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« Permis » de tuer ! L'hécatombe sur les routes se poursuit



« Permis » de tuer !                                    L'hécatombe sur les routes se poursuit
Dans la nuit de lundi à mardi, un bus a percuté un poids lourd stationné sur la chaussée faisant 9 morts et 17 blessés. Des drames similaires, impliquant des bus et des poids lourds, sont devenus légion depuis quelques temps.
Dans la nuit de lundi à mardi, un bus a percuté un poids lourd stationné sur la chaussée faisant 9 morts et 17 blessés. Des drames similaires, impliquant des bus et des poids lourds, sont devenus légion depuis quelques temps.
Ce qui choque le plus c'est que les pouvoirs publics, au lieu de sévir comme il se doit, et de prendre les mesures idoines qui s'imposent d'elles-mêmes, viennent au contraire de reporter sine die l'usage obligatoire de ces fameuses boîtes noires, qui contrôlent les vitesses de ces engins de la mort ainsi que les temps de conduite et de repos des chauffeurs.
Un pareil report ne signifie rien moins qu'une sorte de... permis de tuer !
Selon le service de la Gendarmerie nationale, l'accident en question, qui fait partie d'un long chapelet de sinistres similaires, s'est produit vers 2 h du matin, suite à une collision, sur la RN 8, reliaant Alger à Bou-Saâda, à proximité de la localité de Benzouh, dans la wilaya de M'sila. Le bus se dirigeait vers le sud du pays. Les blessés ont été évacués vers l'hôpital de Bou-Saâda.
Pour élucider les circonstances de cet accident, la Gendarmerie nationale à décidé d'ouvrir une enquête minutieuse.
Il n'est un secret pour personne qu'en dépit des mesures coercitives adoptées dans le code de la route, les accidents de la route continuent d'aller crescendo. C'est ainsi que le dernier bilan rendu public par la Gendarmerie nationale fait état de 463 morts et 6.496 blessés dans
3.447 accidents, ce qui fait une moyenne de 14 morts et 209 blessés par jour.
Mais c'est avant tout le phénomène des accidents impliquant des bus et des poids lourds qui fait le plus peur. Non pas seulement parce que celui-ci poursuit irrémédiablement sa tendance haussière et que les bilans des pertes sont toujours affreusement lourds au regard du nombre de personnes transportées. Rien que pour le mois de septembre passé et ces quelques jours du moins courant, on comptabilise 14 accidents ayant impliqué des bus et des poids lourds. Parmi eux, on relève même plusieurs bus de transports scolaires. Ainsi donc, même nos malheureux potaches n'échappent plus à ce carnage des routes. Le doute commence à s'installer parmi les citoyens, qui se demandent à juste titre pourquoi spécialement les bus ' ces derniers, devenus de vrais corbillards roulants, rebutent les usagers qui, hélas, n'ont pas toujours le choix. Un des habitués du transport urbain, « Madjid » nous déclare à ce propos : « Une fois j'ai pris le bus pour aller de Tafourah vers Dergana. J'étais devant le chauffeur, et je l'ai surpris en train de boire de l'alcool. Il cachait un sac noir sous le siège, ce sac, recouvrait une canette de bière qu'il était en train de siroter le plus normalement du monde. J'ai eu vraiment peur et je me suis empressé de quitter le bus. Car il est impossible de dire le moindre mot. Conducteurs et receveurs, à la mine patibulaire, sont toujours armés de lourds gourdins, dont ils usent et abusent à la moindre prise de bec avec un usager, ou bien un automobiliste qui refuse de se laisser faire ».
Ce n'est pas tout. Ces chauffeurs de poids lourds et de bus meurtriers ne prennent pas seulement de l'alcool pour tenir le rythme infernal et la conduite dangereuse qu'ils s'infligent à eux-mêmes. Selon une source digne de foi, qui a travaillé comme receveur dans un bus :
« Certains d'entre eux prennent des psychostimulants, et des comprimés faciles à se procurer sur le marché noir, des joints, des bières, tout est bon pour leur faire oublier leur fatigue et tenir le coup ». Et d'enchaîner : « Eh bien oui, le chauffeur de bus avec qui j'ai travaillé auparavant, était chauffeur de semi-remorque, il y a 5 ans de cela. Il détestait la routine et les longues heures passées sur la route, 12 heures d'affilée, il fallait bien prendre quelque chose pour l'aider à supporter tout ça. Maintenant il déteste les aller-retours toutes les 30 minutes et les arrêts à tout bout de champ, et puis la foule qu'il transporte le dérange aussi ».
Il est urgent et indispensable pour les responsables concernés par la sécurité routière de redoubler d'efforts et de prendre les mesures qui s'imposent, afin de mettre un terme à tous ces drames, et réduire le nombre de victimes. Il y a bel et bien péril en la demeure...
Ce qui choque le plus c'est que les pouvoirs publics, au lieu de sévir comme il se doit, et de prendre les mesures idoines qui s'imposent d'elles-mêmes, viennent au contraire de reporter sine die l'usage obligatoire de ces fameuses boîtes noires, qui contrôlent les vitesses de ces engins de la mort ainsi que les temps de conduite et de repos des chauffeurs.
Un pareil report ne signifie rien moins qu'une sorte de... permis de tuer !
Selon le service de la Gendarmerie nationale, l'accident en question, qui fait partie d'un long chapelet de sinistres similaires, s'est produit vers 2 h du matin, suite à une collision, sur la RN 8, reliaant Alger à Bou-Saâda, à proximité de la localité de Benzouh, dans la wilaya de M'sila. Le bus se dirigeait vers le sud du pays. Les blessés ont été évacués vers l'hôpital de Bou-Saâda.
Pour élucider les circonstances de cet accident, la Gendarmerie nationale à décidé d'ouvrir une enquête minutieuse.
Il n'est un secret pour personne qu'en dépit des mesures coercitives adoptées dans le code de la route, les accidents de la route continuent d'aller crescendo. C'est ainsi que le dernier bilan rendu public par la Gendarmerie nationale fait état de 463 morts et 6.496 blessés dans
3.447 accidents, ce qui fait une moyenne de 14 morts et 209 blessés par jour.
Mais c'est avant tout le phénomène des accidents impliquant des bus et des poids lourds qui fait le plus peur. Non pas seulement parce que celui-ci poursuit irrémédiablement sa tendance haussière et que les bilans des pertes sont toujours affreusement lourds au regard du nombre de personnes transportées. Rien que pour le mois de septembre passé et ces quelques jours du moins courant, on comptabilise 14 accidents ayant impliqué des bus et des poids lourds. Parmi eux, on relève même plusieurs bus de transports scolaires. Ainsi donc, même nos malheureux potaches n'échappent plus à ce carnage des routes. Le doute commence à s'installer parmi les citoyens, qui se demandent à juste titre pourquoi spécialement les bus ' ces derniers, devenus de vrais corbillards roulants, rebutent les usagers qui, hélas, n'ont pas toujours le choix. Un des habitués du transport urbain, « Madjid » nous déclare à ce propos : « Une fois j'ai pris le bus pour aller de Tafourah vers Dergana. J'étais devant le chauffeur, et je l'ai surpris en train de boire de l'alcool. Il cachait un sac noir sous le siège, ce sac, recouvrait une canette de bière qu'il était en train de siroter le plus normalement du monde. J'ai eu vraiment peur et je me suis empressé de quitter le bus. Car il est impossible de dire le moindre mot. Conducteurs et receveurs, à la mine patibulaire, sont toujours armés de lourds gourdins, dont ils usent et abusent à la moindre prise de bec avec un usager, ou bien un automobiliste qui refuse de se laisser faire ».
Ce n'est pas tout. Ces chauffeurs de poids lourds et de bus meurtriers ne prennent pas seulement de l'alcool pour tenir le rythme infernal et la conduite dangereuse qu'ils s'infligent à eux-mêmes. Selon une source digne de foi, qui a travaillé comme receveur dans un bus :
« Certains d'entre eux prennent des psychostimulants, et des comprimés faciles à se procurer sur le marché noir, des joints, des bières, tout est bon pour leur faire oublier leur fatigue et tenir le coup ». Et d'enchaîner : « Eh bien oui, le chauffeur de bus avec qui j'ai travaillé auparavant, était chauffeur de semi-remorque, il y a 5 ans de cela. Il détestait la routine et les longues heures passées sur la route, 12 heures d'affilée, il fallait bien prendre quelque chose pour l'aider à supporter tout ça. Maintenant il déteste les aller-retours toutes les 30 minutes et les arrêts à tout bout de champ, et puis la foule qu'il transporte le dérange aussi ».
Il est urgent et indispensable pour les responsables concernés par la sécurité routière de redoubler d'efforts et de prendre les mesures qui s'imposent, afin de mettre un terme à tous ces drames, et réduire le nombre de victimes. Il y a bel et bien péril en la demeure...
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