
Plusieurs Etats américains démocrates ont accentué, lundi, leurs efforts judiciaires visant à suspendre le nouveau décret anti-immigration du président Donald Trump, de préférence avant son entrée en vigueur prévue demain. Le gouvernement a répliqué dans un mémoire envoyé ce même jour à un juge d'Hawaï, en affirmant que les restrictions d'entrée aux Etats-Unis de certains types d'étrangers relevaient de l'exercice valide de l'autorité présidentielle conformément à la loi. L'Etat de Washington, joint par 5 autres Etats, a de nouveau saisi, lundi, un juge de Seattle qui, le 3 février, avait bloqué le premier décret migratoire du président républicain. Bob Ferguson, le plus haut responsable de la Justice de l'Etat de Washington, espère obtenir une suspension similaire pour le deuxième décret, pourtant remanié et présenté par le gouvernement comme n'offrant, cette fois, aucun angle de contestation possible. Dans son recours adressé au magistrat James Robart, M. Ferguson demande la tenue d'une audience en urgence, mardi, en accusant le gouvernement de chercher à s'exonérer du premier jugement qui lui était défavorable. "Quand un tribunal interdit à un défendeur d'appliquer certaines mesures, ce même défendeur ne peut contourner cette injonction en annonçant qu'il ne continuera qu'avec quelques-unes de ces mesures illégales. C'est pourtant ce que tente de faire (le gouvernement)", a écrit Bob Ferguson. Le juge Robart a répondu, lundi, qu'il n'organiserait pas d'audience avant aujourd'hui au plus tôt, et a ordonné au gouvernement de répondre aux arguments avancés dans le mémoire déposé par les 6 Etats contestataires. Autre Etat de la Côte ouest du pays, la Californie a annoncé, lundi, qu'elle se joignait à l'action judiciaire de l'Etat de Washington. Celle-ci bénéficie aussi du soutien du Massachusetts, de l'Oregon, du Maryland et de l'Etat de New York.R. I./Agences
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R I
Source : www.liberte-algerie.com