L'ancien Premier ministre libyen, Mahmoud Jibril, a critiqué au cours d'un colloque les pays occidentaux, actuels partenaires de la Libye, qui ont pris part à la destitution du régime de Mouammar Kadhafi, affirmant qu'ils sont d'une certaine manière responsables de l'insécurité dans le pays.M. Jibril qui s'exprimait mercredi soir à Tanger, extrême nord du Maroc, à l'occasion d'un colloque politique, a affirmé que ''l'Occident qui ne cesse d'exprimer aujourd'hui son inquiétude par rapport à l'insécurité en Libye, a contribué de façon effective dans l'existence des sanctuaires terroristes en fermant les yeux dans le trafic des armes qui a sévit dans le pays''.
Selon lui, contrairement à ce qui s'est passé en Egypte et en Tunisie, la chute de l'ancien régime en Libye a provoqué la destruction des institutions de l'Etat. ''Elles sont tombées de la même manière qu'elles étaient édifiées'', a-t-il dit.
''La Libye, pour moi est une nation et non un Etat, les fondements de ce dernier n'existant pas'', a dit M. Jibril citant, à cet égard, l'exemple de l'incapacité du pays ''à mettre fin à la violence face à la monté des milices armées sur le terrain".
Pour lui, "seule la rue (l'opinion) peut changer positivement la situation", tout en déplorant l'aspect tribal qui n'a encore joué aucun rôle important.
Prennent part à ce colloque, près de 130 participants venus des cinq continents parmi lesquels figurent des officiels encore au pouvoir, des anciens responsables, des représentants d'organisations régionales et internationales, ainsi que des experts et des hommes d'affaires.
Il s'agit notamment de Dioncounda Traoré, président de la transition au Mali, de John Kufuor, de Ketumilé Maciré, de Staban Music, anciens présidents du Ghana, du Botswana, de la Croatie, respectivement, et d'autres personnalités dont l'ancien Premier ministre de la Belgique, du secrétaire général de l'Organisation de la coopération et du développement économique et du président de la commission des affaires étrangères du Conseil fédéral russe (la chambre haute du Parlement).
La session de cette année, axée sur le thème ''Quels moyens pour développer un monde instable'', a été marquée par l'organisation de rencontres sous forme de tables-rondes sur ''les perspectives politiques instables du printemps arabe'', ''les nouvelles données géostratégiques de la région'', ''la crise syrienne'', ''la réalisation de la stabilité au Mali'' et d'autres sujets importants pour les pays émergents tels que le développement vert, la sécurité alimentaire, le financement pour les infrastructures et l'intégration monétaire en Afrique.
Pana
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Pana
Source : www.maghrebemergent.info