Mila - Revue de Presse

Multiplication des commerces à Mila : Bras de fer habitants-APC



À Mila, plus précisément au centre-ville, des citadins ont tiré la sonnette d'alarme sur la multiplication de locaux commerciaux en milieu urbain. Une mesure qui, selon ces mêmes habitants, comporte des risques certains en matière de sécurité pour l'ensemble du voisinage. Ainsi donc, la récente décision de l'exécutif de la commune de réaliser une vingtaine de stands mitoyens au nouveau marché couvert, quoique cette dernière, qui s'inscrit dans un souci d'éradication progressive de la prolifération de baraques faisant office de commerces informels, soit remise en cause en gros et dans le détail par les habitants domiciliés dans les parages immédiats de cette infrastructure. C'est en tout état de cause ce que laisse transparaître le contenu de la requête adressée au premier magistrat de la wilaya, et dont une copie est parvenue à El Watan. Les pétitionnaires (commerçants et habitants) une vingtaine, considèrent que le projet d'installation d'environ 20 baraques, à raison de 8 à 10 de part et d'autre du marché couvert et, comble de l'insouciance, au niveau des deux passages jouxtant cette structure commerciale et devant servir de relais entre les rues de Jérusalem et Dehili Salah, en passant par l'ancien marché qui se trouve en appendice, est « une grave entorse aux lois de l'urbanisme et de l'environnement, notamment ».Nos interlocuteurs martèleront à ce propos : « Cette situation charrie un trop-plein de risques et de nuisances sonores et environnementales qui menacent la quiétude, le bien-être et le cadre de vie des citoyens puisque l'environnement en pâtira à coup sûr, sachant les quantités importantes de détritus et d'ordures qui viendront s'entasser dans la périphérie une fois que le tout nouveau marché couvert qui abrite près de 103 locaux et stands, sera mis en service ». Offusqué, Mahfoud Zerizer, un habitant du quartier et président du bureau communal de l'UGCAA dira : « En dépit du fait que l'étude initiale ait tenu compte des règles de voisinage, conformément au code de l'urbanisme, le projet incongru de la municipalité a ravivé nos appréhensions et inquiétudes car il y a vraiment péril en la demeure ». Et de poursuivre : « Si ces sacrées baraques venaient à être installées au niveau des deux passages, dont la largeur n'excède pas les 4 m, les véhicules de secours et les engins de la Protection civile ne pourront même pas s'y frayer un passage en cas d'incendie ».Face au mutisme et à la sourde oreille des autorités concernées, et loin de baisser les bras, les riverains ont déjà annoncé la couleur à qui de droit en s'opposant fermement à l'opération de décapage du revêtement en carrelage au niveau des deux passages publics pour l'entame des travaux de construction des baraques contestées et la pose de bacs à ordures à l'entrée des deux accès. Ne voulant résolument pas faire machine arrière, les plaignants ont même réussi à dissuader l'entreprise chargée de la réalisation des travaux de fondation à surseoir à l'exécution de son projet, quand bien même celle-ci serait détentrice d'un ordre de service (ODS) dûment délivré par l'APC. Pour mieux illustrer ses craintes, Hocine Boukrina, un des contestataires dont les locaux et habitation ont pignon sur la rue Jérusalem et sont tout aussi contigus au passage ouest, est allé jusqu'à exhiber des impacts manifestes de fissuration sur la façade de sa propriété et induits, selon ses dires, par les travaux engagés. D'après nos interlocuteurs, une plainte contre X a été déposée au motif, affirment-ils, que « le chantier, objet du bras de fer, n'a aucune consistance juridique et réglementaire dès lors qu'il a été enclenché sans la consultation et l'aval des services compétents tels la Dlep, la Santé, le CTC, etc ».
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