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Les praticiens spécialistes en grève le mois prochain ILS REEDITERONT LE SCENARIO DE L'ANNEE DERNIÈRE



Les praticiens spécialistes en grève le mois prochain ILS REEDITERONT LE SCENARIO DE L'ANNEE DERNIÈRE
La majorité des spécialistes rejoignaient les grandes villes au détriment des wilayas de l'intérieur du pays qui se sont vidées de cette catégorie de praticiens.
Pas moins de trois grèves à venir ont été décidées par le conseil national des praticiens spécialistes lors de leurs travaux tenus jeudi et vendredi. Ces débrayages seront déclenchés le premier pour trois jours, à savoir les 4, 5 et 6 mars de l'année en cours, le deuxième les 11, 12 et 13 du même mois, et le dernier, illimité, prendra effet à partir du 19 mars 2012.
Ces trois décisions prendront effet successivement «si aucun résultat n'est obtenu» quant aux revendications des praticiens spécialistes, a expliqué hier matin Mohamed Yousfi, président du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (Snpssp), qui a annoncé ces grèves.
Yousfi s'est exprimé ainsi devant de nombreux journalistes qui assistaient à une conférence de presse organisée au siège du mouvement à Alger (Hussein-Dey).
C'est une plate-forme de sept revendications, adoptée par le conseil, qui a été détaillée point par point par Yousfi, lequel s'est prêté après lecture à un large débat «questions-réponses» avec les journalistes présents spécialisés dans le secteur de la santé.
Le premier aspect cité est relatif à l'amendement du statut, le deuxième à la suppression de toute discrimination quant à l'imposition sur l'IRG (Impôt sur le revenu global), le troisième est relatif à la révision attendue des régimes indemnitaires pour laquelle un engagement des pouvoirs publics avait été pris en octobre 2011.
Celles-ci devraient concerner aussi les nouvelles indemnités dites transversales comme la contagion, la garde et la renonciation à l'activité complémentaire.
Les quatre autres points décortiqués par Yousfi concernent respectivement la promulgation de l'arrêté interministériel pour l'organisation du premier concours de passage de 200 praticiens spécialisés aujourd'hui, effectif et jugé «positif», le respect de la réglementation des cartes sanitaires et des comités nationaux et enfin l'attribution d'un quota national de logements de fonction similaire à d'autres secteurs et de faciliter l'accès aux différentes formules de logements.
Faisant le point des travaux du conseil, Yousfi a indiqué que le premier jour des travaux a été consacré aux questions organiques, le second à l'évolution de l'accord passé en octobre 2011 avec le ministère de tutelle, ainsi qu'à une synthèse d'évaluation des conditions particulières du système de santé qui est tombé en déliquescence avérée depuis longtemps.
Les autres décisions adoptées datent respectivement du 5 janvier à Constantine, du 12 janvier à Oran et le 1er février à Ouargla, tout en soulignant que l'assemblée générale s'est employée justement à synthétiser ces décisions sans omettre que le problème du Service national a été débattu et que le train de mesures proposées par les praticiens spécialistes est resté «lettre morte».
Yousfi, qui a vigoureusement dénoncé «l'absence d'une «realpolitik» de santé» dans le pays, a déploré que «beaucoup de wilayas souffrent d'un manque de spécialistes».
Et d'ajouter qu'«à chaque changement de ministre...tout change.» Il a d'autre part regretté que «la majorité des spécialistes aient rejoint les grandes villes au détriment des wilayas de l'intérieur du pays qui se sont «vidées» de cette catégorie de praticiens.»
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