A l'initiative du Snapest et du CNES, l'Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) vient de voir le jour. Des rencontres préliminaires sont programmées, depuis hier, pour définir la charte et rassembler les syndicats intéressés, dont sept ont déjà donné leur accord de principe.
Vous venez de créer l'Union nationale des syndicats autonomes. Expliquez-nous cette nouvelle démarche... Le moment est venu pour arriver, idéologiquement, à une décantation syndicale. Il faut s'autodéfinir et se positionner en conséquence. Nous mettons en mouvement l'UNSA pour rassembler tous les syndicats qui se reconnaissent dans un syndicalisme réformiste et revendicatif. L'union va se faire autour des valeurs syndicales claires et non autour de slogans creux. Elle vise la transformation sociale progressive, étape par étape, dans un mouvement rassembleur. Elle mettra la grève en pratique uniquement dans les cas extrêmes et envisagera d'arriver à un stade où la simple menace de grève pourra établir le rapport de forces nécessaire aux négociations. Quel est votre programme d'action pour l'avenir ' Quelles seront vos priorités ' L'UNSA vise à unifier les travailleurs pour défendre les intérêts communs. Il ne faut pas limiter l'activité syndicale à la défense des intérêts socioprofessionnels, mais plutôt prendre en compte le contexte général de la société. A titre d'exemple, il y a eu des augmentations de salaires, mais aussi une inflation galopante et incontrôlée. Cette augmentation va être absorbée par l'inflation en un laps de temps très court. On envisage, prochainement, une journée d'étude scientifique sur le pouvoir d'achat ; les résultats seront transmis à la présidence de la République et au Premier ministre. Des mécanismes solides doivent êtres mis en place rapidement pour la sauvegarde du pouvoir d'achat. Une expérience similaire ' à savoir l'intersyndicale et la coordination regroupant les mêmes acteurs ' avait déjà était lancée, mais sans réaliser des résultats tangibles' Un rassemblement conjoncturel pour un objectif circonscrit ne peut durer dans le temps. Un rassemblement sans aucune affinité idéologique et syndicale ne peut pas aller loin. Cependant, il faut saluer cette initiative qui a fait avancer le combat syndical. Quand la politique se mêle de l'activité syndicale ' ce que certains reprochent à des membres syndicaux accusés de récupération ' cela déplait forcément à la base' La politique peut se mêler à l'activité syndicale, c'est logique. Mais c'est aux syndicalistes d'éviter la politique partisane, source de division.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Nassima Oulebsir
Source : www.elwatan.com