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PSG Paris relativise



Paris battu en L1, cela ne s'était plus vu depuis le 27 novembre dernier et le déplacement des Pastore et consorts au Vélodrome (3-0) - une désillusion qui avait fait suite à l'époque à une véritable surprise : la victoire de l'ASNL, déjà, au Parc des Princes (0-1).
Une rechute qui vient sanctionner une passe délicate du PSG, vainqueur deux fois seulement ces huit dernières journées. Quand l'équipe d'Antoine Kombouaré récoltait 26 points en 11 matches, celle de Carlo Ancelotti n'en a recueilli que 20 en autant de sorties, face aux mêmes adversaires. L'heure devrait donc être à la remise en question au Camp des Loges. Et pourtant... Pourtant, Paris semble se contenter de ses acquis, trouvant matière à positiver samedi soir encore après sa débâcle sur le terrain synthétique de Marcel-Picot. «Je ne suis pas inquiet, feignait Leonardo dans les coulisses de l'enceinte nancéienne. Je crois que nous avons très bien joué, bien en première mi-temps, encore mieux en deuxième mi-temps. On a bien contrôlé le match en deuxième période, on a égalisé, on a eu beaucoup d'occasions mais hélas, on a pris ce but à la dernière minute.» Et le directeur sportif brésilien de conclure : «Aujourd'hui, le résultat n'est pas juste, pas logique, mais on s'est bien comporté et il y a tellement de choses encore devant nous... Ça va être la guerre comme ça jusqu'à la fin avec Montpellier.»
«Il va falloir se blinder !»
Tout aussi serein et confiant que Leonardo en apparence, Carlo Ancelotti déclamait lui aussi une analyse résolument optimiste après coup : «Nous avons perdu un match que nous nous ne méritions pas de perdre, parce que je pense que nous avons joué un bon match avec un bon esprit et une bonne attitude. Moi, je suis content de la performance de l'équipe et je pense que nous pouvons avoir confiance pour les prochains matches. Objectivement, on méritait de gagner. Nous sommes encore en course pour le titre. Je ne suis pas inquiet, je l'étais plus après le match de Bordeaux que ce soir...» Pour tenter de rectifier le tir à Nancy après trois matches sans succès toutes compétitions confondues, l'ancien manager de Chelsea avait changé pas moins de cinq cadres, laissant notamment Mamadou Sakho sur le banc au profit d'une charnière centrale inédite composée de Milan Bisevac et Zoumana Camara. Siaka Tiéné et Nenê étaient également sur la touche, Thiago Motta et Alex relégués pour leur part en tribunes. Si l'absence de ces deux derniers joueurs relevait de pépins physiques qui ne devraient pas être réglés avant le choc contre l'OM selon Ancelotti, la mise au ban des trois premiers pourrait s'apparenter à une sanction, révèle ce dimanche Le Parisien. «Changer plusieurs joueurs était une bonne solution», insistait en tout cas Carlo Ancelotti samedi soir, se projetant volontiers vers Marseille pour ne pas s'attarder sur sa première défaite en Ligue 1. Dès le coup de sifflet final, Guillaume Hoarau était apparu plus lucide que ses dirigeants : «On disait qu'il restait neuf finales, on en a perdu une, il en reste huit. C'est une grosse désillusion ce soir, et il va falloir bosser dur maintenant. On ne pourra compter que sur nous-mêmes car autour de nous, on attend que ça... Il va falloir se blinder cette semaine !» A huit levées du verdict, et à la veille d'un «Clasico» qui généralement n'épargne pas le favori, le PSG a bel et bien la pression.
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