
Plusieurs indices ont été pris ces derniers jours en considération, laissant les prix du brut sans direction.Ainsi, les cours du pétrole ont ouvert presque stables, hier à New York, les investisseurs assimilant quelques éléments ponctuels de réflexion sur les perspectives d'évolution de l'offre dans l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et aux Etats-Unis.A la mi-journée, le prix du baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, reculait de quatre cents à 53,14 dollars sur le contrat pour livraison en mai au New York Mercantile Exchange (Nymex). Quant au baril de Brent, référence européenne, pour livraison en juin, il perdait 48 cents à 55,41 dollars.«Le marché fait face aux incertitudes sur une prolongation des quotas de l'Opep», a mis en avant James Williams, de WTRG Economics. Le cartel et ses partenaires comme la Russie s'imposent depuis janvier des plafonds de production afin de rééquilibrer le marché, mais ces accords ne courent que jusqu'à la mi-2017.D'un côté, «le ministre iranien du Pétrole s'est prononcé ce week-end pour une prolongation et a rapporté qu'il en allait de même pour la majorité des membres», a noté Williams. «Donc, c'est encourageant !». «Mais chaque semaine, on prend aussi connaissance d'une nouvelle hausse de la production américaine», a-t-il poursuivi, y voyant un élément peu encourageant pour l'Opep.Jeudi encore, le groupe Baker Hughes a fait état d'une hausse hebdomadaire du nombre de puits en activité aux Etats-Unis, un indicateur avancé de la production. «La hausse du décompte des puits américains est la seule chose qui puisse causer des inquiétudes» en ce début de semaine, a minimisé dans une note Carl Larry, de Oil Outlooks and Opinions.En effet, «tout devrait encourager le marché du pétrole à monter», a-t-il assuré.Il évoquait une fuite «majeure» sur un site de la major BP en Alaska, des chiffres favorables sur l'activité économique chinoise, des propos jugés encourageants de l'Arabie saoudite et les tensions géopolitiques à l'?uvre depuis le début du mois.Autre élément encourageant, la déclaration du ministre iranien du pétrole Bijan Namdar Zangeneh. Cité par l'agence iranienne ISNA, le responsable iranien disait que «la plupart des pays voudraient prolonger la décision de l'Opep, et l'Iran soutient leur décision. Si les autres soutiennent cette décision, alors l'Iran les imitera».La reconduction du gel de la production avait été auparavant soutenue par les membres de l'Opep comme l'Algérie, le Koweït et le Nigeria. L'Arabie saoudite et la Russie, qui endurent près de la moitié du fardeau lié au gel, sont plus prudentes dans leurs prévisions. Ces deux pays estiment que la reconduction de l'accord ne pourrait pas être envisagée avant le mois de mai quand les estimations sur réserves mondiales seront connues.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hafid M
Source : www.letempsdz.com