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Le président du SNFAJ au forum de DK NewsPlaidoyer pour les fonctionnaires de la justice



Le président du SNFAJ au forum de DK NewsPlaidoyer pour les fonctionnaires de la justice
Le président du Syndicat national des fonctionnaires de l'administration de la justice (SNFAJ), M. Farid Mokhtari, a plaidé hier lors de son intervention au forum du quotidien DK News pour une «revalorisation du rèle que jouent les fonctionnaires du secteur de la justice». Dans le secteur de la justice, dit-il, «il n'y a pas seulement les magistrats. Il y a ceux qui assurent le rèle de l'interface entre les justiciables et les juges. Il s'agit des fonctionnaires de la justice».Le conférencier, qui a longuement évoqué la place qu'occupe cette catégorie de fonctionnaires dans le secteur de la justice, a indiqué que ces derniers «assurent une fonction hautement importante dans le secteur de la justice, d'où notre appel pour une meilleure prise en charge de leurs revendications socioprofessionnelles».
Il a, également, rappelé que ces fonctionnaires constituent une «cheville ouvrière», ajoutant que les traités et conventions paraphés par l'Algérie avec l'Union européenne et tout récemment avec le PNUD – dont le coût s'élève à 1,11 million de dollars dont plus de la moitié soit 556 500 dollars sont apportés par l'Algérie —, dont la mise en application ne peut être différée, car indispensable à la modernisation de la justice algérienne.
Une opération qui ne peut, dira-t-il, «se concevoir sans ces travailleurs de l'ombre que sont les fonctionnaires des corps communs de la justice», ce qui devrait répondre au souci de nos partenaires internationaux de parvenir rapidement «à la consolidation et à l'amélioration de la justice civile».
Pour rappel, l'UE, à travers la Commission pour l'efficacité de la justice, conclut que «pour une justice indépendante, il faut une administration de justice efficace et moderne».
Dans un passé récent, le représentant des corps communs du secteur de la justice, M. Farid Mokhtari, avait plaidé pour l'impératif de donner une assise institutionnelle à ces fonctionnaires par la création d'un statut particulier, réfutant l'éventualité d'une assimilation au corps des greffiers.
Pour Farid Mokhtari et ses confrères, la justice fonctionne grâce à trois corps de fonctionnaires, il n'est pas normal que celui des corps communs soit minoré, ni a fortiori dissous.
Sans le dire ouvertement, pour eux, l'administration devrait plutèt devenir une institution à part et à part entière, avec une réelle autonomie vis-à -vis du parquet et du siège.
La modernité et l'autonomie de la justice sont à ce prix, semblent dire nos interlocuteurs. Pris entre deux feux, les accords internationaux et les revendications des agents et cadres de l'administration, le ministère de la Justice ne peut entretenir longtemps l'incertitude.
L'appel est désormais lancé en direction de la tutelle. Il reste à savoir si le successeur de Mohamed Charfi pourra donner suite à ces attentes.


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