Exprimant la volonté de son pays à renforcer ses relations avec l'Algérie dans tous les domaines, pour que le volume des échanges commerciaux atteigne 10 milliards de dollars, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan a souhaité également plus de coopération dans le domaine sécuritaire, plaidant aussi pour la suppression pure et simple du visa de circulation. Le premier ministre turc, qui s'exprimait mardi soir devant les députés à l'Assemblée populaire nationale (APN), tout en rappelant les liens historiques et d'amitié qui existent entre les deux pays et qui reposent «sur un socle historique qui a commencé avec Kheireddine Barberousse», a estimé que «les relations politiques entre l'Algérie et la Turquie connaissent un développement considérable et les relations économiques s'améliorent jour après jour».
Rappelant que le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a doublé depuis sa première visite en Algérie en 2006. Ce volume, souhaite-t-il, doit être porté à 10 milliards de dollars dans les plus brefs délais. Avec un projet dans le domaine sidérurgique d'un montant de 750 millions de dollars et d'autres dans le domaine du textile notamment, qui sont lancés lors de sa visite, l'heure est plutôt pour lui à l'optimisme.
«Tous ces développements sont à même de renforcer les liens entre les deux pays et à les hisser aux plus hauts niveaux», a-t-il indiqué, tout en se félicitant, par ailleurs, du renouvellement de l'accord d'approvisionnement de la Turquie par l'Algérie en énergie pour dix autres années.
En plus du domaine économique proprement dit, le Premier ministre turc n'omettra pas d'évoquer la coopération dans le transport aérien, qui doit être renforcée selon lui.
«Nous voulons organiser des vols vers plusieurs villes algériennes avec plus d'un vol par semaine», a-t-il dit, ajoutant que les deux pays prendront, «dans les meilleurs délais», une décision dans ce sens. M. Erdogan souhaite au moins trois vols par semaine au lieu d'un seul existant actuellement.
Il déclarera dans le même contexte que la Turquie souhaite carrément supprimer le visa d'entrée entre l'Algérie et la Turquie. «Nous avons supprimé les visas d'entrée avec 70 pays, alors pourquoi pas avec l'Algérie '», a-t-il dit, expliquant qu'«entre les c'urs il n'y a pas de frontières ; alors pourquoi doivent-elle exister entre les deux pays '»
Renforcer la coopération dans le domaine sécuritaire
L'Algérie est pour lui un pays «leader dans notre région qui connaît une période délicate». Il louera ainsi son rôle dans le règlement des conflits «au moment où nous passons par une période délicate aux plans régional et international et surtout que la Turquie est géographiquement proche des zones de crise».
Considérant que «le terrorisme et le crime organisé constituent des risques majeurs qui ne connaissent pas de frontières», il dira que c'est l'une des raisons pour lesquelles «nous allons renforcer la coopération avec l'Algérie dans le domaine sécuritaire, notamment après l'accord de défense signé en mai dernier qui complète la coopération militaire».
Condamnant l'attaque terroriste du site gazier de Tinguentourine (In Amenas), il rappellera que les deux pays ont souffert du terrorisme. Pour Erdogan, «l'Algérie est solidaire avec les pays qui souffrent», estimant que «la période de transition que connaissent certains pays peut être dépassée dans le cadre de l'aide internationale».
«Dans la région de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, la Tunisie, la Libye et l'Egypte vont triompher malgré les problèmes, et la démocratie est la meilleure voie pour la paix», a-t-il ajouté.
S'exprimant sur le cas de la Syrie et des positions des deux pays, il a rappelé que «la Turquie soutient le peuple syrien dans ses revendications pour le changement démocratique», mais qualifiera Bachar El Assad de «plus criminel que son père». Pour lui, la position algérienne «est similaire à celle de son pays», alors que l'Algérie qui plaide le dialogue et la concertation ne s'est jamais engagée «directement» avec l'opposition syrienne. Enfin, sur la question palestinienne, il dira qu'«Israël doit savoir que la véritable paix passe par un règlement équitable».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saïd Mekla
Source : www.letempsdz.com