Rendre à la profession pharmaceutique sa noblesse et son honorabilité,promouvoir le concept et la pratique de la substitution par l'acceptation dugénérique tels sont les thèmes dominants développés, jeudi, lors d'une journéed'étude organisée par le conseil de l'ordre régional de Constantine au profitdes pharmaciens du secteur public et privé des wilayas de Constantine, Mila,Sétif et Oum El-Bouaghi. Ont participé aussi à cette rencontre, le wali de Milaet les directeurs de la CNAS et de la Santé de la wilaya d'accueil. Dans son interventiond'ouverture, Baghloul Kamel, président de l'institution ordinale, a déclaré«que la clochardisation de la profession nous dicte à donner un état des lieuxsans complaisance». L'ouverture du marché à une multitude d'importateurs arévélé le non-professionnalisme de certains d'où des pratiques commercialesdouteuses, soulignera le conférencier. S'agissant du tiers payant et dutarif de référence, l'orateur a considéré que ceux-ci restent un acquisprécieux pour préserver la protection de la santé avec, toutefois, une incidencesur l'exercice de la profession quant à l'incertitude des pouvoirs publics encas de développement satisfaisant des génériques qui allègeront les financespubliques en matière de médicaments. Si le pharmacien fait aujourd'huil'objet de critiques, c'est qu'il y a, quelque part, des pratiques négativesqui ternissent l'image de la corporation, ont souligné certains intervenants.A titre d'exemple, la vente des produits hors nomenclature et la pratiquede certaines analyses qui ne relèvent pas de l'officine, sont des cas defigure. Le vice-président national de l'ordre des médecins, le Pr DjenaneRachid, a insisté sur le fait que les génériques devraient, à terme, asseoirleur domination afin de réduire la facture des dépenses de médicaments qui estde l'ordre de 40%, soit le double des pays européens. Le Dr. Acheur, directeurde la CNAS de Mila, a rappelé que 99% des pharmaciens ont adhéré au tierspayant qui a enregistré, dernièrement, la levée de la domiciliation locale avecson élargissement progressif au niveau national grâce à la mise en applicationde la carte à puce. Zéghilèche Dalila, directrice de la Santé de Mila, a traité le thème«l'officine: aspects réglementaires». L'intervenante a surtout insisté sur lerôle du pharmacien qui demeure un prestataire au bon usage des médicaments. Dece fait son absence, même momentanée, doit être remplacée par un pharmacientitulaire. Le Pr Sekhri du CHU de Constantine a soulevé, quant à lui, ledilemme à propos du maintien du système qui régit l'ouverture d'une officine. Ace sujet précis, il a préconisé de revoir les profils de formation dupharmacien, du fait d'une couverture suffisante du pharmacien d'officine. Il aété convenu de remettre un logiciel des psychotropes aux pharmaciens afin deles protéger contre les autorités judiciaires. Enfin, une cellule d'actionsociale a été créée pour venir en aide aux malades nécessiteux en collaborationavec le Croissant-Rouge algérien. A noter que des prix honorifiques ont étédécernés aux pharmaciens qui se sont distingués durant l'exercice de leurprofession.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : B Bousselah
Source : www.lequotidien-oran.com