Ni les observateurs ni les populations n'arrivent à avoir une lecture correcte de l'avenir, et une compréhension de l'évolution des rapports de force qui existeraient dans le champ politique et en dehors de celui-ci, c'est-à-dire au sein du pouvoir ou en dehors de celui- ci, et au sein même du pouvoir, bien des questions se posent à ce sujet.
Nous sommes dans une situation où la ligne qui sépare le pouvoir et l'opposition - que cela soit pour la politique ou l'économie - n'est franchie dans aucun sens, c'est-à-dire que toutes les convictions sont gelées et qu'il n'y a pas de mutation dans le sens de la réduction des divergences. Les autorités n'ont réussi pour le moment ni à solder le passé de tout compte ni à réaliser un vrai consensus sur ce que devra être l'avenir et comment construire celui-ci. Pas trop réussi si on excepte, tout de même, les transfuges du RCD, ceux qui ont finalement rejoint le pouvoir sans cependant parvenir à être le cheval de Troie des démocrates. Nombre d'observateurs croient comprendre qu'en haut de la hiérarchie, on a choisi de convaincre qu'il n'y a jamais de divergences au sommet de l'Etat, qu'il n'y a pas un pouvoir fictif visible et un pouvoir réel invisible comme cela était soutenu durant les années 1990. On se rappelle également qu'on présentait comme forte la conviction populaire quand celle-ci reposait sur l'idée qu'il n'y avait pas «un» mais «des» pouvoirs et qu'une pause dans la belligérance interne n'était que le résultat de compromis, les partis n'étant assimilés qu'à des porte-voix, étant entendu qu'ils ne sont ni libres de leurs propos ni maîtres de la pensée qu'ils développent.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S I
Source : www.lnr-dz.com