Il n'y a rien de
plus émouvant que de voir un peuple recouvrer sa liberté après avoir subi le
joug du despotisme et retrouver sa fierté après des années d'humiliation.
Les marées
humaines défilant dans les rues, occupant des places, déployant des slogans
cinglants et irrévérencieux, maniant une parole si longtemps confisquée,
arborant une dignité outrageusement bafouée : la quintessence du bonheur divin.
Mais les
lendemains de ces révoltes nous laissent quelque peu perplexes. Qu'ont-elles
accompli à part l'étêtement des régimes en place?
Voyons voir. En
Tunisie : un Ghannouchi qui reste en place malgré la vindicte populaire et des
années passées à servir un système mafieux, un bloggeur qui décide de siéger
comme ministre dans un gouvernement qui l'a personnellement maltraité et des
milliers de jeunes harragas qui préfèrent fuir vers l'Occident au lieu de
perpétuer la " révolution " au pays du jasmin. Du côté du Nil, même
scénario : un Tantaoui, pur produit du système, qui a dépassé l'âge de la
retraite depuis belle lurette, et qui, sans en référer au peuple souverain,
décide de maintenir ses relations avec Israël avant même de s'inquiéter du sort
de ses propres concitoyens; un gouvernement légèrement modifié et dont les
postes clés restent toujours aux mains des apparatchiks du système; des retouches
cosmétiques de la constitution et une demande de gel des avoirs de la famille
Moubarak [1] après d'incompréhensibles hésitations, bien longtemps après celle
des anciens dignitaires du régime [2].
Est-ce cela une
" révolution "? Est-il pensable que l'éléphant n'aurait accouché que
d'une petite souris?
Les résultats
mitigés de ces révoltes ne peuvent être compris qu'en examinant leur genèse. La
plupart des spécialistes " cathodiques " ou officiant dans les médias
majeurs se sont entendus sur la nature spontanée de ces mouvements. Grosso
modo, le peuple peut être considéré comme un genre de cocotte-minute
susceptible d'exploser sous l'effet d'une pression sociale et politique trop
grande. Cette explosion produit une réaction en chaîne dans les pays avoisinants,
de culture ou d'histoires similaires. Il suffit donc d'attendre sagement, de
préparer les caméras et les micros afin de couvrir, en temps et lieux, les
évènements que remueront les rues arabes. Il s'agit là d'une analyse naïve et
primaire qu'il est difficile d'accepter de la part de personnes savantes,
titulaires de chaires, responsables de revues, qui ont passé leurs vies à
scruter les moindres soubresauts de cette région du monde. Un peu comme les
illustres économistes de notre temps qui n'ont pas pu prévoir l'immense crise
économique que le monde a récemment connue. Qu'aurait-on dit si un météorologue
n'aurait pas prévu un gigantesque ouragan?
En fait, ce qui
attire l'attention depuis le début des émeutes tunisiennes, c'est la trop
grande préoccupation étasunienne concernant les nouvelles technologies. Les
multiples interventions du président Obama et de sa secrétaire d'état pour
défendre la liberté d'accès à Internet et leur insistance pour que les régimes
en prise avec les manifestations populaires n'interrompent pas la navigation
sur la toile avaient quelque chose de suspect.
Mme Clinton a
même affirmé, le 15 février dernier, " qu'Internet est devenu l'espace
public du XXI siècle " et que " les manifestations en Égypte et en
Iran, alimentées par Facebook, Twitter et YouTube reflétaient la puissance des
technologies de connexion en tant qu'accélérateurs du changement politique,
social et économique " [3]. Elle a même annoncé le déblocage de 25
millions de dollars " pour soutenir des projets ou la création d'outils
qui agissent en faveur de la liberté d'expression en ligne ", et
l'ouverture de comptes Twitter en chinois, russe et hindi après ceux en persan
et en arabe. D'autre part, les relations " complexes " entre le
département d'État américain et Google ont été longuement discutées dans la
presse. D'ailleurs, le fameux moteur de recherche à été qualifié " d'arme
de la diplomatie américaine " [4].
Mais quelle est
la relation entre le gouvernement américain et ces nouvelles technologies?
Pourquoi des responsables de si haut niveau prennent-ils des décisions dans la
gestion d'entreprises qui sont supposées être privées? Cette situation n'est
pas sans nous rappeler l'intervention américaine similaire lors des évènements
qui ont suivi les élections en Iran [5]. Le ministère américain des Affaires
étrangères avait alors demandé à Twitter de reporter une opération de
maintenance qui aurait entraîné une interruption de service, ce qui aurait
privé les opposants iraniens de moyen de communication [6].
Ces curieuses
accointances entre le gouvernement américain et les réseaux sociaux dans des
régions du monde aussi sensibles et pendant des évènements sociaux aussi
délicats est très suspect, c'est le moins qu'on puisse dire.
Autre élément qui
attire l'attention : la surmédiatisation de bloggeurs, leur association avec
une révolution qualifiée de " facebookienne " et l'insistance sur
leur non-appartenance à un mouvement politique quelconque. Ce sont donc des
personnes jeunes et apolitiques qui utilisent les nouvelles technologies pour
déstabiliser des régimes autocratiques ancrés dans le paysage politiques depuis
des décennies. Mais d'où viennent ces jeunes et comment peuvent-ils mobiliser
autant de personnes sans avoir bénéficié d'une formation adéquate ni être relié
à une organisation précise?
Chose est
certaine : le modus opérandi de ces révoltes a toutes les caractéristiques des
révolutions colorées qui ont secoué les pays de l'Est au début des années 2000.
Les révolutions
colorées
Les révoltes qui
ont bouleversé le paysage politique des pays de l'Est ou des ex-républiques
soviétiques ont été qualifiées de " révolutions colorées ". La Serbie
(2000), la Géorgie (2003), l'Ukraine (2004) et le Kirghizistan (2005) en sont
quelques exemples.
Toutes ces
révolutions, qui se sont soldées par des succès retentissants, sont basées sur
la mobilisation de jeunes activistes locaux pro-occidentaux, étudiants
fougueux, blogueurs engagés et insatisfaits du système.
De nombreux
articles [7] et un remarquable documentaire de la reporter française Manon
Loizeau [8] ont disséqué le mode opératoire de ces révoltes et montré que
c'était les États-Unis qui en tiraient les ficelles. En fait, l'implication de
l'USAID, du National Endowment for Democracy (NED), de l'International Republican
Institute, du National Democratic Institute for International Affairs, de
Freedom House, de l'Albert Einstein Institution et de l'Open Society Institute
(OSI), a été clairement établie [9]. Ces organisations sont toutes américaines,
financées par soit le budget américain, soit par des capitaux privés
américains. À titre d'exemple, la NED est financée par un budget voté par le
Congrès et les fonds sont gérés par un Conseil d'administration où sont
représentés le Parti républicain, le Parti démocrate, la Chambre de commerce
des États-Unis et le syndicat AFL-CIO, alors que l'OSI fait partie de la
Fondation Soros, du nom de son fondateur George Soros le milliardaire
américain, illustre spéculateur financier.
Plusieurs mouvements ont été mis en place
pour conduire les révoltes colorées. Parmi eux, OTPOR (Résistance en serbe) est
celui qui a causé la chute du régime serbe de Slobodan Milosevic. Le logo
d'OTPOR, un poing fermé, a été repris par tous les mouvements subséquents, ce
qui suggère la forte collaboration entre eux.
Dirigé par Drdja
Popovic, OTPOR prône l'application de l'idéologie de résistance individuelle
non violente théorisée par le philosophe et politologue américain Gene Sharp.
Surnommé le " Machiavel de la non-violence ", Gene Sharp n'est autre
que le fondateur de l'Albert Einstein Institution. Son ouvrage " From
Dictatorship to Democracy " (De la dictature à la démocratie) a été à la
base de toutes les révolutions colorées. Disponible en 25 langues différentes
(dont bien sûr l'arabe), ce livre est consultable gratuitement sur Internet et
sa dernière édition date de 2010. Sa première édition, destinée aux dissidents
birmans de Thaïlande, a été publiée en 1993.
Le cas de
l'Égypte
C'est le
mouvement du 6 avril [10] qui a été le fer de lance de la protestation
populaire égyptienne et le principal artisan de la chute de Hosni Moubarak.
Constitué de jeunes de la classe moyenne, activistes, férus de technologies
nouvelles, ce mouvement a, dès 2008, appuyé les revendications ouvrières. La
première collusion entre ce mouvement et le gouvernement américain a été
divulguée par WikiLeaks. Il s'agit de 2 câbles (08CAIRO2371 et 10CAIRO99)
datant respectivement de novembre 2008 et de janvier 2010 qui montrent
clairement des relations étroites entre l'ambassade américaine du Caire et les
activistes égyptiens [11, 12]. La bloggeuse Israa Abdel Fattah [13],
cofondatrice du mouvement du 6 avril, est nominativement mentionnée dans le
second document comme faisant partie d'un groupe d'activistes ayant participé à
un programme de formation organisé à Washington par Freedom House. Le
programme, nommé " New Generation ", a été financé par le département
d'état et USAID et avait pour but de former des " réformateurs politiques
et sociaux .
Ces stages de
formation d'activistes égyptiens aux États-Unis susceptibles " de
représenter une troisième voie, modérée et pacifique " ne sont pas rares.
Condoleeza Rice (mai 2008) et Hillary Clinton (mai 2009) en ont rencontré, sous
les auspices de Freedom House (FH). Ces dissidents ont même eu des entretiens
avec de hauts responsables de l'administration américaine [14].
Les activistes d'OTPOR, fort de leur
expérience dans la déstabilisation des régimes autoritaires, ont fondé un
centre pour la formation de révolutionnaires en herbe. Cette institution, le
CANVAS (Center for Applied Non Violent Action and Strategies), se trouve dans
la capitale serbe et son directeur exécutif n'est autre que Srdja Popovic [15].
Un des documents qui circulent dans la toile et qui illustre la formation dispensée
par ce centre est " La lutte non-violente en 50 points " qui
s'inspire largement des thèses de Gene Sharp. L'ouvrage y fait abondamment
référence et le site de l'Albert Einstein Institution est cité comme un des
meilleurs sur la question. CANVAS est financé, entre autres, par Freedom House,
Georges Soros en personne [16] et l'International Republican Institute qui
compte dans son bureau nul autre que John McCain, le candidat à la
présidentielle américaine de 2008 [17]. D'ailleurs, ce dernier est longuement
interviewé dans le documentaire de Manon Loizeau et son implication dans les
révolutions colorées y est clairement établie. En outre, les auteurs de
l'ouvrage (dont Drdja Popovic) remercient longuement " leur ami "
Robert Helvey pour les avoir " initié au potentiel étonnant de la lutte
stratégique non-violente ". Robert Helvey est un ancien colonel de l'armée
US, associé à l'Albert Einstein Institution via la CIA, spécialiste de l'action
clandestine et doyen de l'École de formation des attachés militaires des
ambassades américaines [18].
Le porte-parole du mouvement du 6 avril, Adel
Mohamed, a affirmé, dans une entrevue accordée à la chaîne Al Jazira (diffusée
le 9 février 2011), qu'il avait effectué un stage chez CANVAS durant l'été
2009, bien avant les émeutes de la place Tahrir [19]. Il se familiarisa avec
les techniques d'organisation des foules et de comportement face à la violence
policière. Par la suite, il forma à son tour des formateurs.
Ahmed Maher, le
cofondateur du mouvement du 6 avril, a déclaré à un journaliste du Los Angeles
Times " qu'il admirait la révolution Orange d'Ukraine et les Serbes qui
ont renversé Slobodan Milosevic " [20].
Une autre
similarité entre la révolution serbe et la révolte égyptienne est l'adoption du
logo d'OTPOR par le mouvement du 6 avril, comme l'ont fait les autres
révolutions colorées [21].
D'autre part, le
site web de ce mouvement contient une longue liste des comportements à adopter
par les membres s'ils sont arrêtés par la police. Cette liste indicative extrêmement
exhaustive n'est pas sans rappeler le guide de " La lutte non-violente en
50 points " de CANVAS [22].
Parmi les
activistes égyptiens, certains ont été sous les projecteurs durant les derniers
jours du régime Moubarak. Parmi eux, Wael Ghonim est une figure marquante qui a
été emprisonné pendant 12 jours et, après avoir été libéré, a accordé un
entretien à la chaîne égyptienne Dream 2 où il raconte sa captivité et
s'effondre en larmes avant de quitter le plateau. Cette performance
audiovisuelle a fait de ce cyberdissident un héros malgré lui.
Formé à
l'université américaine du Caire (une coïncidence?) Wael Ghonim est égyptien
vivant à Dubaï, travaillant comme chef du marketing chez Google (une autre
coïncidence?) pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord et mariée à une
américaine (une dernière coïncidence?). Wael est un activiste récent dans le
mouvement du 6 avril, mais il a travaillé étroitement avec Ahmed Maher [23]. Ce
qui attire l'attention dans son intervention télévisée, c'est sa déclaration lorsqu'on
lui a montré les images des jeunes tués pendant les manifestations : " Je
veux dire à toute mère, tout père qui ont perdu un fils, je m'excuse, ce n'est
pas de notre faute, je le jure, ce n'est pas de notre faute, c'est de la faute
de toute personne qui était au pouvoir et s'y est accrochée ". Cette
déclaration montre que le mouvement était très organisé et qu'aucun des membres
n'avait prévu des pertes aussi grandes dans les rangs des manifestants, pour la
plupart des jeunes qui ont été contactés via les réseaux sociaux.
Autre information
surprenante : le PDG de Google s'est dit " très fier de ce que Wael Ghonim
avait accompli ", comme si faire la révolution faisait partie de la
description des tâches d'un responsable du marketing d'une quelconque
entreprise [24].
La révolte
égyptienne, tout comme les révolutions colorées, a fait apparaitre des
personnages " internationalement respectables " prêts à être la
figure de proue d'un changement démocratique dans la vie politique du pays. Le
candidat de prédilection du mouvement du 6 avril est sans conteste Mohamed El
Baradei, prix Nobel de la paix et ancien directeur de l'Agence internationale
de l'énergie atomique (AIEA). Le battage médiatique occidental autour de son
" incontournable " candidature n'était finalement qu'un pétard
mouillé. Le peuple de la rue ne l'a pas plébiscité et il a vite disparu du
paysage. Il est intéressant de noter qu'El Baradei était le candidat privilégié
des États-Unis. En effet, l'ancien directeur de l'AIEA est membre de l'International
Crisis Group et siège avec de nombreux membres dont Georges Soros (encore lui!)
[25]. Le monde est vraiment petit, c'est le moins qu'on puisse dire.
Finalement,
notons que la NED, surnommée " la nébuleuse de l'ingérence "
démocratique " " par Thierry Meyssan a été créée par Ronald Reagan
pour poursuivre les actions secrètes de la CIA [26]. Le rapport 2009 de cet
organisme montre qu'il a attribué environ 1,5 millions de dollars à plus de 30
ONG égyptiennes " pour la croissance et le renforcement des institutions
démocratiques à travers le monde " comme prétendu sur leur site [27].
L'utilisation des nouvelles technologies, si
encensée par l'administration américaine, s'avère être un outil de choix pour
la lutte non violente. Elle permet de contacter un nombre impressionnant de
personnes en un temps record et d'échanger des données numériques et des
informations de grande importance à l'intérieur et à l'extérieur du pays. Les
investissements massifs consentis par les institutions et le département d'état
américains dans ce domaine se font dans le but d'améliorer les techniques de
contournement de la censure étatique, de la géolocalisation des activistes lors
de leur arrestation et l'envoi d'images et de vidéos pouvant montrer le visage
" inhumain " des régimes autocratiques. La récente annonce du réseau
suédois Bambuser permettant de diffuser gratuitement, à partir d'un téléphone
portable, des séquences vidéos en direct et leur stockage instantané en ligne
en est un bon exemple [28].
Cependant, une fois dans la rue, les
techniques de mobilisation de foules, de socialisation avec les représentants
de l'ordre, de gestion logistique et de comportement en cas de violence ou
d'utilisation d'armes de dispersion de foules nécessitent une formation
adéquate et de longue haleine. Dans le cas de l'Égypte, cela a été rendu
possible grâce à l'assimilation du savoir-faire de CANVAS et aux formations
dispensées et financées par les différentes institutions américaines.
Il est clair que la révolte de la rue
égyptienne n'est pas aussi spontanée que le prétendent les médias majeurs et
leurs commentateurs. Cela n'enlève rien au remarquable engagement du peuple
égyptien qui a suivi les leaders du mouvement du 6 avril et de sa noble
abnégation pour se débarrasser d'un système corrompu afin d'accéder à une vie
meilleure.
Mais espérons que
l'historique révolte de la rue égyptienne et le lourd tribut qu'elle a payé
pendant ces dernières semaines ne soient pas confisqués par des intérêts
étrangers. Le récent véto américain contre un projet de résolution condamnant
la politique de colonisation israélienne est de mauvais augure. Le mouvement du
6 avril n'était-il pas sensible à la souffrance du peuple palestinien [29]?
À suivre : Partie
2 : La Tunisie et les autres pays arabes.
* Docteur en
physique, Montréal (Canada)
Références :
1. «L'Égypte
demande des avoirs de Moubarak et de sa famille à l'étranger», Le Monde, 21
février 2011,
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/02/21/l-egypte-demande-le-gel-des-avoirs-de-moubarak-et-de-sa-famille-a-l-
etranger_1483326_3218.html#ens_id= 1470465&xtor=RSS-3208
2. «L'Égypte
demande le gel d'avoirs d'anciens responsables du régime Moubarak», Le Monde,
15 février 2011, http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/02/15/l-egypte-demande-le-gel-d-avoirs-d-anciens-responsables-du-regime-moubarak_1480192_3218.html
3. «Hillary
Clinton milite pour la liberté sur Internet», Le Monde, 16 février 2011,
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/02/16/hillary-clinton-milite-pour-la-liberte-sur-internet_1480855_651865.html
4. «Google, les
États-Unis et l'Égypte», Le Monde, 3 février 2011,
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/02/03/google-les-etats-unis-et-l-egypte_1474508_651865.html
5. Ahmed
Bensaada, «Téhéran-Gaza : la différence médiatique», Géostratégie, 3 juillet
2009, http://www.ahmedbensaada.com/index.php?option= com_content&view
=article&id=49:teheran-gaza-la-difference-mediatique
&catid=37:societe&Itemid=75
6. «Iran :
Washington intervient auprès de Twitter», Technaute, 18 juin 2009,
http://technaute.
cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200906/16/01-876173-iran-washington-intervient-aupres-de-twitter.php
7. Lire, par
exemple, John Laughland, "La technique du coup d'État coloré", Réseau
Voltaire, 4 janvier 2010, http://www.voltairenet.org/article163449.html
8. Manon Loizeau,
«Les États-Unis à la conquête de l'Est», 2005. Ce documentaire peut être
visionné à l'adresse suivante : http://mecanoblog.wordpress.
com/2009/10/16/etats-unis-a-la-conquete-de-lest-video/
9. Lire, par exemple, Ian Traynor, «US campaign behind
the turmoil in Kiev», The Guardian, 26 novembre 2004,
http://www.guardian.co.uk/world/2004/nov/26/ukraine.usa
10. Shabab 6 April Youth Movement, http://
shabab6april.wordpress.com/shabab-6-april-youth-movement-about-us-in-english/
11. WikiLeaks, câble 10CAIRO99,
http://213.251.145.96/cable/2010/01/10CAIRO99.html
12. WikiLeaks, câble 08CAIRO2371, http://www.wikileaks
.ch/cable/2008/11/08CAIRO2371.html
13. Fanoos Encyclopedia, «Israa Abdel Fattah», http://www.fanoos.com/society/israa_abdel_fattah.html
14. Michel
Chossudovsky, «Le mouvement de protestation en Égypte: Les «dictateurs» ne
dictent pas, ils obéissent aux ordres», Mondialisation, 9 février 2011,
http://dissidentvoice.org/2011/02/the-junk-bond-%E2%80%9Cteflon-guy%E2%80%9D-behind-egypt%E2%80%99s-nonviolent-revolution/
15. Canvasopedia, http://www.canvasopedia.org/
16. Maidhc O. Cathail, «The Junk Bond «Teflon Guy»
Behind Egypt's Nonviolent Revolution», Dissident Voice, 16 février 2011,
http://dissidentvoice.org/2011/02/the-junk-bond-%E2%80%9Cteflon-guy%E2%80%9D-behind-egypt%E2%80%99s-nonviolent-revolution/
17. Tony Cartalucci, «CIA Coup-College: Recycled
revolutionary «props»», Info War, 20 février 2011,
http://www.infowars.com/cia-coup-college-recycled-revolutionary-props/
18. Thierry
Meyssan, «L'Albert Einstein Institution : la non violence version CIA»», Réseau
Voltaire, 4 juin 2007, http://www.voltairenet.org/article15870.html
19. Tina Rosenberg, «Revolution U», Foreign Policy, 18
février 2011,
http://www.foreignpolicy.com/articles/2011/02/16/revolution_u?page=0,7
20. Jeffrey Fleishman, «Young Egyptians mount unusual
challenge to Mubarak», Los Angeles Times, 27 janvier 2011,
http://articles.latimes.com/2011/jan/27/world/la-fg-egypt-youth-20110128<
21. Florian Bieber, «The Otpor Connection in Egypt»,
Balkan Insight, 31 janvier 2011, http://www.balkaninsight.
com/en/blog/the-otpor-connection-in-egypt
22. Shabab 6
avril Youth Movement, «Que faire si vous êtes arrêté»,
http://shabab6april.wordpress.com/shabab-6-april-youth-movement-about-us-in-english/v
23. David D. Kirkpatrick et David E. Sanger,
«Egyptians and Tunisians Collaborated to Shake Arab History», The New York
Times, 13 février 2011,
http://www.nytimes.com/2011/02/14/world/middleeast/14egypt-tunisia-protests.html
24. AFP, «Égypte:
le PDG de Google «très fier» de ce qu'a accompli Wael Ghonim», 15 février 2011,
http://www.france24.com/fr/20110215-egypte-le-pdg-google-tres-fier-qua-accompli-wael-ghonim
25. International Crisis Group, «Crisis Group
Announces New Board Members», 1er juillet 2010, http://www.crisisgroup.org/en/publication-type/media-releases/2010/crisis-group-announces-new-board-members.aspx
26. Thierry
Meyssan, «La nébuleuse de l'ingérence «démocratique»», Réseau Voltaire, 22
janvier 2004, http://www.voltairenet.org/article12196.html
27. NED, «2009 Annual report : Egypt»,
http://www.ned.org/publications/annual-reports/2009-annual-report/middle-east-and-north-africa/description-of-2009-gra-2
28. Yves Eudes,
"Des vidéos vues en direct et stockées à l'abri ", Le Monde, 21
février 2011, http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/02/21/des-videos-vues-en-direct-et-stockees-a-l-abri_1483057_
3212.html
29. The
International Solidarity Movement, «Mohamed Adel a enfin été libéré»,
http://www.ism-france.org/temoignages/Mohamed-Adel-a-ENFIN-ete-libere-article-10484
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ahmed Bensaada *
Source : www.lequotidien-oran.com