Mila - A la une

Lestées par un euro fort : Les Bourses européennes dans le rouge



Lestées par un euro fort : Les Bourses européennes dans le rouge
Les Bourses européennes ont fini lundi dans le rouge, lestées par l'appréciation de l'euro dans le sillage de la réunion des banquiers centraux à Jackson Hole, aux Etats-Unis.Les investisseurs digéraient leur déception après les discours sans surprise vendredi dans ce cadre du président de la BCE, Mario Draghi, et de son homologue de la Fed, Janet Yellen. Après cet événement, l'euro est remonté au-dessus du seuil de 1,19 dollar, pesant sur les sociétés exportatrices. "L'appréciation de l'euro est ce que le marché a surtout surveillé aujourd'hui", relève Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque. Quelques indicateurs étaient par ailleurs à l'agenda du jour, dont la croissance des crédits accordés par les banques de la zone euro aux particuliers et aux entreprises de la région, qui s'est légèrement renforcée (+2,6% sur un an en juillet).La croissance de la masse monétaire M3, agrégat utilisé par l'institution de Francfort comme un indicateur avancé de l'inflation, a quant à elle reflué en juillet à + 4,5% sur un an, une donnée inférieure aux attentes des analystes. Les assureurs ont été sous pression, le marché s'inquiétant des coûts à venir de l'ouragan Harvey aux Etats-Unis. L'Eurostoxx 50 a abandonné 0,51%A Paris le CAC 40 a perdu 0,48%, soit 24,58 points, à 5.079,75 points dans un volume d'échanges de 1,48 milliard d'euros. Michelin a été soutenu (+1,65% à 116,90 euros) par un relèvement de sa recommandation à "acheter" contre "neutre" auparavant par Oddo. Bolloré s'est replié de 1,10% à 3,79 euros. Les titres du secteur pétrolier ont souffert d'un repli des cours de l'or noir, à l'image de TechnipFMC (-1,20% à 21,36 euros) et Total (-0,44% à 43,14 euros). Vivendi a reculé (-2,86% à 18,83 euros), après que Havas (-0,05% à 9,23 euros), dont il détient depuis juillet la participation majoritaire de 59,2%, a publié un bénéfice net en repli de 34% au premier semestre avec, à la clef, un avertissement sur objectif.GeNeuro a chuté de 66,24% à 4,18 euros. Londres était fermé en raison d'un jour férié. A Francfort, l'indice Dax des 30 valeurs vedettes a lâché 0,37% à 12.123,47 points, le MDax 0,49% à 24.642,50 points. Allianz a cédé 0,47% à 181,35 euros et le réassureur Munich Re 1,10% à 174,85 euros.Volkswagen a grignoté 0,04% à 127,40 euros. Bayer s'est effrité de 0,05% à 108,95 euros, faisant mieux que la moyenne. Lufthansa a abandonné 0,55% à 20,65 euros. L'ancien pilote autrichien de formule 1 Niki Lauda se dit de son côté intéressé par la reprise de la compagnie en bonne santé Niki, qu'il a fondée en 2003 avant de la vendre plus tard à Air Berlin et que Lufthansa convoite déjà. Milan a lâché 0,09% à 21.726 points.Banco BPM réalise la meilleure performance (+0,99% à 3,26 euros), suivi d'Intesa Sanpaolo (+0,85% à 2,864 euros) et de Mediolanum (+0,70% à 7,19 euros).Buzzi Unicem a enregistré la plus forte baisse (-1,22% à 19,47 euros), suivi de Hera (-0,97% à 2,644 euros) et de Tenaris (-0,97% à 11,22 euros).Madrid a fini en baisse de 0,57% à 10.285,9 points.Le groupe ACS, n°1 de la construction, a subi la plus forte baisse (-1,75% à 31,67 euros) et le fabricant d'éoliennes Siemens Gamesa connu la plus forte hausse (+0,36% à 12,44 euros).Le secteur bancaire a terminé en recul: Banco Santander -0,44% à 5,45 euros, BBVA -0,38% à 7,43 euros, CaixaBank -0,32% à 4,35 euros.Le géant du textile Inditex a clôturé également dans le rouge (-1,21% à 33,01 euros), ainsi que celui des télécoms Telefonica (-0,88% à 9,03 euros).La Bourse suisse a rechuté, alors que les inquiétudes autour de la Corée du Nord sont revenues sur le devant de la scène.Elle a perdu 0,47% à 8.864,23 points. Le groupe suisse de chimie de spécialités Lonza est resté inchangé à 237,80 francs suisses. Seul le groupe de luxe Richemont (+0,29% à 85,50 francs suisses) est parvenu à se hisser dans le vert.Le réassureur suisse Swiss Re a subi le plus fort repli (-1,02% à 87,00 francs suisses). L'assureur Zurich Insurance a perdu de son côté 0,68% à 290,10 francs suisses, tandis que Swiss Life a perdu 0,78% à 344,00 francs suisses.Du côté des financières, UBS a cédé 0,44% à 16,01 francs suisses et Credit Suisse 0,49% à 14,36 francs suisses.Amsterdam a terminé en baisse de 0,51% à 514,76 points.Le géant néerlando-belge de la distribution Ahold Delhaize a chuté de 2,46% à 15,07 euros et le groupe de forage pétrolier et gazier SBM a perdu 1,58% à 13,33 euros.Le groupe de médias et télécoms Altice a, lui, pris 1,29% à 18,90 euros.Bruxelles a terminé en baisse de 0,54% à 3.884,55 points.Elle a été portée par le groupe postal bpost, qui gagne 0,32% à 23,57 euros.Mais 17 valeurs ont terminé dans le rouge, dont le brasseur AB InBev, qui a perdu 1,35%, à 96,90 euros.Lisbonne a clôturé en baisse de 0,70% à 5.129,53 points, pénalisée par le groupe de grande distribution Jeronimo Martins qui a reculé de 1,89% à 16,33 euros.Parmi les poids lourds de l'indice PSI 20, la banque BCP s'est repliée de 1,68% à 0,22 euro, le producteur de liège Amorim a cédé 1,62% à 11,27 euros et le groupe diversifié Sonae a lâché 0,82% à 0,96 euro.A l'inverse, le groupe électricien EDP a avancé de 0,40% à 3,22 euros. Wall Street résiste à la tempête tropicale HarveyLa Bourse de New York a fini sur une note irrégulière lundi, coincée entre la baisse des valeurs pétrolières provoquée par la tempête tropicale Harvey et la bonne tenue d'un secteur pharmaceutique dopé par l'annonce d'une grosse acquisition. L'indice Dow Jones a perdu 0,02%, soit 5,27 points, à 21.808,40. Le S&P-500, plus large, a pris 1,19 point, soit 0,05%, à 2.444,24. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 17,37 points (+0,28%) à 6.283,02. Ce dernier a notamment été tiré vers le haut par le titre Apple (+1,01%) et par celui du laboratoire Gilead Sciences (+1,22%), qui a fait état de son intention de racheter Kite Pharma, pionnier des thérapies géniques contre le cancer, dans le cadre d'une OPA amicale de 11,9 milliards de dollars. L'action Kite s'est envolée de plus de 28%.Les cours du pétrole ont terminé en baisse de près de 3% sur le marché new-yorkais Nymex, la production américaine étant fortement perturbée par Harvey, qui sévit actuellement sur le sud des Etats-Unis.La tempête s'est abattue sur le littoral américain vendredi soir. Elle était alors classée en ouragan, le plus puissant à frapper le Texas depuis plus d'un demi-siècle. Elle a fait au moins deux morts.Depuis, elle s'est quasiment arrêtée au-dessus de la côte du golfe du Mexique où elle risque de stationner encore plusieurs jours. En certains endroits, elle pourrait déverser en une semaine l'équivalent d'une année de pluie.La tempête a touché l'industrie américaine du pétrole et du gaz en son coeur, conduisant plusieurs groupes pétroliers à suspendre l'activité de leurs raffineries et à évacuer les nombreuses plateformes implantées dans le golfe du Mexique.L'indice S&P regroupant les valeurs énergétiques a baissé de 0,47%, accusant la deuxième plus forte baisse sectorielle du jour derrière le compartiment financier (-0,48%). Le secteur pharmaceutique a affiché la meilleure performance du jour, avec un gain de 0,60%. Recul du titre ExpediaHarvey a également plombé les grands noms de l'assurance, dont Travelers, plus forte baisse du Dow Jones avec un recul de 2,56%, les investisseurs redoutant l'impact de la catastrophe naturelle sur le secteur. En revanche, le titre Home Depot a gagné 1,16% - soit la plus forte hausse du Dow - grâce à Harvey, les acteurs de marché se disant que le géant des magasins de bricolage allait profiter des travaux de reconstruction rendus nécessaires par la tempête. "Home Depot va certainement recevoir un coup de pouce financier d'Harvey, comme ce fut le cas lors de l'ouragan Sandy de 2013", a déclaré Neil Saunders, directeur général de GlobalData Retail. De manière générale, en dépit des morts et des dégâts matériels provoqués par la tempête, les analystes de marché pensent que les conséquences économiques négatives des inondations seront compensées par la reconstruction de grande ampleur qui va s'en suivre.La prudence reste pourtant de mise, comme en témoigne la progression d'actifs jugés sûrs, comme les emprunts du Trésor et l'or.Sur le marché des changes, le dollar est tombé à un creux de 16 mois face à panier de devises internationales, toujours sous le coup des discours du président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi et de Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale, vendredi à Jackson Hole, qui ont déçu les cambistes en évitant soigneusement toute allusion directe aux politiques monétaires et a fortiori aux taux de change.Face seul euro, le dollar est même à un plus de deux ans et demi, s'approchant du niveau de 1,20 dollar pour un euro.Le titre Expedia a perdu 4,51%, soit le repli le plus prononcé du S&P 500, après que deux sources ont dit qu'Uber a désigné dimanche Dara Khosrowshahi, le patron du voyagiste en ligne, au poste de directeur général avec la lourde charge de relancer le spécialiste de la réservation de voitures avec chauffeur en crise depuis déjà près d'un an.Quelque 5,13 milliards d'actions ont été échangées contre une moyenne quotidienne de près de six milliards observée au cours des 20 dernières séances.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)