- Votre long séjour à l'hôpital inquiète vos admirateurs '
Que mes amis et fans se rassurent. Samir Staïfi qui séjourne depuis plus d'un mois au service de médecine interne du CHU de Sétif se porte bien. Grâce aux soins prodigués et au soutien des officiels et des gens anonymes, je me porte beaucoup mieux. L'obstination de l'équipe médicale, et à sa tête le chirurgien Kara, qui vient d'effectuer un curetage au niveau de la plante du pied, me permet de marcher sur les deux pieds.
- Parlons, si vous voulez bien, de la chanson sétifienne qui marque le pas, ces derniers temps '
Le staïfi, ce style musical, est éternel. Il est omniprésent dans les fêtes familiales et les activités culturelles officielles ainsi qu'au petit écran. En dépit de son aura. Il demeure pour je ne sais quelle raison sous-médiatisé. Avec une meilleure couverture, le staïfi peut prétendre à une autre dimension. Toutefois, ce style musical qui se chante en famille est, il faut le dire, abîmé par des textes inadéquats. On doit combattre la médiocrité si on veut bien sauvegarder ce patrimoine national qui meurt à petit feu. Pour sa sauvegarde, il est impératif de l'enseigner dans des écoles spécialisées.
- Lors de la 6ème édition du festival de Djemila, vous avez brillé par votre absence. Peut-on en connaître les raisons ' Â
Supposé àªtre une tribune pour les chanteurs et artistes algériens, devant côtoyer et échanger avec leurs collègues arabes, le festival de Djemila s'est transformé en barrière pour des chanteurs comme Samir Staïfi ne cadrant plus avec les plans des organisateurs qui m'ont marginalisé. Je ne trouve pas les mots pour exprimer ma colère à l'encontre des gens de l'ONCI, les premiers et seuls responsables de mon absence. Celle-ci a été remarquée par mes fans devant savoir que Samir et certains autres artistes, qui ne travaillent pas sous la coupe d'un manager, dérangent. Â
- On a l'impression que vous en avez gros sur le cœur '
J'estime avoir donné, durant plus de 40 ans d'exercice, le meilleur de moi-même. Je considère modestement que j'ai été, et je demeure l'un des meilleurs ambassadeurs de la chanson sétifienne. Avec un tel état de service, j'ai comme droit à un minimum d'égard. Â
Peut-on dire que votre carrière est derrière vous '
Ne comptez pas sur moi pour prendre ma retraite, d'autant plus, que le milieu artistique est mon autre milieu ambiant. Pour venir à bout de ma maladie, je me prépare à éditer un nouvel album de huit chansons.  Â
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Kamel Beniaiche
Source : www.elwatan.com