormis les repas qui changent, le train de vie reste toujours le même. Sur l'ambiance du ramadan dans leur base de vie, Saâdoune B. (48 ans), originaire de Constantine, résume la journée «entre les heures de bureau la matinée, et les tarawih à la mosquée Ettaqwa de la base de vie le soir.
Pendant les quelques heures qui restent, l'on essaie de se divertir comme on peut, entre amis, dans un cadre de convivialité, autour d'une partie de cartes ou de dominos, en attendant de rentrer à la maison en récupération, et profiter de l'ambiance familiale du ramadan, même pour quelques jours».
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