Mila - A la une

Le soleil d'Allah brille partout, pour tous



La Seconde Guerre mondiale a décimé des dizaines de millions de personnes qui ne demandaient qu'à vivre dans la paix et la quiétude. L'Histoire n'oubliera pas tous les objecteurs de conscience, les déserteurs, non pas face à l'ennemi mais pour protester contre la bêtise humaine : la guerre. «Monsieur le Président, je vous fais une lettre (...) je ne suis pas sur terre pour tuer des pauvres gens», chantait le Français Boris Vian en 1954, à l'aube du déclenchement de la Révolution du 1er Novembre 54.Les blessures de la Grande guerre étaient encore béantes. Les mamans françaises des jeunes conscrits se couchaient sur les rails des trains pour les empêcher de transporter leurs enfants vers les djebels d'Algérie. Comme prise de démence, l'Europe s'autodétruisait, s'ingéniait à inventer les armes les plus destructrices dont le fameux gaz moutarde. Les dégâts matériels inhérents relèvent de l'apocalypse. Elle mettra des décennies à s'en remettre. Les hommes et les femmes de bonne volonté afflueront du monde entier, objectif : tout reconstruire. Ni couleur de peau, ni yeux bridés, ni cheveux crépus ne constitueront un quelconque critère d'accès dans un pays. Tous pour un, un pour tous ! La France, en particulier, va profiter de ces mains secourables qui s'y enracineront pour toujours. Il en sortira un kaléidoscope humain, source de richesses. Première remarque : enfin l'Europe s'est guérie de ses velléités des va-en-guerre. Ses pertes en hommes étaient compensées par l'afflux des mobilisés des autres continents. Les survivants s'installeront dans le nouveau pays, leur nouvelle demeure.
L'attractivité du continent européen s'accroît chaque fois un peu plus et va drainer vers ses villes et villages des «étrangers» par millions. La configuration démographique va, irrésistiblement, évoluer. Le monde d'avant les grandes guerres n'est plus. Si le Canada accueille dans la sérénité les immigrés, le phénomène de la migration, qui fait trembler l'Europe notamment, s'inscrit pourtant dans la logique humaine. Les premiers Africains, partis à la découverte d'un autre monde hors de leur continent, sont partis de l'Afrique de l'Ouest. Bien avant les Scandinaves qui ont essaimé dans l'île britannique et en Allemagne notamment. À ce propos, l'on doit reconnaître l'esprit pionnier de ces Européens qui s'aventurent loin de chez eux et, surtout, pour ne plus revenir dans leur pays d'origine. On doit reconnaître aussi que les indépendances, octroyées ou arrachées par la violence armée, n'ont pas tenu leurs promesses. Les notions de patriotisme et de nationalisme sont explosées par les profondes déceptions de populations qui voulaient être libres de tout asservissement. Conséquence, c'est la recherche éperdue d'une place au soleil où qu'il brille. Une portion d'espace de vie où qu'elle se trouve. Qu'importent les brimades, les ségrégations, les injustices. Ici mieux que là-bas !» (sic).
Les postes douaniers qui contrôlent, qui filtrent les potentiels indésirables, n'arrivent plus à endiguer les arrivées en masse. Et d'ailleurs, aujourd'hui, ils sont allègrement contournés, car appartenant à un passé révolu. Les migrants, «harragas» ou autres clandestins passent outre les interdits, à la conquête d'un futur plus clément. L'Occident, horrifié par ce tsunami humain, ne pourra pas ériger des murs partout. L'intelligence sera dans le sens de leur intégration et assimilation, accepter les mutations démographiques visibles et qui se poursuivront durant les siècles à venir. La réussite des nouvelles générations issues des immigrés saute aux yeux, fait dresser haut l'emblème de chacun des pays du continent. N'en déplaise à Mohé Eric Zemmour, lequel, gageons qu'il sera humilié dans ses prétentions électorales. Parce qu'il s'inscrit en faux dans le cours normal de l'humanité.
B. T.
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