
Revenons sur ce qu'on dit qu'on va faire et qu'on ne fait jamais. Il s'agit des pôles de compétitivité qui occupent les espaces médiatiques puis finissent par les déserter. On lance une idée, on dit plus tard qu'on en fait un projet, puis on mobilise tous les médias, on convoque des bureaux d'étude étrangers, on voit la vie en rose puis, catastrophe, on n'en parle plus. Nous avons tous entendu parler des pôles de compétitivité, des pôles d'excellence , d'une stratégie nouvelle d'industrialisation, il y a eu même des assises industrielles, puis il n'y eut plus eu la moindre allusion à tout ce qui avait mobilisé les médias mais pas l'ensemble du gouvernement. Juste un seul ministère. Projet annulé pour quelles causes ' Il est vrai que ce projet avait repris minutieusement tous les concepts utilisés dans le plan français de lancement d'un projet similaire pour la France et abandonné lui aussi avec le départ de son promoteur à savoir le chef du gouvernement Jean Raffarin. On avait, à l'époque du lancement de ce qui était un projet algérien, pensé que le projet algérien portant nouvelle stratégie industrielle pourrait bénéficier de l'expérience française en la matière. Ceci pour dire que de plus en plus, le caractère dit spécifique des modèles algériens de développement ne l'est plus et que la mondialisation tend à l'uniformité des systèmes économiques alors que les économies ne sont pas au même stade de développement. Les chemins empruntés, peuvent-ils et doivent-ils être les mêmes ' Arriverons-nous au même stade sur les mêmes itinéraires ' C'était à la rentrée sociale de l'année 2004 que le gouvernement Raffarin avait choisi de développer " les pôles de compétitivité " dans le cadre de la nouvelle politique industrielle sur laquelle le gouvernement planchait déjà depuis deux années. Le gouvernement Raffarin était inquiété par les délocalisations dont s'était saisie l'opinion publique qui en assombrissait la lecture. De toute façon, ce n'était pas un sujet qui pouvait passer dans la clandestinité. Les enjeux étaient de taille. Les Français voyaient les emplois quitter le pays pour s'installer plus particulièrement en Asie où les coûts de revient étaient extrêmement bas par rapport aux pays occidentaux. Les syndicats s'y étaient mis de la partie. Il fallait en sortir en trouvant une solution moins radicale, celle à éviter étant celle de la privatisation, encore faudrait-il y réfléchir. L'idée était adoptée car facile à assimiler mais il n'était pas évident qu'elle devienne un éclat. De toute façon, l'horizon sur lequel se braquait la nouvelle politique industrielle ne pouvait pas être trop proche. . Il y avait assez de franchise pour admettre que la nouvelle politique industrielle avait besoin d'une durée pour la tester. On a toujours reproché aux autorités algériennes de trop différencier nos modèles des modèles étrangers au point où on a inventé la spécificité algérienne. Le socialisme spécifique, c'était encore hier. Mais, pourquoi l'abandon du projet français avait-il suscité l'abandon du projet algérien ' Simple copie car pas panne d'imagination '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N B
Source : www.lemaghrebdz.com