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Les fonctionnaires du Commerce ne décolèrent pas



Le débrayage est justifié, selon le syndicat, par "le refus du ministère d'ouvrir un dialogue"."La décision de recourir à la grève sera exécutée sans aucune autre possibilité de report. Nous sommes las des promesses non tenues", nous a indiqué, hier, Youcef Rabia, secrétaire général de la Fédération du personnel du Commerce, sur un ton qui s'apparente à une véritable déclaration de guerre.
Fulminant, il annonce un débrayage, prévu pour les 15, 16 et 17 renouvelés les 23, 24 et 25 du mois courant, justifié selon notre interlocuteur par "le refus du ministère d'aller au dialogue". La Fédération du personnel du Commerce qui active sous l'égide du Syndicat national autonome des personnels de l'administration publique (Snapap), pour rappel, avait appelé à la grève, en février dernier, suite à la décision du conseil national prise le 25 janvier dernier, avant de décider de son report pour mars en mettant cela sur le compte "de la sagesse".
Presque un mois après, les choses semblent prendre une toute autre tournure. "Notre tutelle n'a pas pris attache avec nous et refuse tout dialogue. Elle ne nous laisse vraiment plus aucun autre choix que de radicaliser notre mouvement de protestation", a déploré notre interlocuteur visiblement surpris par "l'immobilisme" du ministère du Commerce en charge de Kamel Rezig.
Ce dernier n'a, cependant, pas manqué de saisir la justice et de signifier au syndicat, il y a de cela deux jours, "l'illégalité de son action". Mais c'est loin de dissuader le syndicat qui, à son tour, prend les devants et use de son droit de faire appel. "La grève se tiendra et personne ne nous empêchera de faire entendre notre voix. Cela fait un an qu'ils nous baladent sans rien concrétiser. Les travailleurs n'en peuvent plus, à plus forte raison que le pouvoir d'achat s'érode chaque jour davantage devant une situation socioprofessionnelle du secteur du commerce qui n'évolue pas d'un iota", a-t-il confié.
Raison pour laquelle, la Fédération insiste sur la prime d'astreinte déjà contenue dans le régime indemnitaire de 2011 avec effet rétroactif correspondant à cette même date.
"C'est une prime qui nous revient de droit. Nous ne comprenons pas que l'on puisse ainsi tergiverser autant sur la question", a expliqué Youcef Rabia qui revient, à l'occasion, sur les revendications dans leur globalité. "Nos doléances portent, essentiellement, sur l'amélioration du pouvoir d'achat et l'augmentation des primes. Nous revendiquons, aussi, la révision du statut particulier pour permettre une revalorisation salariale en adéquation avec les autres corps similaires."
Le personnel du Commerce réclame aussi sa part des revenus du Centre national du registre du commerce (CNRC), ainsi que l'ouverture des postes budgétaires pour les travailleurs qui ont eu des diplômes au cours de leur période de travail et le rééchelonnement des fonctionnaires ayant plus de 10 ans d'expérience. Le syndicat menace, par ailleurs, de recourir à un sit-in devant le siège du ministère au cas où la grève serait sans résultat.
Nabila Saïdoun
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