'Notre radiation constitue un grave précédent. Elle est illégale par rapport à la loi du travail et au règlement intérieur de l'entreprise."
Les trente-six techniciens du service d'exploitation de la méga-station de pompage de Beni Haroun, employés par la société Alstom Hydro-France, ont observé, hier matin, un sit-in devant le siège de la wilaya de Mila pour protester contre la mesure de licenciement prise par l'employeur à leur encontre. Qualifiant ladite décision de grave entorse à la loi, les concernés revendiquent leur réintégration sans condition dans leur poste de travail. 'Notre radiation constitue un grave précédent. Elle est illégale par rapport à la loi du travail et au règlement intérieur de l'entreprise", nous dira l'un des protestataires approché sur les lieux.
Nos interlocuteurs précisent que la société Alstom Hydro-France, qui gère la station de pompage de Beni Haroun au profit de l'ANBT, a fait appel à un sous-traitant pour suppléer le personnel d'exploitation licencié. Or, arguent-ils, les clauses de la convention signée entre la partie algérienne représentée par l'ANBT et le français Alstom interdit toute forme de sous- traitance en matière de maintenance planifiée, domaine d'activité incluant le service d'exploitation.
Il est souligné de même source que la décision de l'employeur français, qui reproche au personnel d'exploitation d'avoir commis une grave faute professionnelle en participant à une grève en date du 13 mai 2012, est en contradiction avec les dispositions de l'article 98 de la loi 90-11, stipulant qu'aucune mesure disciplinaire ne sera engagée contre les travailleurs au-delà de 90 jours après la constatation de la faute professionnelle.
Aussi les techniciens concernés, dont 90% d'ingénieurs, détenteurs de surcroît de contrats de travail à durée indéterminée (CDI), revendiquent-ils leur réintégration dans le personnel de l'entreprise et réclament desdommages et intérêts pour l'impact moral et matériel induit par la controversée décision de radiation.
Signalons que le bureau de wilaya de l'UGTA et l'inspection du travail qualifient, dans des correspondances officielles adressées à Alstom Hydro-France, ladite décision de licenciement de grave entorse à la loi.
K B
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUABDELLAH
Source : www.liberte-algerie.com