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Nouvelle mobilisation exceptionnelle



Pour cette 42e semaine de manifestations de suite contre le système, la mobilisation citoyenne était, une nouvelle fois, exceptionnelle à Béjaïa. Il faut souligner que depuis le début de la révolte populaire du 22 février passé, aucune des marches observées n'a drainé autant de monde que la manifestation d'hier.Venus des différentes municipalités de la wilaya de Béjaïa, ils étaient des milliers de personnes à défiler à travers les principales artères de la ville de Béjaïa pour réaffirmer leur exigence d'un changement radical du régime qui passe, a-t-on clamé, par le départ de l'ensemble de ses symboles et la mise en place d'une véritable transition démocratique pour permettre au peuple d'exercer sa totale souveraineté.
L'immense procession humaine s'est ébranlée à l'heure habituelle des précédentes marches hebdomadaires peu avant 13h30, dans la même ambiance festive et colorée. Scandant des slogans hostiles au pouvoir et réitérant leur rejet du scrutin présidentiel du 12 décembre prochain, les manifestants ont, exigé pour la énième fois, la libération inconditionnelle de tous les détenus d'opinion et la cessation des poursuites judiciaires à leur encontre. Pour ce dernier vendredi avant le rendez-vous électoral de jeudi prochain, les Béjaouis comptent maintenir la pression sur les tenants du pouvoir et faire entendre leurs voix. Tout au long de l'itinéraire de la marche sur plusieurs kilomètres, les manifestants ont également repris en ch?ur des slogans fustigeant les cinq candidats à l'élection présidentielle.
Une nouvelle manifestation hebdomadaire similaire a été également observée avec les mêmes mots d'ordre au même moment dans la ville d'Akbou. Il faut signaler, par ailleurs, que les robes noires, en grève illimitée depuis le 5 décembre dernier à travers toutes les juridictions de la wilaya, à l'appel du barreau de Béjaïa, sont sorties dans la rue jeudi pour renouveler leur attachement aux revendications populaires exprimées pacifiquement par le peuple depuis près de dix mois, exiger la libération des détenus d'opinion et dire «non au scrutin présidentiel».
D'autres marches ont également été organisées dans plusieurs localités tout au long de la semaine écoulée lors desquelles les manifestants ont procédé à la fermeture des sièges de daïras en signe de rejet de l'élection présidentielle.
A. Kersani
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