
Depuis sa création en 2009, la radio locale de Mila a fait du chemin en matière de qualité et de quantité des programmes diffusés. Des défis restent cependant à relever, notamment en ce qui concerne l'éradication des points noirs, qui continuent de priver près de 20% de la population locale des émissions de ce média public. Dans l'entretien suivant, Amar Akib, directeur de cet organe médiatique, revient sur les réalisations de la radio et les déficits qui étriquent toujours son action.Voulez-vous nous parler des programmes arrêtés dans la grille de la radio de Mila 'La radio de Mila diffuse de 7h à 20h. Moi, j'ai cessé de l'appeler radio locale, mais Radio-de-près, car non seulement elle prend en charge les dimensions culturelle, historique et humaine de la wilaya, mais elle s'intéresse de très près à tous les détails de la vie quotidienne des gens et aux problèmes que vivent les populations de la région. Et nous sommes à l'écoute de notre environnement social afin de porter au mieux nos programmes et de les ajuster à la réalité localeCertaines régions ne captent pas vos programmes. Quelle est la solution envisagée pour éradiquer les zones d'ombre 'En matière de couverture, nous touchons actuellement 80% du territoire de la wilaya. Cela veut dire que 20% de la population sont toujours privés de nos programmes. Mais cela est conjoncturel. La TDA (Télédiffusion Algérie) pilote un projet dans notre wilaya, qui consiste à installer une antenne de grande puissance à Kef Bouderga. Une fois cet équipement installé, la couverture sera totale.Mais nous croyons savoir que ce projet d'antenne est gelé...Il était gelé pour un problème technique avec Sonelgaz. Mais grâce à l'intervention de l'ancien wali, Abderrahmane Kadid, la question a été résolue et le projet relancé. D'ailleurs, la société étrangère qui devra construire le pylône (antenne) est connue.Des incohérences linguistiques sont régulièrement relevées dans les interventions des journalistes. Y a-t-il un organe qui s'occupe de cette question 'Pour la question du registre, la radio n'est pas un média d'élite. On s'y exprime dans les patois de la région, notamment dans les émissions interactives. Les animateurs de ces émissions «On live», en situation d'expression spontanée, pourraient commettre des bourdes ou des fautes de grammaire, cela arrive au plus doué. Mais pour la substance informative diffusée dans les journaux, soyez sûr qu'aucune faute, d'aucune nature, ne passe. Cette matière est consignée à l'avance sur des supports word et elle est minutieusement corrigée.La radio de Mila s'est distinguée depuis 2013 dans de nombreuses actions caritatives. Peut-on avoir un bilan de cette activité 'Nous sommes un partenaire social important et ce statut ne cesse de se renforcer. Nous avons tissé un véritable réseau de solidarité avec la société grâce à la confiance qui nous est faite par les auditeurs. Notre émission, Faâl Khir (Le bienfaiteur), diffusée tous les samedis de 11h à 12h, est devenue un excellent intermédiaire entre les nécessiteux et les bienfaiteurs de la région. A l'occasion de l'Aïd El Adha, par exemple, on organise chaque année une action au profit des familles pauvres.Cette année, on a pu distribuer 100 moutons à autant de familles nécessiteuses. Nous avons pris en charge 600 orphelins également à la rentrée scolaire. L'émission en question a permis également à 15 insuffisants rénaux de subir des transplantations rénales dans des cliniques privées, sans parler des centaines d'opérations de prise en charge de malades nécessitant des interventions chirurgicales simples.Un dernier mot...Mon dernier mot je l'adresse aux journalistes et animateurs d'émissions radiophoniques. Je leur demande de faire mieux, et ils en sont capables, pour améliorer encore plus la qualité du service public assuré par notre radio locale.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Bouabdellah
Source : www.elwatan.com