Mila - Revue de Presse

Mila souffre de plusieurs maux



Spleen, marasme et chômage dans les campagnes Le chômage et son corollaire, la précarité sociale, sont prégnants dans la plupart des régions Nord de la wilaya de Mila, où il ne fait pas bon vivre en ces temps de disette. L?ampleur du fléau, dans ces localités frontalières avec les wilayas de Sétif et Jijel, n?a d?égal que la dureté de ces vastes territoires montagneux qui, au mieux, peuvent offrir un brin de survie dans les domaines de l?agriculture et l?élevage. Parallèlement donc aux communes Sud établies le long de la RN 5, un axe stratégique qui renoue avec une prometteuse dynamique d?investissement, notamment dans le créneau de l?agroalimentaire, les agglomérations du nord, où la précarité sociale et l?absence de la moindre perspective d?emploi ne sont guère une vue de l?esprit, continuent de s?engluer dans la misère et la pauvreté. Dans son sillage, cette grave récession socioéconomique, précipite au gré du temps qui passe, des centaines, voire des milliers de laissés-pour-compte dans les abysses du désoeuvrement et du mal vivre. Espoirs bafoués La détresse des habitants vivotant dans les bourgs reculés est proverbiale. Pour preuve, plus de 68% de la population est concentrée en zone rurale. La fermeture de dizaines d?entreprises, à la faveur de la mise en application des réformes économiques, a mis à nu toute la précarité et la vulnérabilité de ces communautés. L?absence de chiffres officiels ne permet pas de cerner avec précision l?acuité du chômage dans les agglomérations isolées, mais toujours est-il que, par contingents entiers, des pères de familles et des jeunes se sont retrouvés sur le carreau, au moment où les diplômés universitaires grossissent chaque fois un peu plus les rangs des oisifs. Le calvaire de ces derniers est d?autant plus lancinant, avec des horizons qui s?éloignent davantage et le manque endémique de possibilités de survie, aussi maigres soient-elles. L?unique alternative qui se profile devant les jeunes montagnards est de s?adosser aux murs du « désoeuvrement », peupler chaque jour que Dieu fait les cafés enfumés et crasseux pour rêver et tirer des plans sur la comète, ou bien, pour les plus entreprenants, s?exiler dans les grandes villes du pays pour assurer leur pitance en exerçant des métiers d?occasion. Vide culturel étouffant Aussi gratifiants et éloquents que puissent être les programmes culturels et les festivals organisés au niveau du chef-lieu de wilaya et de quelques grandes agglomérations, ces trois dernières années, il ne faut pas perdre de vue que le vide culturel, conjugué à l?inexistence d?équipements publics prenant en charge ces préoccupations légitimes, provoque un sentiment d?étouffement dans la plupart des localités vivant en vase clos. Pour s?abreuver des bienfaits de la culture, s?imprégner des activités théâtrales et des animations artistiques, faire trempette dans une piscine ou profiter d?une villégiature au bord de la mer, les enfants de la campagne paient au prix fort les moments de détente et de plaisir recherchés en étant astreints à de vrais parcours du combattant.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)