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Les inondations continuent à Staouéli



Les inondations continuent à Staouéli
Le réseau d'évacuation des eaux pluviales n'a jamais existé à Staouéli l La réception de la station de collecte des eaux clôturera le projet inscrit et mettra fin au clavaire des citoyens.Vivre les pieds dans l'eau est souvent le rêve de plus d'un, mais jamais lorsqu'il s'agit d'une eau boueuse qui empêche les voitures de circuler et encore plus les piétons. Il suffit de quelques gouttes de pluie pour que la plupart des communes d'Alger soient submergées d'eau. Parmi les exemples patents, la commune côtière de Staouéli.A la moindre averse, toutes ses allées sont inondées, mettant dans l'embarras les automobilistes et bien plus les piétons qui ne trouvent pas de moyens efficaces pour éviter les flots d'eau de pluie, sauf d'y patauger. «La situation est la même chaque année. Nous ne pouvons pas sortir de nos maisons pour faire les courses, aller travailler ou emmener nos enfants à l'école dans de telles conditions», s'emporte Fatiha, maman au foyer, habitant à la cité Mimosa, à l'entrée de Staouéli.En effet, devant l'entrée principale de cette grande cité, d'énormes flaques d'eau se forment. Les trous béants sur cet axe routier, ainsi que l'absence de trottoirs poussent les citoyens à rester chez eux. «Nous sommes en pleine période d'examens et une seule absence me pénalisera toute l'année», s'exclame Mounir, un lycéen résidant à Sidi Fredj. Ses camarades et lui trouvent beaucoup de peine pour prendre les bus privés. La cause : les arrêts situés près de la Banque de développement local (BDL) sont toujours inondés. A la moindre goutte de pluie, les égouts éclatent. Des eaux boueuses et extrêmement sales submergent les lieux, au grand dam des centaines d'écoliers qui veulent rejoindre leur maison de la plage ouest, Sidi Fredj, Moretti et les cités environnantes.Pis encore, la trémie reliant Moretti au complexe touristique de Sidi Fredj se remplit d'eau, au point où plusieurs automobilistes trouvent beaucoup de mal à l'emprunter. Certains la boudent complètement durant les intempéries.Ce qui aggrave encore plus la situation, ce sont les travaux du chantier du méga-projet immobilier de l'entreprise émiratie. «Déjà, en temps normal, la route est impraticable vu le nombre important d'engins qui y circulent, je vous laisse imaginer la situation en temps de pluie. Avec ces trous béants, cet axe est un véritable bourbier», s'attriste Omar, un résidant de Moretti.Au c?ur de la ville, la situation n'est guère meilleure. Les piétons sont pris au piège. Même si les conducteurs essayent de faire attention et roulent doucement, ils sont arrosés plusieurs fois sur leur chemin. Devant une des entrées secondaires de la cité Mimosa, un magasin d'alimentation générale a été obligé de fermer. Son voisin, buraliste, qui essayait de dégager les eaux devant sa porte, explique qu'il n'a pas ouvert vu l'importance des eaux qui coulent, aidés par ce dos d'âne qui participe à leur stagnation.Questionné sur ce sujet, Belkaïd Aziz, P/APC de Staouéli, déclare que le réseau d'évacuation des eaux pluviales n'a jamais existé dans sa commune.«Un projet a été inscrit dans ce sens et nous avons terminé les grandes installations. Il nous reste aujourd'hui l'achèvement de la station de collecte de ces eaux et on en aura fini avec tous ces problèmes. Un autre projet similaire est aussi en cours de réalisation. Il concerne un tronçon reliant le boulevard Gaci Amar (route de Sidi Fredj) jusqu'à la RN132. Les deux rassemblés, nous avons au total un tronçon de 2,5 km concerné par ce projet», déclare-t-il. Selon ses propos, ce projet nécessitera la somme de 3,7 millions de dinars. Un autre projet de réaménagement du boulevard Ahmed Khaïti figure dans la liste des projets de l'APC.


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