
C'est le 4e mur érigé par Israël, pourtant signataire d'un traité de paix. Après l'Egypte, cernée par une clôture électronique longue de 240 km construite en 2013, et le mur de la honte de la Cisjordanie et du plateau du Golan annexé, le premier tronçon de la clôture face à la Jordanie va être érigé dans le secteur d'Eilat, station balnéaire sur la mer Rouge où Israël va créer un nouvel aéroport. En réponse au chef de l'opposition, Isaac Herzog, appelant à accueillir les réfugiés syriens, par fidélité à la mémoire de la fuite des juifs pendant les conflits antérieurs, le chef du gouvernement israélien est donc monté au créneau pour dresser le rempart de la haine raciale et de la discrimination qui fonde l'essence d'un Etat oppressif. Sous le grotesque alibi de la déferlante des réfugiés assimilés à des « activistes terroristes », Netanyahu décrète la guerre contre les migrants en porte-à-faux avec l'élan de solidarité mondiale. Et il ne s'agit pas seulement des Syriens en état de guerre contre Israël. La chasse des Falashas, les juifs d'Ethiopie, et des migrants africains, entrés illégalement d'Erythrée et du Soudan, atteste de la nature ségrégationniste du néo-apartheid. « Nous n'attendrons pas, nous allons autant que possible entourer les frontières d'Israël avec une clôture de sécurité sophistiquée qui permettra de contrôler nos frontières », a plaidé le Premier ministre israélien.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L C
Source : www.horizons-dz.com