L'agression physique dont a fait l'objet un professeur de langue arabe du CEM Koubane-Slimane, dans la commune de Boukhanifis, par un parent d'élève mardi, a fait bouger l'ensemble des enseignants qui ont décidé d'observer un arrêt de travail d'une journée hier. Cette action a été décidée par tous les enseignants, d'une part en signe de soutien à leur collègue Morcely Habib, agressé devant son établissement, et de l'autre pour dire leur refus de travailler dans l'insécurité totale.
Ce mouvement de grève a été marqué par une réunion avec les représentants syndicaux de l'administration, afin de mettre le point sur les nombreux problèmes auxquels les professeurs font face. Le problème de la sécurité a été le noyau de la discussion des présents, car d'après l'enseignant victime, il a été exigé à l'administration de mettre en place des agents de sécurité dans la journée et une relève durant la nuit, pour sécuriser les élèves internes.
Selon notre interlocuteur, le problème de la surcharge des classes était aussi parmi les points importants discutés par les enseignants, sachant le nombre d'élèves dans une classe atteint les 47. Notre interlocuteur, que nous avons eu au téléphone, a souligné que plusieurs professeurs ont dénoncé le phénomène de la violence dans le milieu scolaire. Ils se souviennent toujours de l'incident similaire qui a eu lieu l'année dernière, lors duquel le surveillant général a été agressé dans son bureau par un parent d'élève.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salima Derraz
Source : www.letempsdz.com