Mila - A la une

"LE SERMENT"



Résumé : Amel la pria de les accompagner dans un lieu plus calme, mais la jeune fille refusa. Djamila lui demanda si elle s'appelait Lynda mais elle nia. Elle voulut en savoir plus sur ses parents. Elle eut un choc en apprenant qu'ils étaient morts. Elle dut s'accrocher à Amel. Elle se sentait mal. Amel et la jeune fille l'emmenèrent ailleurs. Djamila pleurait et sanglotait sur l'épaule de son amie. La jeune fille compatissait à sa peine et leur raconta un bout du drame de sa vie.Amel pria Djamila de se calmer, lui donna un mouchoir pour s'essuyer les yeux, se moucher. Mais ses larmes étaient intarissables.
- Ils sont morts où ' Comment '
- Le village où on s'était enfui après la disparition de ma s?ur a connu la pire nuit d'horreur qui puisse exister dans l'histoire du pays. Tous les habitants ont été égorgés.
- Oh mon Dieu ! Et toi ' Comment t'en es-tu sortie vivante ', l'interrogea Amel. Tu t'es cachée '
La jeune fille secoua la tête.
- J'avais fait une crise d'appendicite, raconta-t-elle. J'ai passé la nuit à l'hôpital. Le lendemain, j'étais orpheline. On peut dire que l'opération m'a sauvée deux fois la vie. Allez, courage, ne pleure plus. Mais dis-moi, tes parents sont morts quand ' Es-tu rentrée au pays pour assister à leur enterrement ou pour te recueillir sur leur tombe ', l'interrogea la jeune fille. Qu'est-ce que vous faites ici ' Tout à l'heure, vous vouliez me parler ' De quoi '
Amel lui désigna la photo de Djamila.
- On voulait parler d'elle, de ta s?ur. Tu la recherches toujours '
- Quelle question ! Mais bien sûr. Qu'est-ce que je faisais parmi la foule ', rétorqua la jeune fille alors qu'Amel saisit la pancarte et la plaça près de Djamila.
- Qu'est-ce que vous faites '
- Tu vas comprendre, la rassura Amel. On parle depuis un moment et on ne s'est pas présentées. Moi, c'est Amel, en face de toi, Djamila. Et toi ' Comment t'appelles-tu '
La jeune fille avait pâli et regardait tour à tour le portrait et Djamila qui n'essuyait plus ses larmes. La même couleur de cheveux, la même mèche rebelle, les mêmes yeux. Elle ferma les yeux comme pour chercher un autre détail qui lui prouverait qu'elle n'était pas en train d'imaginer les retrouvailles.
- Lynda, murmura-t-elle.
- On a pris la photo le jour de l'Aïd, près du grenadier de grand-père. On tient toutes deux des grains de beauté de notre mère, au milieu du dos. Je m'en rappelle quand elle te douchait devant moi.
- C'est vrai, reconnut la jeune fille. Djamila, c'est bien toi. Oh ma s?ur !
Les deux s?urs s'étaient levées et s'étreignirent, pleurant à chaudes larmes.
- Dieu merci, tu es en vie. J'essayais de venir à chaque rassemblement. Je prenais toujours cette photo car c'était la dernière qu'on avait prise. Je l'ai dans mon sac.
- Je te crois, Lynda. Ma petite s?ur. Je te croyais morte. Dès que j'ai vu la pancarte et toi qui criais, je n'osais pas y croire. J'ai tellement espéré vous retrouver un jour que j'avais peur. On vous a longtemps cherchés, dit Djamila. Mais comment as-tu fait après la mort de nos parents ' Après que tu es sortie de l'hôpital, où es-tu allée '
- C'est une longue histoire.
- Tu ne vas pas la lui raconter ici, dit Amel. Allons chez moi. On y sera à l'aise.
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