Le Syndicat national des travailleurs de l'éducation (SNTE) a qualifié de «catastrophiques», les notes obtenues dans l'épreuve de langue française à l'examen de fin de cycle primaire de cette année dans les wilayas du Sud.
Dans un rapport rendu public, la commission nationale de l'éducation et de la formation du SNTE explique cette faiblesse des notes par «la non prise en considération de la capacité de compréhension et d'assimilation des élèves de la région qui ne pratiquent pas cette langue en dehors de l'école». L'absence de pratique de cette langue en dehors des classes est à l'origine de cette «faillite», a expliqué M. Abdelkrim Boudjenah, secrétaire général du SNTE, contacté par nos soins.
Il a précisé notamment que «l'école est le seul lieu d'apprentissage dans un environnement où l'utilisation du français laisse à désirer». Evoquant la différence en matière de maîtrise de cette langue entre les élèves du Sud et ceux du Nord du pays, M. Boudjenah n'a pas manqué de reprocher aux responsables de l'éducation «le mépris de ce facteur qui est, selon lui, à l'origine des résultats catastrophiques qui reflètent le niveau faible des élèves». Il relève que l'élève moyen arrive difficilement à avoir la moyenne. Il critique dans ce cadre la tutelle qui «ignore les conditions pédagogiques et psychologiques des apprenants».
«Les responsables expliquent le niveau médiocre des élèves des régions du Sud par l'absence d'encadrement éducatif en cette langue». Evoquant le rôle de l'entourage qui contribue dans la maîtrise de la langue, les rédacteurs du rapport ont souligné que l'élève du Sud, qui fait partie d'un environnement «arabophone», ne parle et ne communique jamais en français avant la troisième année primaire où il commence à découvrir la langue de Molière et acquérir ses notions de base.
Insistant sur la nécessité de la communication dans l'apprentissage de la langue, M. Boudjenah n'a pas manqué de dire que le recours à l'approche de communication dans l'apprentissage est le seul moyen pour remédier à ce qu'on appelle le manque d'assimilation chez ces élèves. Il s'avère également nécessaire d'augmenter le volume horaire pour que les élèves maîtrisent cette langue classée deuxième au niveau national après la langue arabe.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karima Adjemout
Source : www.letempsdz.com