Les personnels de soutien technique et administratif des centres, unités et stations de recherche nucléaire sont revenus hier à la charge en observant sur tout le territoire national des sit-in. Ces rassemblements de 2 heures chacun ont été décidés par les travailleurs pour exprimer leur mécontentement et dénoncer le mutisme du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique face à leurs revendications. «Il y a un désintéressement de la tutelle vis-à-vis de nos préoccupations», nous a indiqué Hocine Cheraga, porte- parole de la coordination des sections syndicales du personnel de la recherche, affiliée à l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA). Pour lui, les promesses de la tutelle tardent à voir le jour.
Leurs revendications, selon M. Amar Manseri, membre de la coordination, remontent à 2007 où ils avaient proposé un avant-projet de statut et un régime indemnitaire. «Quatre ans de promesse», «Promulgation immédiate du statut», lit-on sur les pancartes brandies par les quelques 30 travailleurs qui protestaient à l'entrée de l'Unité de développement de la Technologie du Silicium du Centre de Recherche Nucléaire d'Alger (CRNA).
Leurs revendications ont été exprimées lors de la rencontre entre le partenaire social et la tutelle au mois d'août dernier, a fait savoir M. Chéraga qui ajoute qu'une proposition a été faite dans ce cadre par la commission mixte (partenaire social et coordination du personnel de soutien).
Il s'agit, précise-t-il, de promulguer un régime indemnitaire dont le taux varie entre 90% et 140 %. «S'il sera moins que ces taux, aucune autre solution ou proposition ne sera acceptée», précise-t-il. M. MAnseri, estime pour sa part que ces indemnités doivent représenter la spécificité de leur secteur. Un domaine, souligne-t-il, où le personnel technique est impliqué dans des projets de recherche de façon permanente avec des équipements de technologie de pointe. Ce travail exige un régime indemnitaire
«attractif» comme nos confères chercheurs, réclame le porte-parole de la coordination. «Les chercheurs ont bénéficié d'un statut en 2008 et d'un régime indemnitaire en 2010, fait-il remarquer. Alors qu'en est-il pour nous '» s'interroge notre interlocuteur qui ajoute : «Et pourtant on travaille sur les mêmes lieux et dans des conditions similaires».
Pour finir, M.Manseri a remercié ses collègues chercheurs qui ont participé avec eux dans ce mouvement de débrayage. Ce qui traduit, selon lui, la légitimité de leurs revendications. Il est à noter que ce rassemblement est le 2e du genre après celui de 28 novembre dernier. En effet, la décision d'une seconde action de protestation a été prise par la coordination des sections syndicales du personnel de la recherche réunie le 30 novembre.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K A
Source : www.letempsdz.com