Les Bourses européennes ont terminé la semaine en recul avant-hier, plombées par l'échec la veille des discussions budgétaires aux Etats-Unis et reléguant au second plan les bons indicateurs américains. Alors qu'un vent d'optimisme était apparu ces derniers jours, "les discussions budgétaires aux Etats-Unis ont subi un échec hier", a commenté l'analyste Ishaq Siddiqi d'ETX Capital, les républicains du Congrès n'ayant pas réussi à se mettre d'accord sur un "plan de secours" afin d'éviter une cure d'austérité. "Les investisseurs laissent plutôt de côté pour l'instant les indicateurs américains", a souligné Andréa Tuéni, analyste chez Saxo Banque. En novembre, les dépenses de consommation des ménages ont pourtant augmenté de 0,4% dans le pays, tout comme les commandes de biens durables (+0,7%).
L'Eurostoxx 50 a lâché 0,27%
Londres a perdu 0,31%, à 5 939,99 points. Burberry a reculé de 2,41% à 1 217 pence, Diageo de 2,22% à 1 807,5 pence et Lloyds Banking Group de 1,88% à 48,325 pence. BAE Systems a cédé de son côté 0,55% à 346,1 pence, malgré l'annonce d'un contrat d'environ 2,5 milliards de livres. Aviva a abandonné 0,34% à 382,7 pence. IAG a pris 1,02% à 187,9 pence tandis que Xstrata et Glencore ont progressé de 0,77% à 1 051 pence et de 0,54% à 351,55 pence. Francfort a abandonné 0,47% à 7 636,23 points. Commerzbank a reculé de 3,41% à 1,44 euro, Deutsche Bank a perdu 1,61% à 32,99 euros et RWE 1,73% à 31,24 euros. Adidas a gagné 0,19% à 67,30 euros. Les valeurs du secteur automobile avaient en revanche la cote, à l'exception de Volkswagen (-0,98% à 171 euros): Continental a grimpé de 2,12% à 87,58 euros, BMW de 0,73% à 72,70 euros et Daimler de 0,70% à 41,56 euros.
La Bourse de Paris a lâché 0,15% à 3 661,40 points. Lafarge a perdu 1,26% à 47,70 euros à 47,53 euros, Alstom 2,45% à 30,22 euros et Vallourec 1,43% à 40,27 euros. CFAO a gagné 2,17% à 37,63 euros. Aéroports de Paris (ADP) a chuté (-5,38% à 58,62 euros), affecté par la révision à la baisse de ses objectifs de croissance à l'horizon 2015. Altran a pris 0,21% à 5,60 euros après avoir annoncé l'acquisition de l'allemand IndustrieHansa. Alcatel-Lucent a signé la plus forte baisse du CAC 40 (-3,78% à 1,02 euro) pour sa dernière séance au sein de l'indice parisien. L'agence de notation Standard and Poor's (SP) a placé sa note sous "surveillance négative". Aéroports de Paris (ADP) a chuté (-5,38% à 58,62 euros), affecté par la révision à la baisse de ses objectifs de croissance à l'horizon 2015. Seule Bourse européenne à la hausse, Madrid a pris 0,32% à 8 291 points, après avoir passé une grande partie de la journée dans le rouge. Santander a progressé de 1,24% à 6,11 euros. BBVA s'est adjugé 0,4% à 7,028 euros et CaixaBank, 0,07% à 2,672 euros. BTP FCC a terminé en queue de peloton, en baisse de 4,56% à 10,145 euros. La Bourse de Bruxelles a reculé de 0,29% à 2 485,06 points.
Le groupe de services automobiles D'Ieteren a perdu 2,31% à 36,73 euros, et le numéro un mondial du zinc Nyrstar a reculé de 2,17% à 4,50 euros. GDF-Suez a gagné de son coté 1,58% à 15,44 euros. Milan a cédé 0,40% à 16 333,95 points. Banca popolare a chuté de 2,68 % à 1,235 euros, Unicredit de 2,05% à 3,78 euros, et Monte Paschi di Siena de 1,75 % à 0,2184 euros. Saipem a gagné 0,76% à 29,25 euros et Impegilo 2,46% à 3,586 euros. La Bourse suisse s'est repliée de 0,34%, à 6 889,54 points. Comme sur les autres places européennes, le secteur bancaire a été sous pression. Julius Baer a cédé 3,02% à 32,75 francs tandis qu'UBS a reculé de 2,99% à 14,58 francs. Credit Suisse a perdu 2,17%, à 22,56 francs. Lisbonne a terminé en baisse de 0,93% à 5 693,22 points. La filiale de l'électricien EDP, EDP Renovaveis, a dégringolé de 6,41%. La BPI a perdu 1,82%, la BCP 1,30%, et la BES 0,77%. Le groupe de grande distribution Jeronimo Martins a reculé de 1,85%. La Bourse d'Amsterdam a baissé de 0,72% à 344,12 points.
Le groupe de forage offshore pétrolier et gazier SBM a perdu 4,15% à 10,51 euros et ArcelorMittal a reculé de 2,46% à 12,88 euros. A la hausse, l'opérateur de télécommunications KPN a gagné 4,69% à 3,77 euros.
Wall Street apeurée par l'impasse sur le débat budgétaire américain
Wall Street a clôturé la semaine en forte baisse, avant-hier, effrayée par l'idée que démocrates et républicains ne parviennent pas à un accord sur le budget américain avant la fin de l'année, déclenchant ainsi une cure d'austérité forcée: le Dow Jones a lâché 0,91% et le Nasdaq 0,96%. Selon des résultats définitifs, le Dow Jones Industrial Average a perdu 120,88 points à 13 190,84 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 29,38 points à 3 021,01 points. L'indice élargi Standard and Poor's 500 a baissé de 0,94% (-13,54 points) à 1 430,15 points. L'attention des courtiers est entièrement tournée vers Washington, a indiqué l'analyste indépendant Hugh Johnson. Il y a une semaine on espérait qu'un accord permettant d'éviter le +mur budgétaire+ serait atteint avant la fin de l'année. Cet espoir n'est pas encore complètement devenu un fantasme, mais presque, a-t-il expliqué. Si les responsables politiques ne trouvent pas un terrain d'entente avant la fin de l'année, un ensemble de coupes drastiques dans les dépenses et de hausses d'impôt entrera automatiquement en vigueur début 2013, risquant de mettre à mal une économie encore chancelante. Le marché s'alarmait particulièrement, avant-hier, de l'échec des républicains à s'accorder sur leurs propres propositions. Le chef de file des républicains au Congrès a en effet dû annuler la veille un vote à la chambre des Représentants sur ce qu'il présentait comme son plan de secours, faute de soutien suffisant dans son propre camp. Si même les républicains ne sont pas unis sur les actions qu'ils prônent pour éviter la crise à venir, cela augure mal d'un rapide compromis avec les démocrates, a remarqué David Levy, de Kenjol Capital Management. Ces inquiétudes occupaient entièrement l'esprit des courtiers, occultant presque entièrement l'annonce de nombreux indicateurs, a remarqué M. Johnson. La consommation des ménages a notamment rebondi en novembre, de 0,4% en rythme annualisé, soutenue par une forte progression des revenus des Américains (+0,6%). Les commandes de biens durables ont sur la même période augmenté plus que prévu. L'indice de confiance des consommateurs américains de l'Université du Michigan fait toutefois état d'une chute du moral des ménages aux Etats-Unis en décembre, à son niveau le plus faible depuis le mois de juillet. Le marché obligataire s'est inscrit à la hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans s'est établi à 1,754% contre 1,800% la veille, et celui à 30 ans à 2,922% contre 2,984% la veille.
Tokyo finit en baisse de 0,99%, inquiétudes pour le budget US
La Bourse de Tokyo a terminé la semaine en baisse avant-hier de 0,99%, les investisseurs s'inquiétant du blocage politique aux Etats-Unis qui pourrait conduire au "mur budgétaire". A la clôture, l'indice Nikkei 225 des valeurs vedettes a perdu 99,27 points à 9 940,06 points. Le Nikkei a grimpé de 2,08% sur l'ensemble de la semaine, qui a suivi la victoire dimanche des conservateurs aux législatives japonaises. L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a reculé de son côté de 0,70%, lâchant 5,89 points à 832,72 points. L'activité a été extrêmement intense, avec 3,61 milliards d'actions échangées sur le premier marché. Les républicains du Congrès américain ont échoué la veille à s'accorder sur un "plan de secours" pour éviter une cure d'austérité aux Etats-Unis, laissant ouverte la crise du "mur budgétaire". Un certain nombre d'investisseurs ont pris prétexte de ce développement pour prendre quelques bénéfices, après la forte hausse des indices observés ces dernières semaines au Japon. Sur le fond, les opérateurs continuent d'espérer une politique monétaire ultra-accommodante de la Banque du Japon, sous la pression du futur gouvernement dirigé par Shinzo Abe, président du parti de droite vainqueur des élections. Des courtiers ont souligné que la légère correction enregistrée, avant-hier, n'était pas inquiétante, au vu des gains importants enregistrés dernièrement. Avec le léger rebond du yen subi depuis la veille, les groupes exportateurs ont toutefois été durement affectés par les mouvements de ventes. Parmi eux ont figuré les constructeurs d'automobiles: Toyota a baissé de 2,45% à 3 785 yens, Nissan de 2,43% à 763 yens et Honda de 0,50% à 3 000 yens. Le spécialiste des pneumatiques Bridgestone s'est dégonflé de 2,29% à 2 135 yens. Les groupes sidérurgistes ont constitué d'autres victimes de choix, Nippon Steel & Sumitomo Metal fondant de 4,31% à 200 yens. En difficulté ces derniers mois, les fabricants d'électronique ont perdu une partie du terrain repris récemment: Sharp a reperdu 2,32% à 295 yens, Sony 1,63% à 906 yens et Panasonic 1,38% à 501 yens. Les compagnies d'électricité ont été aussi attaquées. Des experts mandatés par l'Autorité de régulation nucléaire du Japon ont confirmé la veille la possibilité d'existence d'une faille active sous la centrale Higashidori (nord), ce qui risque fort d'empêcher sa remise en activité. Le gérant de la centrale accidentée de Fukushima, Tokyo Electric Power, a perdu 3,86% à 224 yens, et celui de Higashidori, Tohoku Electric Power, 0,83% à 835 yens.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Leila S
Source : www.lemaghrebdz.com