
L'économie nationale est victime de la corruption et de l'informel. Pour lutter contre ces phénomènes, il est impératif de réhabiliter la confiance et s'adopter la transparence. Ce sont les principaux points abordés par les participants au séminaire international abrité hier par l'hôtel El Mountazah de Séraïdi. Organisé à l'initiative de la faculté des sciences économiques et de gestion, sous l'égide de l'université de Badji-Mokhtar de Annaba, cette rencontre d'envergure a eu à traiter des effets de la mondialisation sur le management des organisations avec la volonté de vouloir chercher de nouveaux mécanismes permettant aux entreprises tant nationales qu'internationales de s'aligner sur les standards internationaux. Sur ce volet, il a été fait une comparaison de la situation de l'entreprise algérienne, avec celle de ses similaires africaines et subsahariennes. Les différentes approches ont permis de mettre sous la loupe les antécédents, et surtout les mécanismes des perspectives des entreprises nationales.
Les diverses interventions de la rencontre se sont toutes canalisées sur le passage impératif de la mise à niveau des entreprises nationales. Ce qui a été d'ailleurs démontré par les différentes communications, qui ont également traité les raisons de ce passage obligé par la mise à niveau, aboutissant au processus, de cause à effet, à l'inévitable effondrement de l'économie. Dans cet ordre d'idées, plusieurs communications ont été faites dans ce sens, tels l'enseignement du management dans les pays émergents, entre l'universalité et spécificité, le mimétisme. Il a été aussi question de l'aménagement à l'ère de la mondialisation, notamment les références et les objectifs.
Par ailleurs, il semble que les entreprises algériennes sont loin des normes internationales, de la mondialisation et de l'économie de marché. Une conformité que l'économie nationale doit chercher, voire acquérir avec la mise à niveau des entreprises, PME/PMI entres autres. Selon le professeur M.C. Benmahjoub, de l'Ecole nationale des sciences de management d'Alger, «nos entreprises n'ont aucune chance de s'orienter vers l'économie de marché, si nos PME/PMI ne subissent pas de mise à niveau». Cette étape est impérative pour que les entreprises nationales puissent suivre l'élan de la mondialisation, devait expliquer l'interlocuteur. Sur l'investissement, il a fait savoir que les entreprises algériennes ont perdu toute crédibilité et confiance avec l'administration, ce qui a généré le manque d'affluence des investisseurs, en dépit du climat économique favorable de l'Algérie.
Toutefois, le professeur Belmihoub, n'a pas omis de rappeler que les conséquences de la dégradation de l'environnement de l'entreprise algérienne se rapportent à deux facteurs: la corruption et l'informel. Deux gangrènes contre lesquelles, il est impératif de lutter en réhabilitant la confiance entre les entreprises et l'administration, d'une part et travailler dans la totale transparence, d'autre part. Pour cela, il suffit tout simplement de lutter contre la corruption, qui entrave l'investissement, et l'informel, qui démolissent non entreprises, provoquant à long terme, un effondrement accéléré de l'économie nationale. Il faut savoir que cette rencontre a vu la participation de plusieurs pays (Sénégal, Maroc entre autres). Des chercheurs et d'éminents professeurs algériens sont venus d'outre-mer pour apporter leur expérience dans ce domaine. Par ailleurs, il est à déplorer l'absence totale des représentants d'entreprises principales concernées par le thème de la rencontre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahida BAHRI
Source : www.lexpressiondz.com