La victime aurait pu être sauvée ou tout au moins retrouvée rapidement si le portable, retrouvé non loin du lieu de l'accident, n'avait pas été dissimulé.
L'affaire de Mahmoud Kabache, l'employé de l'Apc de Mcisna, dont le corps inerte a été retrouvé samedi dernier dans les bas fonds du village d'Ighil Ou Antar, dans la commune de Mcisna, n'a pas encore livré tous ses secrets. Un nouvel élément vient éclairer un peu plus la lanterne des éléments de la gendarmerie de Béni Maouche en charge du dossier. En effet, le portable de la victime a été retrouvé dissimulé, pendant une semaine, par le jeune O. A. Ce dernier, qui encourt une lourde peine, continue à faire l'objet d'auditions serrées, menées, ces derniers jours, par les enquêteurs. L'histoire de la dissimilation du mobile de la victime remonte au lendemain de sa disparition. Ce jour-là, le jeune L. K, proche du disparu, qui était de passage près d'un champ, est tombé nez à nez avec un téléphone portable, en train de sonner. Récupérant l'appareil (pas loin du lieu où a été retrouvé le corps de Mahmoud), ce dernier a été apostrophé par A.O. lui signifiant que le mobile appartient à sa femme. L. K., sans trop poser de questions, abdiqua sur le champ en lui remettant l'appareil. Ce dernier dissimulera l'appareil, tout en faisant disparaître la puce, pendant toute la période de la disparition de Mahmoud Kabache. Cela s'est passé pendant que tous les habitants du village d'Ighil Ou Antar et ceux des villages environnants se sont, sans se lasser, mis, de jour comme de nuit, à la recherche du Mahmoud Kabache.
La vérité finit toujours par éclater. En effet, la gabegie d'A. O. a été déjouée le jour même de la découverte du corps sans vie de Mahmoud. L. K. s'est vite rendu à l'évidence que le portable a été retrouvé dans les alentours où le corps de la victime a été découvert. Sur le champ, il alerte les villageois, ces derniers ayant, sur place, pris leurs dispositions. Le jeune A. O., qui n'a pas pu nier son geste, vu qu'il a été accablé par le témoignage de L. K., a failli être lynché par les villageois qui ont récupéré l'appareil de l'homme disparu. Les gendarmes ont pris le relais en convoquant le jeune qui a dissimulé le mobile du disparu. A. O., qui a été mis en quarantaine par les habitants du village, a été interpellé, mercredi passé, par les gendarmes de Béni-Maouche qui l'ont auditionné pendant plusieurs heures avant d'être libéré provisoirement. Sa famille a jugé utile de mobiliser les proches pour s'excuser auprès des villageois d'Ighil Ou Antar. Le dossier complet sera incessamment transmis au procureur de la République près le tribunal d'Akbou, seul habilité à se prononcer sur les suites à donner à ce dossier.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Arezki SLIMANI
Source : www.lexpressiondz.com