Les Bourses européennes ont clos la semaine, avant-hier, sur une note positive, rassurées par la solidité du marché du travail aux Etats-Unis, alors que la place parisienne a, elle, ignoré la dégradation de la note de la France par l'agence de notation Standard & Poor's."Le marché reprend son souffle et connaît une phase de temporisation qui n'est pas illogique, sans que l'on puisse encore parler de retournement", a résumé Renaud Murail, un gérant de Barclays Bourse.
Tôt vendredi matin, Standard & Poor's a abaissé d'un cran la note de la France à "AA", estimant que le pays avait perdu de sa marge de manoeuvre financière et n'était pas en mesure de se réformer davantage en raison du maintien d'un chômage élevé.
Les investisseurs ont davantage réagi au rapport sur l'emploi, en accusant brièvement le coup après des chiffres meilleurs que prévu.
Le taux de chômage aux Etats-Unis a légèrement augmenté en octobre mais les créations d'emplois ont affiché une progression exceptionnelle après la fermeture des services administratifs pendant la crise budgétaire.
L'Eurostoxx 50 a perdu 0,27%
La plupart des indices boursiers ont fini bien orientés à l'exception de quelques-uns dont le CAC 40. La Bourse de Paris a en effet terminé en baisse de 0,48% (-20,55 points) à 4 260,44 points, plombée par le secteur bancaire.
Les titres bancaires se sont repliés après la dégradation de la note française, en dépit de l'assurance donnée par S&P qu'elles n'étaient pas menacées d'une décision similaire. BNP Paribas a perdu 0,97% à 53,10 euros, Crédit Agricole 0,46% à 9,12 euros et Société Générale 2,34% à 40,77 euros.
Le groupe Bolloré a chuté (-7,22% à 399,90 euros) après une forte hausse depuis le début de l'année. A l'inverse, Numericable a bondi (+14,92% à 28,50 euros) pour son entrée en Bourse.
A Londres, l'indice vedette FTSE-100 des principales valeurs a pris 0,17%, soit 11,20 points par rapport à la clôture de jeudi, à 6708,42 points.
Parmi les plus fortes progressions, le groupe aérien IAG, maison-mère de British Airways, d'Iberia et de Vueling, a bondi de 7,99% à 376,9 pence, porté par l'envol de son bénéfice net au troisième trimestre et la nette révision en hausse de ses prévisions.
Rassasiée après son nouveau record de la veille, la Bourse de Francfort a terminé proche de l'équilibre, l'indice Dax des trente valeurs vedette lâchant 0,03% à 9 078,28 points et le MDax des valeurs moyennes 0,33% à 16 069,25 points.
Le groupe aérien Lufthansa a fini en tête du Dax, s'adjugeant 1,83% à 14,49 euros.
Sur ses talons, le premier réassureur mondial, l'allemand Munich Re, a avancé de 1,62% à 153,95 euros, rebondissant après avoir laissé des plumes la veille. Il avait annoncé un rachat d'actions d'un milliard d'euros maximum devant être bouclé en 2014, après avoir fait état d'un troisième trimestre faible en raison de "nombreux facteurs négatifs".
La Bourse de Milan a terminé en hausse de 0,52% à 18 962 points, tirée par le groupe énergétique Enel qui s'est particulièrement illustré. Son action a progressé de 3,58% à 3,244 euros au lendemain de la présentation de ses résultats trimestriels, tandis que Ansaldo STS a bondi de 5,40% à 7,705 euros.
A l'inverse, les poids lourds Finmeccanica et Telecom Italia ont tous deux broyé du noir, chutant respectivement 5,99% à 5,105 euros et 5,56% à 0,68 euro. Finmeccanica a déçu en revoyant ses objectifs annuels à la baisse, tandis que le nouveau plan stratégique de Telecom Italia a laissé les investisseurs sceptiques.
La Bourse de Madrid a fini quasi stable (+0,07%) à 9 747,2 points.
Le géant des télécoms Telefonica a gagné 0,77%, à 12,44 euros, après avoir publié un bénéfice net en baisse de 21,1% au troisième trimestre à 1,089 milliard d'euros.
Les deux principales banques espagnoles ont elles terminé la semaine dans le rouge: Santander, numéro un en zone euro par la capitalisation, a perdu 0,82% à 6,409 euros tandis que BBVA a reculé de 1,10% à 8,45 euros.
Idem à la Bourse suisse, où l'indice SMI a clôturé en hausse de 0,14% à 8 240,92 points.
L'opérateur de plateformes pétrolières Transocean a poursuivi sur sa lancée, gagnant 2,39% à 48,36 francs, après avoir bondi de plus de 6% la veille après des trimestriels convaincants.
La banque privée Julius Baer a en revanche reculé de 1,46% à 42,47 francs, tandis que l'horloger suisse Swatch Group a quant à lui cédé 1,30% à 567,50 francs.
La Bourse d'Amsterdam a, elle, gagné 0,22% à 394,07 points, la hausse la plus importante a été enregistrée par le groupe postal PostNL, qui a gagné 6,30% à 4,42 euros. A la baisse, le groupe de services techniques Imtech a cédé 3,13% à 2,08 euros.
En revanche, la Bourse de Lisbonne a terminé en net repli de 1,24% à 6 323,05 points. Avec 17 de ses 20 titres dans le rouge, l'indice PSI 20 a été pénalisé surtout par ses valeurs financières.
La banque BES a chuté de 2,54% à 0,998 euro, la BPI de 2,21% à 1,15 euro et la BCP de 1,84% à 0,11 euro.
Parmi les poids lourds de la place portugaise, le groupe de grande distribution a également reculé de 1,75% à 14,60 euros et Galp Energia a cédé 1,40% à 12,31 euros.
La Bourse de Bruxelles a pour sa part perdu 0,57%, terminant la semaine sous la barre des 2 900 points autour de laquelle elle évolue ces derniers temps, à 2 895,57 points.
L'instabilité du cours du groupe de biotechnologies ThromboGenics s'est encore illustrée avec un décrochage de 8,77% à 19,24 euros pour cause de ventes décevantes au 3e trimestre. Le groupe avait déjà perdu 4,83% jeudi après un bond de 6,31% la veille.
La holding GBL du milliardaire Albert Frère, qui a annoncé jeudi un résultat trimestriel en baisse et la cession de 8 millions d'actions Total, a reculé de 2,87% à 64,39 euros.
Wall Street portée par l'emploi américain
Wall Street a terminé la semaine sur un nouveau record du Dow Jones, au terme d'une séance portée par des créations d'emplois deux fois plus élevées que prévu en octobre aux Etats-Unis: le Dow Jones a gagné 1,08% et le Nasdaq 1,60%.
Selon des résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones s'est apprécié de 167,80 points à 15 761,78 points, dépassant son dernier record de mercredi, et le Nasdaq, à dominante technologique, a progressé de 61,90 points à 3 919,23 points.
L'indice élargi S&P 500 a avancé de son côté de 1,34%, soit 23,46 points, à 1 770,61 points.
Sur le plan des valeurs, les résultats record des studios Walt Disney poussaient son titre en hausse de 1,50% à 68,16 dollars. Le géant américain des médias et du divertissement a annoncé la veille après la clôture des bénéfices et un chiffre d'affaires annuels record, ainsi qu'un bénéfice net en hausse de 12% pour le quatrième trimestre.
Le réseau social Twitter fondait de 3,00% à 43,55 dollars au lendemain d'une entrée en Bourse réussie, qui avait vu son titre bondir de plus de 70%.
Le titre du géant des restaurants fast-food McDonald's reculait de 0,58% à 96,64 dollars malgré des ventes ressorties en légère hausse sur un an en octobre.
Celui des magasins Gap, après des ventes en hausse plus prononcée et supérieures aux attentes, évoluait nettement dans le vert (+6,41% à 40,17 dollars).
L'action de la banque JPMorgan, première banque américaine en termes d'actifs, s'appréciait de 3,35% à 53,38 dollars après avoir fait savoir son intention de supprimer 15.000 emplois cette année dans des documents publiés à l'occasion d'une conférence d'analystes.
L'action du géant américain de l'aluminium Alcoa, qui avait plongé la veille de plus de 7% souffrant de la réforme du système d'entrepôts de métaux annoncée par le London Metal Exchange, reprenait 0,45% à 8,99 dollars.
Le constructeur californien de voitures électriques Tesla continuait de son côté à dégringoler (-2,80% à 135,86 dollars), après un troisième incendie survenu sur sa berline Model S.
Tokyo clôture en baisse de 1,00%, inquiétude autour de la Fed
La Bourse de Tokyo a terminé la semaine en baisse de 1,00%, inquiète d'un possible retrait des mesures de soutien de la Banque centrale américaine (Fed) à l'économie des Etats-Unis.
A la clôture, l'indice Nikkei 225 des valeurs vedettes a perdu 141,64 points à 14 086,80 points. Sur l'ensemble de la semaine, il a abandonné 0,81%.
L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a diminué de son côté de 0,70%, lâchant 8,31 points à 1 176,42 points.
L'activité a été très moyenne, avec 2,23 milliards d'actions échangées sur le premier marché.
La publication d'une statistique meilleure que prévu sur la croissance aux Etats-Unis au 3e trimestre a, une fois encore, alimenté les spéculations sur une diminution prochaine de l'ampleur des aides exceptionnelles apportées par la Fed à l'économie américaine.
Les fabricants d'électronique ont particulièrement souffert: Sony a chuté de 2,66% à 1 649 yens, Panasonic de 2,55% à 994 yens et Sharp de 2,78% à 280 yens.
Parmi les constructeurs d'automobiles, Toyota a perdu 1,12% à 6 200 yens, Nissan 0,45% à 883 yens et Honda 0,77% à 3 870 yens. Le spécialiste des mini-véhicules et deux roues Suzuki a chuté pour sa part de 4,82% à 2 349 yens.
Le fabricant d'appareils photos Nikon a baissé de 3,63% à 1 725 yens, après avoir annoncé jeudi la chute de moitié de son bénéfice net entre avril et septembre à cause de ventes toujours difficiles.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Leïla S
Source : www.lemaghrebdz.com