
Sur les 4000 ressortissants européens recensés dans les rangs de l'Etat islamique, la France en compte 1550. En dépit des mesures de sécurité draconiennes prises par la France, le risque zéro n'existe pas pour le déroulement du Championnat d'Europe des nations de football.L'arrestation par l'Ukraine le 21 mai dernier d'un Français, qui préparait 15 attentats en France avant et pendant l'Euro 2016, constitue un sérieux avertissement à la France à quelques jours seulement du début de l'Euro de football qu'accueille l'Hexagone. En effet, le chef des services de sécurité ukrainiens (SBU) Vassil Grytsak a annoncé hier à Kiev que "le SBU a réussi à empêcher quinze actes terroristes qui étaient planifiés en France à la veille et pendant le championnat d'Europe de football", tout en précisant que le ressortissant français tentait de franchir la frontière ukraino-polonaise.Le haut responsable ukrainien a déclaré : "Piégé par les services secrets, le citoyen français a reçu cinq fusils d'assaut kalachnikov, plus de 5 000 munitions, deux lance-roquettes antichar, 125 kg de TNT, 100 détonateurs, 20 cagoules et d'autres choses." Le chef des services secrets ukrainiens a également souligné que l'homme arrêté a fait part de son opposition à la politique de son gouvernement concernant l'arrivée massive d'étrangers en France, la diffusion de l'islam et la mondialisation. Il a notamment clamé son intention de commettre des attentats en France en indiquant qu'il visait des mosquées, des synagogues, des centres de prélèvement de l'impôt et des autoroutes. Ce sont de véritables carnages, qui ont donc été évités en France. Cette arrestation vient rappeler qu'en dépit de toutes les dispositions sécuritaires mises en place à travers le territoire français, les menaces planent toujours sur cet événement sportif continental. Il n'en demeure pas moins que la France, qui est en état d'urgence depuis les attaques terroristes du 13 novembre à Paris (130 morts), assure avoir "mis tous les moyens pour réussir" la sécurité de la compétition footballistique. Pas plus tard que dimanche, le président François Hollande affirmait que la "menace jihadiste existe" mais il ne faut "jamais se laisser impressionner". Admettant que vu que "cette menace, vaut, hélas, pour un temps qui sera long", le locataire de l'Elysée a estimé "donc il faut que l'on prenne toutes les garanties pour que cet Euro-2016 soit réussi". Peut-on considérer cela comme un excès de confiance de la part d'un pays, qui a décidé de déployer plus de 90 000 gendarmes, policiers et agents de sécurité privé autour des stades et des fans parks, devant accueillir 7 millions d'admirateurs de foot du 10 juin au 10 juillet ' Pour un pays, qui a déjà été frappé à deux reprises par des attentats terroristes en 2015, il est peut-être risqué de décider de maintenir une compétition d'une telle envergure et de garder les fan-zones, mais aussi de s'engager à "faire en sorte que ce soit une fête européenne, populaire et sportive", comme l'a fait François Hollande. Il est à espérer que le dispositif sécuritaire fonctionne comme il se doit, pour que les Français ne revivent pas les scènes de drames similaires à ceux de novembre dernier.Merzak Tigrine
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Merzak Tigrine
Source : www.liberte-algerie.com