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Marchés stimulés par le discours de Bernanke: Les Bourses terminent la semaine en hausse



La plupart des Bourses européennes ont clôturé la semaine sur une hausse, stimulées par des annonces du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, qui s'est dit prêt à augmenter son soutien à l'économie des Etats-Unis si nécessaire, et des espoirs en la BCE. "Le marché est rassuré par le fait que les banques centrales sont toujours mobilisées pour agir, en Europe et aux Etats-Unis", résume Alexandre Baradez, analyste chez Saxo Banque. Lors d'un discours très attendu à Jackson Hole, dans le Wyoming (ouest des Etats-Unis), M. Bernanke a confirmé, avant-hier,que la banque centrale des Etats-Unis était disposée à augmenter son soutien à l'économie du pays si nécessaire, jugeant que la situation économique "est de toute évidence loin d'être satisfaisante". "Le discours a été sans surprise et surtout sans surprise négative. Il a répété qu'il pouvait appuyer sur la gâchette à tout moment", explique M. Baradez. En outre, les attentes du marché vis-à-vis des banques centrales devraient encore s'exacerber dans l'attente d'une réunion de la Banque centrale européenne, jeudi prochain, au cours de laquelle de nouvelles mesures en faveur de la zone euro pourraient être annoncées.
L'indice Eurostoxx 50 a gagné + 1,54%
Paris a terminé en nette hausse (+1,00%), l'indice CAC 40 prenant 33,96 points, à 3 413,07 points, dans un volume d'échanges assez faible de 2,966 milliards d'euros. Parmi les valeurs, BNP Paribas a pris 2,11% à 34,56 euros, Crédit Agricole 7,56% à 4,64 euros et Société Générale 2,86% à 21,05 euros. En parallèle, ArcelorMittal a gagné 2,60% à 11,86 euros et Schneider Electric 2,66% à 50,21 euros. PSA Peugeot Citroën a gagné 0,92% à 6,02 euros et Renault 1,17% à 37,17 euros. Iliad a pris 4,43% à 126,00 euros, au plus haut de son histoire. Lagardère a gagné 3,52% à 22,35 euros. Les résultats du groupe Essilor, confiant pour 2012, ont moins convaincu (-1,70% à 69,39 euros). Aéroports de Paris (ADP) a perdu 2,51% à 63,01 euros après des résultats semestriels inférieurs aux attentes. Fleury-Michon a bondi (+6,47% à 37,05 euros). Enfin, Etam Développement a pris 2,34% à 13,10 euros après un bénéfice net semestriel multiplié par plus de 6, à 7,8 millions d'euros. L'indice vedette Dax de la Bourse de Francfort a progressé de 1,09% à 6 970,79 points, tandis que le MDax des valeurs moyennes a pris 0,67% à 11 016,98 points. Les valeurs bancaires étaient à la fête, Deutsche Bank gagnant 4,82% à 28,27 euros, en première place du Dax, et Commerzbank 2,19% à 1,26 euro. Dans leur sillage, les valeurs d'assurances étaient elles aussi bien orientées. Allianz a progressé de 1,71% à 87,27 euros, suivi par Munich Re qui a gagné 1,47% à 117,7 euros. Le titre Lufthansa s'est offert une hausse de 0,51% à 9,81 euros. A l'inverse, Metro terminait en dernière position, cédant 1,32% à 23,95 euros. A contre-courant des autres Bourses, Londres a clôturé en baisse, l'indice FTSE-100 des principales valeurs perdant 0,14%, soit 7,97 points par rapport à la clôture de la veille, à 5 711,48 points. Parmi les baisses, Sainsbury a reculé de 1,43% à 327,6 pence, GlaxoSmithKline de 1,00% à 1 425 pence, Vodafone de 0,64% à 181,5 pence tandis que WPP a encore cédé du terrain (-0,57% à 815 pence). Les géants miniers suisses Glencore et Xstrata ont en revanche fortement rebondi, prenant respectivement 7,68% à 385,05 pence et 5,65% à 952,2 pence. La Bourse de Madrid a fini en hausse de 3,13%, réconfortée par l'approbation d'une nouvelle réforme bancaire qui vise à assainir enfin le secteur et malgré les rumeurs insistantes sur une demande de sauvetage plus large du pays. L'indice Ibex-35 des valeurs vedettes a terminé à 7 420,5 points, dopé par les banques: Santander s'est envolé de 6,02% à 5,67 euros, BBVA a gagné 5,53% à 6,073 euros et CaixaBank a pris 4,12% à 3,032 euros. Banco Sabadell a bondi de 10,42% à 2,3 euros et Bankia de 6,26% à 1,426 euro, tandis que Bankinter grimpait de 4,69% à 2,994 euros. L'indice SMI des 20 valeurs vedettes de la Bourse suisse a clôturé en hausse à 6 388,01 points (+015%). Les bancaires ont nettement progressé. Credit Suisse a gagné 3,19% à 18,44 francs et UBS 1,23% à 10,68 francs. Nestlé a évolué à contre-courant, perdant 0,50% à 59,35 francs. A la Bourse d'Amsterdam, l'indice AEX a clôturé en hausse de 0,53% à 329,28 points. Les hausses les plus importantes ont été enregistrées par ING, qui a gagné 2,86% à 6,08 euros, et par Boskalis, qui a grimpé de 2,67% à 26,87 euros. A la baisse, Air France-KLM a perdu 1,47% à 4.01 euros et Ahold est descendu de 1,17% à 9,83 euros. La Bourse de Bruxelles a terminé en hausse de 0,78% à 2 345,69 points. Bekaert a gagné 3,70% à 20,76 euros. Le bancassureur KBC a regagné le chemin perdu la veille avec une hausse de 3,19% à 17,29 euros, tout comme le numéro un mondial du zinc Nyrstar (+2,63% à 3,83 euros). Befimmo-Sicafi a enregistré la plus forte baisse, - 2,13% à 46,04 euros. A la Bourse de Milan, le FTSE Mib a clôturé en nette hausse de 2,16% à 15 100,48 points, revigoré par le discours de Ben Bernanke. La banque Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS) a rattrapé en partie ses pertes des derniers jours en clôturant sur un bond de 6,46% à 0,224 euro, menant les autres groupes bancaires, eux aussi en hausse. Le groupe Enel a gagné 2,99% à 2,62 euros et Telecom Italia 1,79% à 0,74 euro. La Bourse de Lisbonne a fini en hausse de 1,10%, l'indice vedette PSI-20 ayant clôturé à 4.998,86 points. Portucel (+3,52%) et Sonae (+3,49%) ont enregistré les plus fortes hausses. Du côté du secteur énergétique, Energias de Portugal a gagné 2,46% et Galp 1,06%.
Wall Street finit en hausse
La Bourse de New York a terminé en hausse, rassérénée par les propos du patron de la Réserve fédérale américaine qui a confirmé la disposition de l'institution des Etats-Unis à soutenir davantage l'économie du pays: le Dow Jones a gagné 0,69% et le Nasdaq 0,60%. Selon des résultats définitifs à la clôture, l'indice Dow Jones Industrial Average a crû de 90,13 points à 13 090,84 points et le Nasdaq, à dominante technologique, de 18,25 points à 3 066,96 points. L'indice élargi Standard & Poor's 500 a progressé de 0,51% (+7,10 points à 1 406,58 points). Les investisseurs répondent positivement aux nouvelles en provenance d'Europe et aux commentaires du président de la Réserve fédérale américaine, ont noté les analystes de Wells Fargo. M. Bernanke a en effet réitéré la position de la banque centrale selon laquelle elle interviendrait si l'économie stagnait, même s'il n'a pas détaillé de mesures spécifiques, ont-ils ajouté. Lors d'une intervention à Jackson Hole, dans le Wyoming (ouest des Etats-Unis), le chef de la Fed a déclaré qu'il ne fallait pas exclure de prendre de nouvelles mesures exceptionnelles d'assouplissement monétaire et assuré que les mesures extraordinaires (et contestées) mises en oeuvre par la Réserve fédérale afin de soutenir l'économie américaine depuis qu'elle a abaissé son taux directeur à quasi zéro fin 2008 étaient utiles. Même s'il n'a pas fait d'annonce, M. Bernanke a utilisé un ton encourageant quand il a livré son analyse des coûts et bénéfices d'un nouveau stimulus et quand il a exprimé son insatisfaction face au niveau du chômage qui reste élevé, a souligné Michael Gapen, de Barclays. Pour Christopher Low, de FTN Financial, le patron de la Fed a même parlé avec beaucoup de ferveur de l'assouplissement monétaire. M. Bernanke doit cependant encore convaincre le reste du comité de politique monétaire de l'institution (FOMC), qui doit se réunir les 12 et 13 septembre, et il n'est pas certain que quelque chose se passe tout de suite, a souligné M. Low. Avant le discours de M. Bernanke, les indices de la place financière new-yorkaise avaient démarré en hausse dans le sillage des Bourses européennes, portés, selon les analystes de Charles Schwab, par un optimisme accru sur une très prochaine action de la Banque centrale européenne sur les marchés des dettes souveraines et alors que l'Espagne a approuvé un ensemble de réformes bancaires. Le gouvernement espagnol a en effet entériné, avant-hier, une réforme pour assainir une fois pour toutes son secteur bancaire, comme contrepartie au prêt accordé en juin par la zone euro. Le marché obligataire a fortement progressé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 1,562% contre 1,6200% la veille et celui à 30 ans, à 2,684% contre 2,738%.
Tokyo clôture en baisse de 1,60%, inquiétude pour la croissance
La Bourse de Tokyo a terminé la semaine en nette baisse de 1,60%, à cause d'inquiétudes pour la croissance au Japon, en Europe et en Chine. A la clôture, l'indice Nikkei 225 des valeurs vedettes a chuté de 143,87 points à 8 839,91 points. Sur l'ensemble de la semaine, il a perdu 2,54%. L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a cédé de son côté 1,63%, lâchant 12,15 points à 731,64 points. L'activité a été faible, avec 1,59 milliard d'actions échangées sur le premier marché. Plusieurs données macroéconomiques publiées, jeudi et vendredi, ont miné le moral des investisseurs. Au Japon, la production industrielle a reculé en juillet, symptôme des répercussions du ralentissement économique mondial sur l'économie de l'archipel tournée vers les exportations. Sur le Vieux Continent, le marché du travail en Allemagne a continué à se dégrader en août, et dans l'ensemble de la zone euro, l'indice de confiance des chefs d'entreprises et des consommateurs a enregistré en août un net repli. En Chine, la mauvaise tenue de la Bourse de Shanghai ces dernières semaines accentue les craintes d'un ralentissement brutal de l'activité dans la deuxième économie du monde, locomotive de l'activité planétaire. Les investisseurs attendaient en outre avec prudence l'intervention du président de la banque centrale américaine, Ben Bernanke, lors d'un séminaire internationale à Jackson Hole, dans l'Etat du Wyoming (centre-ouest des Etats-Unis). "Les acteurs du marché hésitent à s'engager. Une fois que le sommet de Jackson Hole sera passé, la réunion de la banque centrale européenne de jeudi prochain représentera un nouveau point d'inquiétude pour les investisseurs", a expliqué Mitsushige Akino, courtier chez Ichiyoshi Investment Management, cité par Dow Jones Newswires. Au final, la plupart des secteurs ont clairement baissé à la Bourse, en premier lieu les groupes sidérurgiques sensibles à la conjoncture. Nippon Steel, qui a annoncé la veille une dépréciation de 1,2 milliard d'euros de deux aciéries japonaises, a fondu de 5,63% à 151 yens et JFE Holdings de 4,90% à 988 yens. Comme souvent, le surcroît de prudence du marché s'est traduit par une remontée du yen, particulièrement nette vis-à-vis de l'euro, ce qui a pesé sur les groupes exportateurs japonais actifs en Europe. Dans la construction d'automobiles, Toyota a freiné de 2,37% à 3 095 yens, Nissan de 1,48% à 730 yens et Honda de 2,41% à 2 472 yens. Les fabricants d'électronique n'ont pas connu meilleure fortune: Sony a perdu 2,76% à 881 yens, Panasonic 3,10% à 532 yens et Canon 2,59% à 2 595 yens. Leur concurrent Sharp a plongé de 12,78% à 198 yens. Outre les éléments généraux ayant frappé l'ensemble du secteur, Sharp a payé la publication d'informations de presse, selon lesquelles le groupe n'aurait pas encore démarré la production de petits écrans LCD qu'il devait commencer à livrer fin août à son client Apple, en prévision de la sortie de la dernière évolution de l'iPhone. Facteur aggravant, les discussions semblent ardues avec le taïwanais Hon Hai, plus connu sous le nom commercial de Foxconn, qui doit acheter 9,9% du capital de Sharp selon un accord annoncé au printemps. En visite au Japon, le président de Hon Hai, Terry Gou, ne s'est pas présenté à une conférence de presse prévue, jeudi prochain au Japon, renforçant les craintes quant à la pérennité de l'accord capitalistique.
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