
Les altercations et l'insécurité régnant dans cet endroit en font une zone dangereuse pour les nombreuses personnes qui y transitent.Les nombreux passants qui se rendent à la Pêcherie d'Alger, la place des Martyrs, La Casbah ou toute autre destination doivent emprunter les escaliers des voûtes. Durant la journée, l'animation qui règne entre les vendeurs de poissons et les nombreux véhicules qui stationnent fait vite oublier l'état de délabrement de ces célèbres escaliers. C'est à la nuit tombée que cela changent.Les ordures et les odeurs nauséabondes polluent l'atmosphère, le manque d'hygiène est palpable, sans oublier qu'il faut slalomer entre les nombreuses marches cassées et qui n'ont subi aucune réparation depuis des décennies. «Que c'est triste de voir l'ampleur des dégâts après tant d'années !» s'indigne un poissonnier. Egalement, la tombée de la nuit annonce l'arrivée des sans-abri. Certains cherchent un endroit pour dormir et d'autres de la compagnie. De l'autre côté, des toxicomanes s'installent dans des coins. «Ils sont là depuis un bon moment déjà.Les pauvres malheureux n'ont pas choisi cette vie», explique un restaurateur. Les passants qui empruntent ces escaliers affirment que pendant la nuit, l'endroit devient un véritable coupe-gorge. «Les habitués savent qu'il faut marcher en groupe et vite afin de ne pas se faire agresser à l'arme blanche», déclare un commerçant.Sofiane, un jeune motard, a vu son deux-roues transporté par deux jeunes. «Cela s'est produit vers minuit, j'étais à un mariage, je me suis penché pour vérifier si ma moto était à sa place, à ma grande stupeur, je la voiyais poussée par deux jeunes», affirme-t-il. «C'est grâce aux vendeurs de poisson qui m'ont prêté main forte que j'ai pu la récupérer», ajoute-t-il. Selon des informations rapportées par des sources, les parkingueurs seraient complices dans plusieurs cas similaires à celui du jeune Sofiane. «Après minuit, il faut surveiller les véhicules, car les parkingueurs deviennent agressifs sous l'emprise des stupéfiants», dénonce un jeune homme requérant l'anonymat.En parallèle à ces nombreuses activités, l'arrivée de jeunes filles sur les lieux rime avec prostitution et altercation. Ces dernières suscitent l'intérêt de personnes qui, selon des témoignages, engendrent des rixes. «Dès que les prostituées arrivent, les hommes se bagarrent. Ce sont des droguées, pour pouvoir acheter leur dose, elles font le le plus vieux métier du monde», confie notre interlocuteur.La police n'est pas présente sur les lieux. Si en bas, le barrage de police régule et fluidifie la circulation routière, il n'en demeure pas moins que plus haut, il y a un autre scénario. Le seul endroit épargné est l'esplanade de Djamaâ Ejdid. On y trouve des restaurants, qui proposent des dîners pour mariage, et également les fidèles profitant de l'espace pour la grande prière du vendredi.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid Larbi
Source : www.elwatan.com