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Marchés: Les Bourses européennes moroses, inquiètes de l'impasse budgétaire aux USA



Les Bourses européennes se sont montrées moroses, avant-hier, des statistiques de bonne facture des deux côtés de l'Atlantique ne parvenant pas à vaincre les inquiétudes liées à l'impasse budgétaire aux Etats-Unis. Depuis la veille, "les craintes des investisseurs quant à la situation budgétaire américaine ont pris le pas sur des indicateurs économiques encourageants", notent les analystes de Saxo Banque. Aux Etats-Unis, la production industrielle a fortement rebondi en novembre grâce à la remise en route des installations touchées par le passage de l'ouragan Sandy fin octobre tandis qu'en zone euro, l'activité du secteur privé s'est contractée moins fortement en décembre. En Chine, l'activité manufacturière connaît en décembre une expansion plus rapide que le mois dernier, selon la banque HSBC, un signe supplémentaire d'accélération de la croissance de la deuxième économie mondiale.
L'Eurostoxx 50 a grappillé 0,11%
Paris a fini à l'équilibre, à 3 643,28 points. Alcatel-Lucent a tenu la vedette et s'est envolé de 7,03% à 0,91 euro. Derichebourg a terminé sur un bond de 9,31% à 2,84 euros à l'issue d'une semaine agitée. Malgré les mauvaises performances du secteur automobile en novembre, Peugeot a gagné 1,15% à 5,26 euros et Renault +1,44% à 40,80 euros. Société Générale a progressé de 0,39% à 29,24 euros. Des prises de bénéfices ont pesé sur TF1 (-3,33% à 8,70 euros). Veolia Environnement a perdu 1,73% à 8,90 euros. Le distributeur cannois de yachts de grand luxe Rodriguez Group a terminé en repli de 1,74% à 3,39 euros. A Francfort, l'indice vedette Dax a fini en hausse de 0,19% à 7 596,47 points et le MDax des valeurs moyennes a progressé de 0,27% à 11 955,99 points, tout proche de son record absolu atteint le 11 décembre (11 973,28 points). Deutsche Bank a clos la marche, reculant de 2,08% à 32,65 euros. Les valeurs automobiles ont en revanche été très recherchées: Daimler s'est apprécié de 2,52% à 40,67 euros, BMW de 1,33% à 71,73 euros et Volkswagen, propriétaire d'Audi, de 0,29% à 170,55 euros. A Londres, l'indice FTSE-100 des principales valeurs a perdu 0,13% (7,85 points), à 5 921,76 points. Parmi les perdants, le groupe minier Anglo American a cédé 1,64% à 1 826,5 pence, le groupe pétrolier Tullow Oil 1,40% à 1 199 pence et le groupe pharmaceutique AstraZeneca 1,17% à 2 924 pence. Le groupe aérien IAG a en revanche pris 1,16% à 173,7 pence, la banque Royal Bank of Scotland 0,70% à 302,3 pence et le groupe de luxe Burberry 0,16% à 1264 pence. La Bourse de Madrid a terminé proche de l'équilibre (+0,09% à 8024,1 points) après une journée marquée notamment par la publication des chiffres de la dette publique à fin septembre. Si BBVA s'est adjugé 0,71% à 6,80 euros, Santander, première banque de la zone euro par sa capitalisation, a terminé à l'équilibre, à 5,90 euros. CaixaBank a reculé de 1,98% à 2,63 euros et Banco Sabadell a enregistré la perte la plus lourde de l'indice (-2,91% à 2,165 euros), du fait de l'arrivée sur le marché d'actions nouvellement émises. La banque nationalisée Bankia a reculé de 1,43% à 0,69 euro. Inditex a gagné 0,29% à 103,50 euros. L'indice vedette de la Bourse de Milan, le FTSE Mib, a clôturé en hausse de 0,26% à 15.908 points, terminant sur une note positive une semaine pourtant très mal commencée avec l'annonce de la démission du gouvernement de Mario Monti. Fiat, qui s'était effondré de plus de 5% dès les premiers échanges, a un peu remonté un peu la pente pour terminer en baisse de 1,94% à 3,63 euros. Les investisseurs ont peu goûté les chiffres de ventes européennes de novembre mais surtout des informations de presse selon lesquelles Fiat envisagerait une augmentation de capital pour financer le reste du capital de Chrysler. Fiat a démenti.
Pirelli, dont les actionnaires semblent vouloir prolonger, selon la presse italienne, leurs discussions sur la structure du capital du groupe. Il a gagné 1,25% à 8,91 euros. Saipem a progressé de 1,22% à 29,95 euros. La Bourse de Bruxelles a progressé de 0,62% à 2 457,80 points, soutenue par un certain optimisme sur l'avenir de la zone euro. C'est de nouveau le groupe de métallurgie Bekaert qui a mené la danse en prenant 3,19% à 20,54 euros. Le bancassureur KBC a été également de nouveau fortement demandé, signant une progression de 1,68% (24,51 euros). A la Bourse suisse, l'indice SMI a cédé du terrain (-0,25%) à 6 902,51 points. Actelion a accusé la plus forte baisse de la séance, reculant de 2,89% à 44,99 francs suisses sur fond de prises de bénéfices. La biotech bâloise a annoncé que son nouveau dossier de demande d'homologation pour Macitentan, le traitement qui doit prendre la relève de son médicament-phare Tracleer, a été acceptée par les autorités américaines. La nouvelle a fourni aux investisseurs une opportunité de matérialiser des plus-values sur ce titre qui s'est apprécié de plus de 43% depuis le début de l'année. L'horloger Swatch Group a grimpé de 3,84% à 464,80 francs, le titre ayant bénéficié d'un changement de recommandation favorable d'un courtier. L'indice AEX des principales valeurs de la Bourse d'Amsterdam a clôturé en hausse de 0,16% à 344,39 points. La hausse la plus importante a été enregistrée par le groupe néerlando-suédois AkzoNobel, numéro un mondial de la peinture, qui a gagné 7,13% à 48,70 euros après avoir annoncé la vente de ses activités en Amérique du Nord pour 1,05 milliard de dollars. La Bourse de Lisbonne a clôturé en légère hausse à 0,18% à 5 625,31 points. Les valeurs bancaires vedettes, BPI et BES, se sont adjugées respectivement de 2,62% et 2,49%, tandis que la BCP s'est maintenu autour de l'équilibre. Parmi les poids lourds de la cote, l'électricien EDP gagne 1,45% et le groupe diversifié Sonae engrange 0,45% alors que Portugal Telecom perd 1,19%.
Wall Street finit en baisse de 0,27%, Apple recule
Wall Street a fini en baisse, affectée par le recul d'Apple et la crainte d'une incapacité des dirigeants américains à trouver rapidement un accord sur le "mur budgétaire" qui menace de replonger les Etats-Unis dans la récession début 2013. L'action Apple a reculé de 3,76% à 509,794 dollars, en raison d'un démarrage plus lent que prévu des ventes de son iPhone 5 en Chine et de révisions en baisse des prévisions de livraisons par deux analystes du secteur. L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 35,71 points, soit 0,27%, à 13 135,01 points. Le S&P-500, plus large, a perdu 5,87 points, soit 0,41%, à 1 413,58. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 20,83 points (0,70%) à 2 971,33. L'activité commence à ralentir avec le départ en congés de certains gérants à l'approche des fêtes de fin d'année. Le risque augmente qu'un accord sur le "mur budgétaire" ne soit pas conclu à temps, un échec qui déclencherait des hausses d'impôts et des baisses de dépenses automatiques de l'ordre de 600 milliards de dollars, soulignent des analystes. L'action Best Buy est retombée lourdement, de 14,66%, le groupe ayant accordé un délai supplémentaire à son fondateur Richard Schulze, pour qu'il dépose son offre de rachat sur la société de distribution d'électronique grand public. Grâce à ce délai, Richard Schulze pourra soumettre son offre à tout moment durant le mois de février et la firme disposera ensuite de trente jours pour rendre son avis. Le titre avait bondi la veille de 14,12% après l'annonce dans la presse de l'intention de son fondateur de lancer une OPA. L'action Clearwire a pris 6,65%. Mount Kellett Capital Management, qui détient environ 3,6% de la société, a déclaré, avant-hier, que l'offre de rachat de Sprint Nextel (-1,6%) sous-évaluait grossièrement sa cible. Comme la veille, les craintes liées au "mur budgétaire" ont occulté des indicateurs économiques américains encourageants. La production industrielle a augmenté plus que prévu en novembre, de 1,1%, sa plus forte hausse depuis près de deux ans, avec la reprise des activités perturbées par l'ouragan Sandy.
De même, l'indice mesurant la croissance du secteur manufacturier a progressé en décembre à un rythme inattendu et le plus soutenu depuis avril.
Tokyo: le Nikkei finit stable, volume exceptionnel avant législatives
L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a fini la semaine quasi inchangée (-0,05%) à 9 737,56 points, au terme d'une journée exceptionnellement active à deux jours d'élections législatives anticipées qui se tiendront dimanche au Japon. Quelque 3,27 milliards de titres ont été échangés sur le premier marché, l'un des volumes de transactions les plus élevés de l'année, alors que les investisseurs spéculent sur le retour de la droite aux commandes du pays et sur une amplification des mesures d'assouplissement monétaire lors de la prochaine réunion de la banque centrale du Japon (BoJ). Le Nikkei des 225 valeurs-vedettes a ainsi gagné 2,20% durant la semaine. L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a pour sa part augmenté de 1,83 point (+0,23%) avant-hier, pour terminer à 801,04 points. Les actions des entreprises nippones ont bénéficié ces derniers jours de la baisse du yen vis-à-vis du dollar et de l'euro, des mouvements qui laissent espérer des bénéfices supérieurs à ceux initialement prévus, calculés sur la base de taux de changes moins favorables.
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