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LE PROJET EST à L'ÉTUDE



LE PROJET EST à L'ÉTUDE
Longtemps évoquée et à chaque fois reportée, une nouvelle tarification de l'eau potable est d'actualité puisque le dossier est actuellement à l'étude au niveau du ministère de tutelle, celui des Ressources en eau et de l'Environnement.Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - Et c'est le premier responsable du secteur qui en fait part, mettant en avant, certainement pour atténuer de l'impact de cette perspective, que cette nouvelle tarification ne concernera pas les petits consommateurs, connus, listés et évalués à près de 18 millions de ménages.Abdelkader Ouali, qui intervenait, hier, sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio nationale, a expliqué que «l'étude de cette nouvelle tarification se base sur deux principes fondamentaux, à savoir qui consomme plus paiera plus et que celle-ci doit être conforme au niveau de consommation des ménages». Autrement dit, a-t-il explicité, «il n'est pas question que l'eau soit cédée aux activités industrielles, touristiques, aux commerçants qui ont des douches, des limonaderies ou des stations de lavage de véhicules et autres commerces à forte utilisation d'eau, au même prix que celui des ménages».Encore que même ces derniers, a ajouté le ministre, devront payer différemment l'eau qu'ils consommeront. C'est ainsi que ceux qui consomment jusqu'à 24 mètres cubes par trimestre, listés et estimés à près de 18 millions de ménages, seront épargnés par cette nouvelle tarification, dans une démarche similaire à celle ayant prévalu dans la nouvelle tarification appliquée depuis janvier dernier pour ce qui concerne la consommation de l'énergie électrique et du gaz. Une démarche qui a plusieurs objectifs : outre de cibler le soutien des prix de l'eau par l'Etat, quand on sait que le prix du mètre cube d'eau produit revient à 70 dinars alors qu'il est revendu à 6,30 à tout le monde, sans tenir compte du seuil de consommation, cette nouvelle tarification constituera cette digue de plus contre le fléau du gaspillage de l'eau qui a atteint des dimensions alarmantes et permettra à l'ADE (Algérienne des eaux) de rééquilibrer son budget, elle qui enregistre actuellement un déficit de 10 milliards de dinars.Le ministre des Ressources en eau et de l'Environnement a, par ailleurs, annoncé la réception, l'année en cours, de cinq barrages qui viendront ainsi s'ajouter aux 75 autres opérationnels dont les 44 réalisés depuis 1999. Ceci dans l'attente de la réception de 4 autres barrages d'ici à 2019.Et de faire part du recensement, dans le cadre du plan national de l'eau, un document de planification et de prospective qui va à l'horizon 2035 sur les possibilités hydriques et des infrastructures qu'il faut mettre en place pour faire face aux besoins socioéconomiques du pays et aux changements climatiques, de pas moins de 86 sites potentiels pour recevoir des barrages dont les études de 45 d'entre eux ont été déjà entamées.
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