
Les Bourses européennes ont terminé dans le rouge vendredi, sous le coup des attentats en Espagne et des nuages qui s'amoncellent autour de la présidence Trump."A l'incapacité pour l'instant de l'administration Trump et du Congrès à faire passer les réformes, s'ajoutent les tensions au sein du cercle très proche du président", a relevé Alexandre Baradez, analyste de IG France.Donald Trump a décidé de ne pas créer de conseil sur les infrastructures comme il en avait initialement exprimé l'intention, a indiqué la Maison Blanche. Il avait été contraint plus tôt dans la semaine de dissoudre deux cénacles de chefs d'entreprise et de personnalités économiques après ses propos controversés sur les violences de Charlottesville. Dans ce contexte, l'actualité en Espagne aggrave la situation, en particulier sur certains segments comme le tourisme, mais le risque reste concentré sur les Etats-Unis, d'où sont parties les dernières secousses sur les marchés, a estimé l'analyste. Par ailleurs, "les marchés partagent les préoccupations de la Banque centrale européenne concernant l'euro fort", a souligné de son côté Jochen Stanzl, de CMC Markets. L'Eurostoxx 50 a perdu 0,46%A Paris, l'indice CAC 40 a cédé 0,64% à 5.114,15 points. Air France-KLM a perdu 1,59% à 12,65 euros, affecté par les attentats en Espagne, à l'image du secteur aérien en Europe dans son ensemble. Thales a reculé de 1,73% à 93,35 euros, malgré la conclusion d'un contrat avec la Marine royale canadienne pour l'entretien de sa flotte d'une période initiale de huit ans pour un montant pouvant aller jusqu'à 540 millions d'euros. CNP Assurances s'est replié de 1,53% à 19,89 euros après un abaissement de recommandation à "sous-performer" contre "neutre" auparavant par JPMorgan. L'indice Dax de la Bourse de Francfort a reculé de 0,31% à 12.165,19 points. Le réassureur Munich Re a progressé de 1,30% à 178,70 euros et l'énergéticien RWE de 0,83% à 20,61 euros.Lufthansa a avancé de 0,39% à 20,74 euros. Selon les médias allemands, ses négociations avec la compagnie Air Berlin, insolvable, sont entrées dans le vif du sujet ce vendredi. Le géant aérien veut racheter plusieurs activités de la compagnie berlinoise. Adidas a abandonné 1,30% à 189,25 euros. Le vendeur américain de chaussures de sport Foot Locker a été sanctionné à la Bourse de New York sur fond de baisse des ventes au deuxième trimestre, entraînant ses concurrents, dont Nike, dans son sillage. L'indice FTSE-100 de la Bourse de Londres a reculé de 0,86% à 7.323,98 points. EasyJet a perdu 0,85% à 1.290,00 pence et le groupe IAG (compagnies British Airways et Iberia, entre autres) 2,00% à 611,50 pence. La chaîne hôtelière InterContinental Hotels Group a lâché 1,60% à 3.924,00 pence. Le fournisseur de matériaux de construction CRH (-1,91% à 2.671,00 pence) et le spécialiste de la location de matériel industriel Ashtead (-0,57% à 1.571,00 pence) ont fait les frais des incertitudes politiques américaines. Le groupe de services industriels Babcock a quant à lui souffert (-2,98% à 815,00 pence) d'une note négative de Credit Suisse.Parmi les rares valeurs en hausse, le producteur d'or Randgold a profité (+1,22% à 7.495,00 pence) du statut de valeur refuge du métal jaune. L'indice SMI de la Bourse suisse a reculé de 0,79% à 8.874,35 points. Toutes les valeurs ont terminé dans le rouge, sauf Credit Suisse (+0,49% à 14,38 CHF).Les groupes chimiques Lonza et Sika, qui avaient été les seuls la veille à se maintenir dans le vert, ont été les plus pénalisés. Sika a reculé de 2,28% à 6.640 CHF et Lonza de 1,80% à 229,10 CHF. Parmi les poids lourds, Novartis a cédé 1,05% à 79,80 CHF, Roche 1,15% à 241,40 CHF et Nestlé 0,49% à 80,85 CHF. La Bourse de Lisbonne a terminé en baisse de 1,09% à 5.186,10 points, pénalisée par la banque BCP qui a chuté de 2,09% à 0,23 euro. Parmi les perdants de la séance, le distributeur Jeronimo Martins s'est replié de 2,09% à 16,40 euros, le papetier The Navigator Company a reculé de 1,54% à 3,65 euros et le groupe de télécommunications NOS a cédé 1,45% à 5,42 euros. A l'inverse, la banque BPI a gagné 1,49% à 1,08 euro et le titre de la holding de télécommunications Pharol a grignoté 0,93% à 0,32 euro. Le Bel-20 de la Bourse de Bruxelles a fini en baisse de 0,48% à 3.924,78 points.L'indice a été tiré vers le bas par le groupe de métallurgie Umicore, qui a perdu 1,70% à 64,18 euros.Parmi les trois valeurs en hausse, la meilleure performance a été enregistrée par l'assureur Ageas, qui a gagné 0,15% à 39,58 euros.La Bourse de Madrid a reculé de 0,56% à 10.385,70 points.Parmi les plus fortes baisses, le groupe de distribution Dia a cédé 2,55% à 5,42 euros, le groupe de produits pharmaceutiques et médicaux Griphols 2,53% à 23,2850 euros et le groupe aérien IAG 2,21% à 6,6850 euros.ArcelorMittal a tiré son épingle du jeu (+0,63% à 22,20 euros).A contre-courant, l'indice FTSE Mib de la Bourse de Milan a progressé de 0,12% à 21.815 points.Il a été aidé en cela par les banques Banco BPM (+2,16% à 3,316 euros), Unicredit (+1,59% à 17,94 euros) et Ubi Banca (+1,39% à 4,076 euros).Dans le bas du tableau, Recordati ORD a perdu 1,58% à 34,92 euros, Telecom Italia 1,71% à 0,8335 euro et CHN Industrial 1,95% à 9,56 euros.L'indice AEX de la Bourse d'Amsterdam a cédé 0,78% à 519,64 points.Le chimiste et pétrolier Vopak a chuté de 9,08% à 37,60 euros et l'assureur Aegon a perdu 2,56% à 4,98 euros. Arcelor Mittal a pris 0,54% à 22,20 euros. Wall Street en repli Wall Street a finalement terminé en légère baisse une séance agitée vendredi, fluctuant au gré des nouvelles en provenance de la Maison Blanche, tout en subissant l'effet négatif de quelques résultats de sociétés décevants. La Maison Blanche a annoncé ce même vendredi que le président Donald Trump avait limogé son conseiller stratégique Steve Bannon. Ce dernier avait été le directeur de campagne de Donald Trump et était très apprécié des Américains qui constituent la base électorale du président. La Bourse avait débuté la journée en baisse puis avait renversé la vapeur à mesure que se répandaient les informations sur le départ de Bannon. "On se demande encore ce que cela signifie et si d'autres têtes tomberont", a dit Mark Luschini (Janney Montgomery). "C'est à prendre en compte mais pas forcément d'un point de vue économique et c'est pourquoi le marché juge cela positif mais un peu seulement car ça ne veut pas dire plus d'argent à l'inverse d'une réforme fiscale par exemple". L'indice Dow Jones a perdu 76,22 points (0,35%) à 21.674,51 points. Le S&P-500 a cédé 4,46 points (0,18%) à 2.425,55. Le Nasdaq Composite a abandonné 5,39 points (0,09%) à 6.216,53. Sur la semaine, le S&P a perdu 0,65%, le Dow 0,84% et le Nasdaq 0,64%. Le S&P-500 avait subi jeudi sa plus forte perte en pourcentage depuis trois mois, le marché doutant de plus en plus de la capacité du gouvernement à faire passer les réformes promises lors de la campagne de la présidentielle. Le S&P avait perdu 1,5% et c'était seulement sa quatrième baisse de plus de 1% de l'année. Le président américain a répondu avec virulence à ceux qui, jusque dans son camp, critiquent ses déclarations après la mort d'une militante lors d'un rassemblement antiraciste en Virginie tout en prenant ouvertement la défense des symboles sudistes.Les marchés avaient déjà été refroidis mercredi par la dissolution de deux comités consultatifs réunissant des grands patrons américains, ainsi que par des rumeurs évoquant une possible démission de Gary Cohn, le principal conseiller économique de Donald Trump. Au plan des statistiques, le moral des ménages américains s'est amélioré plus qu'attendu en août, suivant les résultats provisoires de l'enquête mensuelle de l'Université du Michigan. Sur le front des valeurs, le constructeur américain de matériel agricole Deere a chuté de 5,4% en réaction à un deuxième trimestre consécutif de ventes d'équipements inférieures aux attentes.Le fabricant de cosmétiques Estee Lauder a publié vun bénéfice trimestriel meilleur qu'attendu, grâce notamment à la forte demande pour les produits des marques Too Faced et BECCA qu'il a récemment acquises. L'action a gagné 7,7%.L'équipementier sportif Nike a cédé 4,4% à la suite des résultats décevants des détaillants Foot Locker (-27,9%) et Hibbett (-5,2%).Les incertitudes sur le programme économique de Washington et sa mise en application ont amené le dollar a refluer face à un panier de devises.Le dollar a inscrit un plus bas de quatre mois contre le yen en début de journée mais a regagné du terrain comme la Bourse à la suite des informations sur Bannon, sans pour autant s'inscrire en hausse.L'indice du dollar a toutefois gagné 0,35% sur la semaine. L'euro a perdu 0,5% face au billet vert, sa première perte hebdomadaire en six semaines.Les rendements des Treasuries ont fini peu changés en dépit des événements de la journée. Celui du papier à 10 ans est à 2,197% et très légèrement en hausse sur la semaine.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ilyas A
Source : www.lemaghrebdz.com