
Les participants au séminaire national sur les accidents de la route organisé à Rouïba conjointement par l'association El Baraka et l'association Bedhret El Kheir - nouvellement créée - ont appelé à une formation de qualité des conducteurs, à l'éducation routière des automobilistes et des piétons par le biais de campagnes de sensibilisation et d'information le long de l'année, à la mise en place d'un système de santé qui réponde à la réalité du terrain et aussi à l'introduction de la sécurité routière dans le système scolaire. La direction des mines et le comité technique 18 de l'IANOR ont été vivement interpelés par des participants pour arrêter les normes devant intervenir dans l'importation des véhicules. Pour Messaoud Nacer, P-DG de la filiale de la SNTR chargée de la formation des chauffeurs professionnels, une stratégie de prévention par un aménagement urbain dans la commune qui puisse répondre à la sécurité routière est nécessaire. « Les ingénieurs formés dans la sécurité doivent intervenir dans les plans de circulation, de stationnement, des programmes de construction », a-t-il fait savoir. Les chiffres de la Gendarmerie nationale et des services de sécurité concernant le nombre d'accidents, de morts, de blessés et de dégâts matériels sont toujours alarmants. Durant les 09 premiers mois de l'année 2013, une augmentation de 57 accidents a été enregistrée par rapport à 2012. 80% du réseau routier qui est de 115.000 km est assuré par la Gendarmerie nationale, selon le commandant Latrèche. Le plus important dans cette hécatombe, selon les intervenants, est comment l'éviter et en réduire les effets. Une stratégie nationale de prévention et de prise en charge des accidents basée sur des études scientifiques s'impose désormais afin de traiter le problème en amont et en aval. C'est ce à quoi ont appelé les intervenants lors des débats durant ce séminaire. Pour Boutalbi El Hachemi, directeur général du centre national de prévention et de sécurité routière, il faut sensibiliser sans relâche les automobilistes et les piétons sur les règles de sécurité. Cette sensibilisation devrait être, selon lui, l'?uvre « du mouvement associatif et de la société civile parce que le message est mieux reçu », a-t-il dit. Si l'élément humain est incriminé à près de 90% dans la survenue des accidents de la route, les experts présents à ce séminaire préconisent une démarche qui permettrait de déceler les raisons de ces comportements irresponsables des automobilistes sans pour autant vouloir les disculper. « Quand on est bloqué dans un embouteillage devant un barrage, il est évident que l'on appuie à fond sur l'accélérateur », dira un intervenant et d'ajouter : « A peine sort-on d'un barrage qu'on retombe dans un autre ». Il serait judicieux, selon lui, de trouver une solution à ce problème qui influe négativement sur la réaction des automobilistes pour qui la seule alternative est d'appuyer sur le champignon afin de rattraper le temps perdu. Des facteurs endogènes et exogènes influent sur le comportement des usagers de la route « auxquels il faut trouver des solutions », recommandent les experts. Aussi, un examen médical sérieux et approfondi pour la délivrance du permis de conduire est à même d'aider à la réduction des accidents, d'après le Dr Ouaez. « Il faut 30 minutes au minimum pour intervenir dans un accident et plus d'une heure pour désincarcérer un blessé, ce n'est pas une tâche facile », dira, pour sa part, le docteur Souad Madani de la Protection civile. « Il faut améliorer la prise en charge des blessés par des gestes simples et précis. Les premiers gestes sont très importants et peuvent sauver. L'hôpital doit s'ouvrir, s'étendre en dehors des bureaux », dira Dr Fethi Benachenhou. Djamila Chaouch
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Horizons
Source : www.horizons-dz.com